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Les grandes ambitions de Kim Boutin

Kim Boutin en entrevue à l'aréna

Photo : Radio-Canada / Étienne Bruyère

Michel Chabot

Kim Boutin a beau avoir fini au 3e rang du classement cumulatif des derniers mondiaux, elle n’est pas rassasiée. Et durant un été d’entraînement rigoureux, la jeune femme a déterminé les ingrédients qui lui permettront, croit-elle, de devenir championne du monde.

La patineuse de vitesse sur courte piste est rayonnante à trois jours des sélections nationales, cette fin de semaine, à l’aréna Maurice-Richard de Montréal. La triple médaillée des Jeux olympiques de Pyeongchang est motivée plus que jamais.

« Mon but est d’aller chercher tout ce que je suis moins habituée de faire, les dépassements intérieurs, dit-elle avant une brève pause… tout ce qui me manque en fait pour être championne du monde. »

En plus de la technique, la Sherbrookoise de 24 ans est consciente qu’elle devra se montrer plus audacieuse et plus féroce pour atteindre ses objectifs.

Il y a une agressivité que j’aie sur la glace en permanence. Et en fin de virage, il faut que j’aille la chercher. C’est ma crainte que j’ai encore en vitesse et qu’il faut que je continue à peaufiner.

Kim Boutin

Celle qui sort d’une saison de sept médailles en Coupe du monde est maintenant la vétérane de l’équipe féminine du Canada. C’est un rôle auquel elle doit s’adapter. Mais elle ne veut pas se créer une pression inutile.

« C’est de ne pas tomber dans le piège de : "il faut être la meilleure" ou "je dois gagner". Ce pattern-là me nuit plus qu’autre chose, avoue Boutin. Je sais que sur la glace, je suis agressive, c’est ça qui compte. Et justement, si je veux travailler sur les points où je suis moins bonne, il faut que j’accepte aussi de me faire dépasser et ça sera juste bon pour moi. »

Très orgueilleuse, de son propre aveu, Kim Boutin ne se laissera cependant pas facilement dépasser par les jeunes louves du pays au cours du week-end.

L’apprentissage d'Alyson Charles

Alyson Charles pourrait toutefois lui faire une belle lutte, surtout aux 500 et 1000 m. À sa première saison chez les seniors, en 2018-2019, la Montréalaise a démontré beaucoup d’aplomb, allant même chercher l’or du 1000 m à la Coupe du monde de Salt Lake City.

Alyson Charles

Alyson Charles

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

« Ç’a été au-delà de mes attentes, admet celle qui a aussi enlevé sept autres médailles en cours de saison. Les résultats du début ont donné le ton pour le reste de la saison et ça m’a donné un influx d’énergie et de confiance. »

Membre de l’équipe championne du relais des derniers mondiaux, l’athlète de 20 ans dit avoir amassé d’innombrables connaissances à sa première année au sein du grand circuit.

J’ai gagné de l’expérience, j’ai appris beaucoup de choses qui vont m’aider cette année, surtout au niveau tactique. Je connais mieux mes adversaires et je me connais plus aussi en tant que patineuse. J’ai vu les distances dans lesquelles je suis plus forte et celles qui sont plus à travailler. Donc, ça va me donner un petit pas en avant comparé à l’année passée.

Alyson Charles

Cette saison, elle désire s’améliorer dans les virages et développer plus d’endurance pour devenir plus compétitive au 1500 m.

Steven Dubois vise haut

Fort d'une première saison en Coupe du monde, Steven Dubois s’impose comme leader de la délégation masculine, surtout que Samuel Girard a pris sa retraite.

Fort de trois médailles en 2018-2019, dont une d’argent au 1500 m, le Montréalais aborde la nouvelle saison avec confiance, après avoir surpassé ses propres attentes, notamment avec sa 4e place au 1500 m des mondiaux.

Steven Dubois vise haut

Ses buts pour l’année qui vient sont donc extrêmement ambitieux.

L’année dernière, j’ai terminé deuxième au classement du 1500 m en Coupe du monde et là, c’est sûr que je voudrais terminer premier. Et ce sera la dernière année où il y aura un classement cumulatif aux Championnats du monde, alors j’aimerais gagner ça.

Steven Dubois

Objectif noble, soit, mais le patineur de 22 ans devra rivaliser avec les Sud-Coréens, dont le champion en titre Lim Hyo-jun, ainsi que les Russes Semion Elistratov et Viktor Ahn, qui revient à la compétition cette année.

Mais Steven Dubois est rempli d’espoir après un été spartiate au cours duquel il a gagné en force.

« Je pense que c’est le meilleur été que j’ai eu, affirme ce gagnant de sept médailles lors de la saison précédente. Toute l’expérience de l’année passée, je l’ai en banque. Et cette année, ça va vraiment bien aller. »

Charles Hamelin en rééducation

Charles Hamelin s’est sévèrement blessé à la cheville droite à la fin mai, chez lui, en transportant des sacs d’épicerie.

« C’est ça qui est le plus fâchant, ce n’est même pas une blessure qui est arrivée sur la glace, dit-il. C’est une entorse à l’intérieur et à l’extérieur de ma cheville. Mais ça va quand même bien, je suis sur la glace, j’ai de bonnes sensations. »

Hamelin pourrait rater les premières Coupes du monde, celles de Salt Lake City en octobre et de Montréal au début novembre.

Charles Hamelin

Charles Hamelin

Photo : Radio-Canada / Étienne Bruyère

Il ne sera donc pas sur la glace au cours de la fin de semaine, mais pourrait jouir d’un laissez-passer pour les compétitions internationales s’il se rétablit à temps.

Tout ce qui demande de la force, c’est ce qui me donne de la difficulté. Les grosses accélérations et les départs, quand j’en fais un ou deux, je dois prendre une pause ou ne pas faire l’entraînement d’après. Ça peut prendre six mois à guérir, je suis rendu à la moitié.

Charles Hamelin

Les sept meilleures femmes et autant d’hommes se qualifieront au sein de l’équipe nationale au terme des épreuves du week-end. Les entraîneurs choisiront ensuite une femme et un homme de plus pour compléter les deux formations canadiennes de Coupe du monde.

Patinage de vitesse

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