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Michael Matthews triomphe encore au Grand Prix cycliste de Québec

Michael Matthews

Michael Matthews remporte le Grand Prix cycliste de Québec.

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Radio-Canada

Les années se suivent et se ressemblent au Grand Prix cycliste de Québec. Le champion en titre de l’événement, Michael Matthews, a défendu sa couronne avec succès, vendredi après-midi, devançant deux autres habitués du podium de la Grande Allée, Peter Sagan et Greg Van Avermaet.

Je n’en reviens pas. Je pensais que ma course était finie à quelques kilomètres de l’arrivée, a lancé Matthews, tout sourire, immédiatement après avoir arraché la victoire au bout de 5 heures et 13 minutes d'efforts.

C’est que l’Australien s’est retrouvé trop loin de la tête, au dernier tour, au moment de commencer l’ascension cruciale de la côte de la Montagne. Une grosse erreur, a-t-il expliqué, car à partir de là, les quelques kilomètres restants se font en montée jusqu’à la Grande Allée, où un sprint s’amorce jusqu’à la ligne d’arrivée. J’ai vraiment forcé dans la montée pour revenir à l’avant à temps pour le sprint.

Matthews aurait pu manquer de jambes à ce moment, mais c’est tout le contraire qui s’est produit. Le meneur de la formation Sunweb est sorti de nulle part, bondissant devant Sagan et Van Avermaet.

J’ai lancé mon sprint à 300 mètres de l’arrivée et de là, c’était le tout pour le tout. J’ai couru avec mon cœur. Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé, mais je me sentais comme si c’était au ralenti, a relaté l’Australien, saluant l'atmosphère digne des championnats du monde en raison de la foule bruyante.

Lui qui avait également remporté les grands honneurs à Montréal en 2018 pourra donc espérer un deuxième doublé de suite, dimanche.

À deux semaines des Mondiaux, l'athlète de 28 ans renoue avec la victoire à un moment judicieux, mais il ne voulait pas voir trop loin, vendredi, se promettant d’abord de célébrer la défense de son titre avec ses coéquipiers.

La victoire échappe encore à Van Avermaet

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le podium n’était pas trop dépaysant pour les spectateurs. Deuxième de la course, Peter Sagan l’avait emporté à ses deux dernières présences à Québec, en 2016 et 2017. Derrière lui, Greg Van Avermaet a signé le 6e podium de sa carrière dans la Vieille Capitale, sans jamais avoir remporté l’événement.

Ce n’est pas une victoire, mais c’est toujours plaisant d’être sur le podium, a relativisé le Belge, après la course, avant d’ajouter: Chaque année, c’est toujours les mêmes gars à la fin de la course.

C’est que malgré la présence des ex-vainqueurs du Tour de France Vincenzo Nibali et Geraint Thomas, cette année, l’ordre établi à Québec n’a pas été bousculé.

Même le numéro un mondial de l'UCI, le Français Julian Alaphilippe longtemps en jaune sur le Tour cet été, a dû se contenter d’une 7e place après avoir animé la fin de la course.

Quant à Hugo Houle, à qui la puissante équipe Astana avait confié le rôle de leader, il a été le meilleur Canadien avec une 15e place.

Je suis content parce que j’ai tout donné. Je me suis fait plaisir. Ça a fait vraiment mal, mais comme j’étais à la maison, je me suis battu pour essayer d’obtenir un bon résultat, a raconté après la course celui qui a pris part au dernier Tour de France.

Parmi les autres Canadiens, Michael Woods, d'Education First, a pris la 17e position tandis que James Piccoli, roulant pour l'équipe canadienne, s'est classé 22e.

Roberge et Burtnik aux avant-postes

Adam Roberge et Evan Burtnik, coéquipiers de Piccoli, ont rapidement pimenté l’épreuve en distançant le peloton dès le sixième kilomètre.

Ils ont uni leurs efforts à ceux du Français Julien Bernard, de l’Espagnol Luis Mas, de l’Israélien Guy Sagiv et de l’Américain Gavin Mannion pour rapidement creuser un écart intéressant en tête.

Après trois tours et environ une heure de course, l’avance de ce sextuor de fuyards culminait à plus de sept minutes.

Au 75e kilomètre, Roberge a toutefois chuté lourdement après avoir roulé sur un nid-de-poule, étant contraint à l’abandon. Blessé à l’épaule, il a quitté le circuit à bord d’une voiture.

Jouant de malchance, un autre Québécois, Guillaume Boivin, a également chuté à la fin du 9e tour après avoir heurté une gourde qui avait roulé sur la chaussée près de la zone de ravitaillement. Le meneur d'Israel Cycling Academy a demandé un autre vélo, mais il a abandonné après quelques mètres à peine, son épaule le faisant trop souffrir.

L’Albertain Burtnik, lui, poursuivait sa domination au classement des grimpeurs en raflant les points des  12 premières ascensions. Mais le grand prix de la montagne allait ultimement lui échapper.

À 50 kilomètres de l’arrivée, l’avance des cinq meneurs avait fondu à environ une minute devant un peloton fébrile.

Mas et finalement Mannion ont été les derniers à résister à la poursuite.

Mené par la Sunweb de Matthews, la Deceuninck d'Alaphilippe, la CCC de Van Avermaet et la Bora de Sagan, le peloton a avalé le dernier fuyard à 26 km de l'arrivée, préparant le terrain pour une fin de course enlevante.

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