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Raptors : Brittni Donaldson prête pour sa nouvelle vie d'entraîneuse adjointe

Ils posent avec le trophée Larry-O'Brien

L'entraîneuse adjointe Brittni Donaldson et l'entraîneur Nick Nurse

Photo : Twitter

Radio-Canada

Les Raptors de Toronto, champions en titre de la NBA, ont depuis deux semaines une entraîneuse adjointe, Brittni Donaldson. Cette femme de 26 ans a fait sa marque dans le département d'analyse de données de l'organisation. Au micro de l'émission Metro Morning, à CBC, elle a raconté son parcours et discuté de l'impact qu'elle peut avoir pour de jeunes filles désireuses, comme elle, de faire leur place dans un monde d'hommes.


Vous êtes passée d’analyste de données à entraîneuse adjointe. Comment se passe cette transition?

Je me sens étonnamment très à l'aise et très enthousiaste. Je ne me suis pas retrouvée sur un court ou dans l'entourage d’un groupe d’entraîneurs depuis deux ans. L'intégration est presque terminée. La transition se fait confortablement et je suis très emballée.


Il y a maintenant beaucoup de jeunes filles qui vont vous prendre en exemple. Vous êtes la 10e femme à devenir entraîneuse adjointe dans la NBA. C’est quelque chose qui a beaucoup de signification pour plusieurs personnes. Qu'en retirez-vous?

Pour être honnête, ça signifie beaucoup pour moi. Je suis très contente d’avoir cette responsabilité. Je pense que la représentativité est importante, surtout pour les jeunes filles et les jeunes garçons. C’est difficile d'implanter une idée dans la tête de quelqu’un sans qu’il puisse la voir.

Quand j’étais jeune, je ne savais même pas que ça pouvait être une possibilité. Alors, pour moi, être quelqu’un que les plus jeunes peuvent regarder et qu’ils puissent dire : « Je lui ressemble », ou « je sympathise avec elle, et je peux faire ce qu’elle fait », ça représente beaucoup pour moi et je ne prends pas ça à la légère.


Votre embauche est une grosse affaire. De quelle manière l’entraîneur Nick Nurse vous l’a-t-il annoncée?

C’est une grosse affaire en effet. Il y avait une ouverture au sein du groupe d’entraîneurs et ils m’ont offert une occasion. Je ne pouvais pas la laisser passer.


Le directeur général des Raptors, Masai Ujiri, a dit à ESPN que vous aviez le métier d’entraîneuse dans votre ADN. Qu’a-t-il vu en vous?

Il faudrait lui poser la question. J’ai eu la chance de l'accompagner en Afrique pour quelques-uns de ses camps Giants for Africa cet été. C’est probablement à ce moment qu’il m’a vue dans mon élément, à entraîner les enfants.

J’ai également eu la chance de passer un peu de temps sur le terrain avec des joueurs des Raptors au cours des deux dernières années. Rien de trop compliqué, leur donner un coup de main avec l’entraînement physique. Le basketball est dans mon ADN et c’est probablement apparent dans ces moments-là.


Qu’est-ce que vous aimez dans le basketball?

Tellement de choses. C’est une partie tellement importante de ma vie depuis que je suis jeune. C’est un sport qui m’a beaucoup enseigné sur la vie. Les plus beaux moments de ma vie et les plus difficiles sont reliés au basketball.


Avez-vous des exemples? Quel serait l'un des plus beaux moments?

Il y en aurait plusieurs. Mais de manière générale, ce sont les endroits complètement fous où je ne serais jamais allée. Et tous mes meilleurs amis, tous les gens qui sont près de moi, que j’ai rencontrés grâce au sport. C’est vraiment une partie essentielle de moi.


Et quel serait un moment difficile?

Quand je jouais à l’université, j’ai subi quatre opérations au genou, et les deux dernières ont été plutôt traumatisantes. J’ai passé beaucoup de temps sur des béquilles sans pouvoir mettre de poids sur ma jambe, et j’ai eu besoin de beaucoup de temps pour réapprendre à marcher.

D’être tenue à l’écart du sport que j’aime pendant si longtemps, que je pratiquais tous les jours, mais aussi de devoir réapprendre des éléments du quotidien. C’est une période qui a été très difficile, surtout au début de la vingtaine. Je ne souhaiterais jamais de blessure à personne. J’ai beaucoup appris de ces moments et ils ont contribué à faire de moi la personne que je suis, et à composer avec l'adversité.


Qu'aimez-vous du métier d’entraîneuse?

J’apprends toujours, mais j’aime pouvoir combiner toutes mes connaissances, celle de joueuse, d'analyste de données. J’ai maintenant plusieurs points de vue sur le sport. De pouvoir partager ces connaissances, c’est très gratifiant.

Et je travaille avec un excellent groupe de personne, duquel j’apprends chaque jour. C’est un processus d’apprentissage en continu, et j’adore ça. Je me sens encouragée, et c'est ironique puisque c’est moi qui devrais encourager les autres. Mais c’est un travail dans lequel tu donnes et tu reçois. Tu donnes beaucoup et l’ascenseur revient.


Quand Marc Gasol a été échangé aux Raptors, l’équipe vous a confié la mission de s’occuper de son acclimatation. Comment gagne-t-on la confiance d’un joueur de sa trempe?

C’est une bonne question. Tout commence avec les points communs. Pour moi, en plus de passer du temps avec le joueur sur le court, j’essaie aussi d’apprendre à le connaître personnellement. De demander comment vont les choses à la maison, avec la famille, ou quoi que ce soit. C’est quelque chose de très simple par où on peut commencer.

Sur le plan du basketball, c’est facile de s’identifier à une personne qui a joué, qui a été entraîneur, ou qui joue dans ce sport depuis longtemps. Et je pense qu’il y a une compréhension générale des choses : « OK, elle a déjà vécu ça, elle comprend certainement ce qui m'arrive d’une certaine manière. » Ça aide à gagner cette confiance.


La parade des champions a eu lieu il n’y a pas très longtemps. Quelle est l’ambiance dans l’équipe? Est-ce que tout le monde est toujours sur un nuage?

Il n’y a pas vraiment eu de pause, ce qui semble fou. Mais après la parade, il y a eu le repêchage, la ligue d’été, et les entraînements estivaux. Alors, personnellement, je n’ai pas eu vraiment de temps pour décanter tout ça. Mais je crois que lors du match d’ouverture, lorsque nous aurons la cérémonie des bagues et que l’on hissera la bannière au plafond, c’est à ce moment que tout se cristallisera.

Mais nous avons une nouvelle saison devant nous et nous devons enclencher la vitesse supérieure également.

(La transcription et l’ordre des questions de cette entrevue ont été édités pour faciliter la lecture)

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