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chronique

Le Canadien en séries? Personne n’a envie d’être réaliste

De gauche à droite : Brendan Gallagher, Phillip Danault, Jonathan Drouin et Shea Weber.

De gauche à droite : Brendan Gallagher, Phillip Danault, Jonathan Drouin et Shea Weber

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

Guy D'Aoust

BILLET – Ils ont été tellement sympathiques l’an dernier. Les perdants les plus attachants qu’ait connus Montréal depuis les Expos de 1970. À tel point que personne n’a envie de prédire que le Canadien ne sera pas des séries.

Comme vous, je regarde, écoute et lis ce qui se dit sur l’équipe. Comme vous, je fais des mathématiques élémentaires et je vois que plusieurs formations rivales ont ajouté du talent pendant que le Canadien est sensiblement au même point qu’en avril (Dale Weise est au camp, batinse!).

Mais, comme vous, je n’ai pas envie de dire ou d’entendre qu’ils ne participeront pas aux prochaines séries éliminatoires.

Pourtant, rappelez-vous l’an dernier. Les ténors médiatiques et les partisans prédisaient l’enfer avec un bel enthousiasme (et un peu de hargne). Pas cette fois.

Je reconnais que certains le font, mais du bout des lèvres, en parlant de l’inévitable, en s’excusant presque. À la télé, on les voit rougir sous le maquillage.

Je le répète : personne n’en a envie.

C’est la plus belle victoire qu’ait remportée l’organisation depuis 12 mois.

Ténacité

Comment prédire l’échec d’une formation qui manque de talent quand, précisément, elle a failli réussir l’an dernier malgré ce manque de talent?

Comment annoncer l’hécatombe d’une équipe qui n’abandonne jamais? C’est risqué. Et c’est contre nature. J’ai déjà écrit que, souvent, on s’attache davantage à une équipe Cendrillon qu’à une équipe championne. Et le Canadien a tout ce qu’il faut pour remplir le rôle.

Le début

Les contes de fées commencent lentement, tournent au cauchemar et finissent dans le bonheur. La recette est connue.  

Le Canadien devra la réécrire cette recette. Pour lui, le début sera essentiel. Quelques équipes mettront du temps à souder les morceaux, même si lesdits morceaux sont plus beaux et mieux polis que nos briques et nos bouts de bois.

Le Canadien devra profiter de cette période d’ajustement pour se donner une avance. À cette condition et en évitant les blessures, il luttera avec les autres jusqu’en avril.

Et j’y crois. À cette condition, j’y crois. Parce que l’équipe est saine, l’attitude irréprochable, le plan respecté et le gardien magique.

Carey Price

Vous n’allez pas me dire que vous voyiez Marc Bergevin en fée marraine? C’est Price la clé. Il n’a pas été le grand Carey Price l’an dernier. Il s’agit qu’il redevienne le gardien de 2015 et que les autres maintiennent le cap et on pourrait passer un bel hiver.

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

On a rigolé au printemps 2018 quand Marc Bergevin a parlé d’attitude. Avouez. Vous avez ri et soupiré vous aussi. Mais, un an plus tard, on doit reconnaître qu’il avait raison et que le conditionnement, ce n’est pas que physique.

Cet aspect-là est intangible, difficile à mesurer, mais réel.

Alors en conclusion, disons qu’il fait bon y penser… en attendant d’y croire.

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