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L'Impact n'a pas le choix contre le FC Cincinnati

Il donne des instructions aux joueurs.

Wilmer Cabrera dirigera son quatrième match à la tête de l'Impact, samedi.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Olivier Tremblay

Rien ne permet à l’Impact de Montréal de se sentir tout à fait à l’aise à l’approche de ses derniers matchs de la saison.

En plus des deux rencontres de la finale du Championnat canadien contre le Toronto FC, le Bleu-blanc-noir (11-15-4) doit encore disputer quatre matchs en MLS, et ses résultats ne suffiront pas à le qualifier pour les éliminatoires. Pour que l’Impact se sorte de la 8e place de l’Est, il faudra en plus qu’un concurrent direct laisse beaucoup de points lui filer entre les doigts. Inconfort total.

Ça commence ce samedi, au stade Saputo, contre le FC Cincinnati (5-21-3), qui connaît une saison on ne peut plus difficile. Le match piège d’entre les matchs pièges, un match dont l’Impact ne peut à peu près pas sortir totalement satisfait, à en croire les mots du milieu de terrain Samuel Piette.

« C’est un match un peu dangereux, a reconnu Piette. Si on perd, c’est la misère, on se met dans le trouble et il n’y a rien de positif. Si on gagne, c’est un match qu’on est censé gagner, et tout le monde va dire que c’est ce qui devait arriver de toute façon. »

On va se battre jusqu’à la fin. Ce serait stupide de ne pas le faire.

Samuel Piette

Les supporteurs de l’Impact n’attendront rien de moins qu’une victoire convaincante contre la pire équipe de la ligue. Surtout, ils souhaiteront une réaction aussi vive que la déception après le dernier match des Montréalais, une défaite difficile à avaler : 3-0 à domicile contre le D.C. United. Justement un de ces « matchs qu’on est censé gagner ».

Les joueurs ont eu deux semaines pour digérer ces mauvais sentiments. Ils ont surtout eu du temps pour travailler avec le nouvel entraîneur-chef, Wilmer Cabrera – du moins, ceux qui n’étaient pas avec leur équipe nationale.

Cabrera, bien au fait du malaise qui régnait au sein du club, a du pain sur la planche. En vue de samedi, a-t-il souligné, il veut que son groupe revienne à une mentalité de gagnant. Mais, pour ce faire, il tient d’abord à ce que tout son monde se sente dans les meilleures dispositions pour réussir. Ça commence par le jeu.

« J’essaie habituellement de demander aux joueurs de me dire à quelle position ils se feraient jouer [s’ils étaient l’entraîneur], a expliqué Cabrera. C’est une bonne façon de savoir où ils aimeraient jouer, et c’est plus facile de les mettre à l’aise. C’est ce qu’il y a de mieux pour l’équipe. »

Piette, s’il n’a pas participé aux exercices en groupe de jeudi par mesure préventive après un long séjour avec l’équipe canadienne, croit en tout cas que tout le monde sait sur quel pied danser. Les attentes du nouvel entraîneur, le système, les principes, tout cela est clair, assure-t-il. Dos au mur, l’Impact a besoin de tous les outils à sa portée.

« Ce n’est pas totalement entre nos mains, mais on peut contrôler certaines choses si on va chercher les points qu’on peut aller chercher, surtout ici à la maison, a soutenu Piette. Après, les autres équipes aussi ont un calendrier difficile et peuvent trébucher aussi. Si on gagne nos quatre matchs et que la Nouvelle-Angleterre fait la même chose, on ne pourra pas les rattraper. »

Vendredi, la journée cruciale

Quelques questions se posent encore quant aux choix qui s’offrent à Wilmer Cabrera. Ignacio Piatti, qui a fait la navette entre les exercices collectifs et la ligne de touche, cette semaine, était de retour avec le groupe, jeudi.

Le retour du meneur offensif de l’Impact, qui n’a plus joué depuis le 10 août en raison d’une blessure, ferait un bien énorme à l’équipe. De l’aide pourrait aussi arriver dès samedi dans le secteur défensif en la personne de Rod Fanni, d’autant plus que le vétéran n’est pas admissible aux matchs de la finale du Championnat canadien.

Dans les deux cas, Cabrera a refusé de se mouiller.

« Je dois attendre demain, a-t-il affirmé. Je suis dans ce milieu depuis des années, et il se passe beaucoup de choses les vendredis. Je ne veux rien garantir. Mais tout le monde se donne à fond. Rod aussi. C’est bien, car ça donne une belle concurrence. Ça nous donne de bonnes options s’il y a un imprévu. »

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