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Claude Julien lance des fleurs à Nick Cousins

L’attaquant mise sur sa polyvalence pour se tailler une place avec le Canadien.

Nick Cousins dans l'uniforme des Coyotes de l'Arizona

Nick Cousins dans l'uniforme des Coyotes de l'Arizona

Photo : Getty Images / Bruce Bennett

Alexandre Gascon

Nick Cousins fait sûrement partie du groupe des huit joueurs qui se battent pour cinq postes auquel référait Claude Julien vendredi. Mais, à écouter l’entraîneur, il détient une longueur d’avance sur certains d’entre eux.

L’entraîneur-chef tient son nouvel attaquant en haute estime.

Après l’entraînement de samedi, Julien s’est même permis une comparaison flatteuse.

« On voit un peu d’Andrew Shaw en lui. Un gars qui est capable de se salir le nez. Tu le vois à l’entraînement. C’est aussi un gars qui a des habiletés offensives, qui peut marquer », a lancé son nouveau patron.

Julien aurait aussi pu ajouter un joueur polyvalent qui évolue autant à l’aile qu’au centre, bien qu’en cette matière, il ait encore moins bien performé dans le cercle des mises au jeu (46,7 %) qu’Andrew Shaw (47,1 %) l’année dernière.

C’est essentiellement son caractère qui a retenu l’attention de l’organisation lorsqu’elle lui a consenti un pacte d’une saison d’une valeur d’un million de dollars cet été, « une décision prise en groupe », a assuré l’entraîneur.

Le départ d’Andrew Shaw, dont on parle bien peu et qui est peut-être sous-estimé, a laissé un vide dans le vestiaire. Cousins présente certains des mêmes atouts. On le dit également un maître de l’injure sur la glace, l’un de ceux qui manie le mieux le verbe offensant dans toute la Ligue nationale.

L’an passé, il figurait au 5e rang des meilleurs provocateurs (et au 4e rang des pires!!!) selon le sondage interne mené par l’Association des joueurs.

Mais, pour l’instant, là s’arrêtent les comparaisons avec Shaw.

L’ancien du Tricolore a disputé 504 matchs dans la LNH, Cousins, 259. Shaw a inscrit 19 buts en 63 matchs l’an dernier, Cousins en compte 31 dans toute sa carrière. Shaw détient deux bagues de la Coupe Stanley, Cousins ne s’est peut-être simplement pas trouvé à la bonne place au bon moment depuis ses débuts avec des arrêts à Philadelphie et en Arizona.

N’empêche, il aimerait bien devenir l’émule de Shaw.

« Il vient du même endroit que moi, à Belleville, et on s’entraîne ensemble chaque jour. Il avait que de bonnes choses à dire sur Montréal. On a le même style de jeu. J’espère pouvoir apporter la même chose que lui à l’équipe », a raconté l’attaquant de 26 ans.

Il devra contribuer davantage offensivement pour y parvenir. Ses saisons de 88 et 103 points dans la Ligue junior de l’Ontario, ainsi que ses 94 points en 102 matchs dans la Ligue américaine lors de ses deux derniers séjours, laissent croire qu’il a une certaine marge de manœuvre, que son flair autour du filet existe, qu’il s’agit plutôt de l’exécuter avec constance dans la meilleure ligue du monde.

« L’attaque a toujours été là, dans le junior ou la Ligue américaine. C’est une question d’opportunités et de profiter de ses chances. De faire des jeux intelligents quand j’ai la rondelle. La saison dernière, il y a eu des moments où j’aurais pu marquer et j’ai raté mon coup. C’est une question de profiter de mes occasions », a fait valoir Cousins.

L’Ontarien a réussi 7 filets en 81 matchs en 2018-2019 avec un taux de conversion de tirs de seulement 4,9 %. Sa moyenne dans la LNH s’élève plutôt à 7,6 %. Encore là, Cousins a un coussin sur lequel travailler.

Encore faut-il qu’il ait droit à un temps de glace conséquent. Pour l’instant, Julien l’a placé à l’aile gauche d’un trio complété par Nate Thompson et Dale Weise.

Mon meilleur ennemi

Cousins retrouve aussi un visage familier dans le vestiaire Bleu-blanc-rouge : Max Domi.

