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Pas de preuve de violence psychologique envers Kaillie Humphries

Kaillie Humphries enlève son casque en tendant la main à des spectateurs.

Kaillie Humphries

Photo : Getty Images / Alexander Hassenstein / IBSF

Radio-Canada

Il n'y a pas de preuve suffisante contre l’entraîneur Todd Hays et Bobsleigh Canada pour établir que la championne olympique Kaillie Humphries a été victime de harcèlement, révèlent les documents de l'enquête indépendante.

La bobeuse de 34 ans poursuit Bobsleigh Canada à la hauteur de 45 millions de dollars pour son refus de la libérer et pour l'abus de confiance athlète-entraîneur, enchâssé dans le code de conduite de la fédération.

Il y a un an, Humphries a déposé une plainte à Bobsleigh Canada dans laquelle elle accusait son ancien entraîneur Todd Hays de violence verbale et psychologique.

Une enquête indépendante a alors été enclenchée. Ses conclusions ont été entendues pour la première fois lundi, quand les avocats de l'athlète et de la fédération ont débattu de la demande d’injonction à Calgary.

La double championne olympique (2010 et 2014) demande que la juge Charlene Anderson la libère de son contrat avec l’équipe canadienne pour qu’elle puisse se joindre à l’équipe américaine.

L’avocat de Bobsleigh Canada, Arif Chowdhruy, a plaidé que Humphries a pu compter sur un soutien financier pendant 15 ans, provenant essentiellement de fonds publics pour « créer des champions internationaux et olympiques ».

L’avocat a précisé qu'une preuve écrite de la libération est nécessaire pour éviter que les athlètes profitent du programme d’entraînement national pour ensuite aller représenter un autre pays.

Expulsée de l’équipe nationale selon son avocat

Kaillie Humphries, qui s’est mariée ce week-end avec un ancien membre de l’équipe américaine de bobsleigh, vit maintenant aux États-Unis et voudrait représenter leur équipe nationale.

Selon son avocat, elle s’est littéralement fait exclure de l’équipe canadienne après avoir déposé sa plainte. Sa seule option, a-t-il plaidé, était de porter les couleurs américaines.

La juge Charlene Anderson, qui a entendu les arguments de la demande d’injonction lundi, rendra sa décision mardi à 11 h (HAE) à Calgary.

Humphries doit obtenir sa libération avant le 30 septembre pour avoir droit de représenter les États-Unis à la prochaine saison de Coupe du monde.

À la recherche de dommages punitifs

Les représentants de Kaillie Humphries allèguent qu’en permettant les abus de l’entraîneur Todd Hays, Bobsleigh Canada s'est placée en situation de bris de contrat.

Dans sa poursuite, la bobeuse déclare qu’après le dépôt de sa plainte, Hays s’était assuré qu’elle ne représente plus Bobsleigh Canada.

Elle n’aurait pas été invitée à des camps et elle se serait fait dire que si elle voulait prendre part à des compétitions, on lui donnerait un vieux bobsleigh qui ne serait ni compétitif ni même sécuritaire.

La poursuite allègue également que d’autres athlètes ont été menacés d’être exclus s’ils collaboraient avec Humphries.

Ses avocats avancent que Humphries a subi et subit encore des dommages financiers, liés à une atteinte à sa réputation. Ils évoquent la perte de commanditaires et d’occasions de revenus.

Avec les informations de CBC

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