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« Ce n'était pas pour nous féliciter  » : Joey Saputo dans le vestiaire de l'Impact

Mains dans les poches de son manteau, il regarde au  loin.

Le propriétaire de l'Impact Joey Saputo

Photo : Getty Images / Mario Carlini

Radio-Canada

À la suite de la défaite de 1-0 de l'Impact contre le FC Cincinnati, samedi, le propriétaire de l'équipe, Joey Saputo, s'est permis une visite dans le vestiaire afin de s'adresser aux joueurs.

On ne sait pas ce qu'il a dit exactement après cette défaite contre la pire équipe de la MLS qui survenait au pire moment, en pleine course aux éliminatoires, et à l'aube du premier match de la finale du Championnat canadien mercredi au stade Saputo.

« C'est sûr que ce n'était pas pour nous féliciter, nous venions de perdre [...] C'était un peu pour remettre les pendules à l'heure et pour dire : "Oui, nous sommes dans un moment difficile, mais que personne n'a lancé la serviette" », a raconté Samuel Piette.

De son côté, l'entraîneur Wilmer Cabrera a puisé dans ses souvenirs pour relativiser la situation.

« En Colombie, j'ai joué pour une équipe qui s'appelle America de Cali [le club aurait appartenu un temps aux frères Orejuela, chefs du cartel de Cali, NDLR]. Vous avez tous regardé la série Narcos. Ça, c'était difficile. C'était épeurant et difficile. Pour moi (la visite de Saputo), ce n'est pas épeurant, je n'ai aucun problème avec ça. Je suis ici pour m'adapter à la culture de l'équipe et non pour la changer », a-t-il longuement expliqué.

Ce club est habitué à ce genre de visite, ce n'est pas la première fois. Je n'y vois rien d'étrange.

Wilmer Cabrera, entraîneur de l'Impact

Piette a ajouté que « pour certains, c'était la première fois qu'un propriétaire descend, pour d'autres, non. Chacun le perçoit différemment. C'était plus pour nous fouetter et pour nous dire qu'il y a encore un truc à jouer et ce n'est pas terminé ».

En quête de rédemption

En plein brouillard ces temps-ci, l'Impact devra affronter son plus grand rival, le Toronto FC, deux fois plutôt qu'une au cours des 10 prochains jours, dans le cadre de la finale du Championnat canadien.

« Pour être honnête, je n'ai pas à travailler beaucoup pour motiver les joueurs. Malgré les dernières semaines, c'est une finale et ils savent que c'est une occasion remarquable », a expliqué Cabrera.

Les deux équipes vont dans des directions totalement opposées. Toronto n'a pas subi la défaite depuis le 3 août, tandis que la dernière victoire du Bleu-blanc-noir en MLS remonte au 27 juillet.

Selon l'entraîneur, les siens ne font pas pour autant figure de négligé dans cette finale.

« Il n'y a pas de négligé dans une finale. Quand tu te rends là, c'est pour une raison. C'est une finale importante pour l'Impact de Montréal et nous sommes dans de bonnes dispositions mentales pour l'aborder », a-t-il conclu.

Un joueur de l'Impact et un du TFC luttent pour la possession du ballon.

L'Impact et le Toronto FC ont rendez-vous mercredi soir pour le match aller de la finale du Championnat canadien.

Photo : Reuters / USA Today Sports

Ce sera une première participation à la finale du Championnat canadien pour la plupart des joueurs montréalais, y compris Samuel Piette.

« Je peux vous assurer que personne dans le vestiaire n'a jeté la serviette, que ce soit pour le Championnat canadien, mais même pour la saison MLS. On s'est compliqué la tâche avec le match de samedi. Mais mathématiquement, ce n'est pas terminé », a dit le milieu de terrain québécois.

« On a la chance en 180 minutes [les matchs aller et retour] de renverser toutes les émotions qui sont passées durant les dernières semaines et d'aller chercher quelque chose de positif », a-t-il ajouté avec philosophie.

Le match retour sera joué le 25 septembre au BMO Field, à Toronto.

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