« Je lui ai envoyé quelques textos l’an dernier pour savoir comment il se débrouillait. Ç'a vraiment bien été pour lui ici, il a adoré être sous les projecteurs. Il ne m’a dit que de belles choses de l’organisation et des gens dans l’équipe. Il m’a accueilli à bras ouverts », a expliqué Cousins.

Les deux joueurs se sont évidemment côtoyés en Arizona, mais leur relation remonte bien plus loin.

« Je jouais contre lui dans junior, je le connais bien, a indiqué Domi. Il a beaucoup de talent. Dans le junior, je voulais le tuer la majeure partie du temps. Il sait comment te faire sortir de tes gonds. Mais il ne fait pas juste parler, il peut jouer. »

Cousins le confirme.

« On se détestait dans le junior. Il jouait à London et moi à Sault-Sainte-Marie. On ne se lâchait pas. Il était un des meilleurs de la ligue, j’essayais de le sortir de son match quand il m’affrontait. Il serait le premier à dire qu’on ne s’entendait pas bien. En même temps, quand j’ai été échangé aux Coyotes, il est le premier à m’avoir texté. Même chose quand j’ai signé avec Montréal. On met nos différends de côté et nous sommes devenus de bons amis. »

Ils pourraient même un jour être des compagnons de trio l’espace de quelques périodes. Il y a une place à prendre à la droite du duo Domi et Jonathan Drouin. Artturi Lehkonen l’occupe pendant le camp, mais Julien est toujours prompt à secouer ses combinaisons lorsqu’elles végètent.

Un travailleur acharné de sa trempe pourrait donner un coup de pouce aux deux talents. Julien aime ce genre d’amalgame. Ne serait-ce que pour les relancer.

Mais n’allons pas trop vite.

En rafale

Le cas Noah Juulsen s’alourdit. Le défenseur de 22 ans n’a pas sauté sur la glace samedi.

« Il ne se sentait pas bien ce matin en arrivant. Il avait un peu mal à la tête. Avec sa situation, les soigneurs n’ont pas voulu prendre de chances. Il va être évalué au jour le jour », a indiqué Julien.

Était-ce des séquelles dues à sa blessure à un œil l’an passé? Impossible de l’affirmer, mais Julien a écarté d'emblée la commotion cérébrale.

Rappelons que le défenseur a reçu deux fois la rondelle au visage le 19 novembre dernier et avait mis près d’un mois avant de revenir au jeu, mais sa vision périphérique était touchée. Le Canadien l’avait alors renvoyé à Laval où il avait disputé deux rencontres à la fin décembre avant de mettre un terme à sa saison.

Au bilan du Rocket en avril, Juulsen avait affirmé avoir recouvré toutes ses capacités.

De son côté, Lehkonen s’est à nouveau entraîné avec Drouin et Domi et tout indique que le Finlandais aura la chance de se faire valoir au sein du trio dont l’efficacité s’avérera capitale pour la survie du CH cette année.

On l’a même vu à la gauche lors de certains exercices envoyant Drouin sur le flanc droit. Est-ce que la structure tiendra? Ce serait une nouveauté.

Julien mise d’ailleurs sur une meilleure production de la part de Lehkonen, plus près de sa saison recrue, lorsqu’il avait marqué 18 buts, contre seulement 23 au cours des deux suivantes.

« Je ne dis pas que Lehkonen est un marqueur de 50 buts, mais il est dû pour connaître une bonne saison. Il a bien terminé la dernière saison. On aimerait le voir connaître un bon départ […] Pour l’instant, je trouve que c’est un bon joueur pour Domi et Drouin. Il n’a pas peur de foncer au filet et de se salir le nez », a expliqué l’entraîneur.

Et Lehkonen, lui, voit-il une différence entre le joueur d’il y a trois ans et celui d’aujourd’hui?

« Pas vraiment. Je frappais plus souvent le filet. Et je marquais plus de buts. »

On lui souhaite bonne chance.

Tout comme Victor Mete a tenu à le faire d'ailleurs avec son ancien coéquipier et ami Mitch Marner, des Maple Leafs de Toronto, qui a signé une entente de 65 millions de dollars pour six ans vendredi.

Mete est-il content de la conclusion du dossier?

« Oui et non.  Non, parce que j’espérais qu’il ne soit peut-être pas là pour notre premier match contre eux. Oui parce que c’est un bon ami. Je suis content pour lui. Il a eu trois bonnes saisons et je pense qu’il le mérite. »

Et l’homme devrait être au rendez-vous entre les deux équipes, le 5 octobre.

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