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La NBA parraine le premier championnat professionnel de basketball en Afrique

La première saison de la Ligue africaine de basket (BAL).

La première saison de la Ligue africaine de basket (BAL).

Photo : La Ligue africaine de basket (BAL)

Radio-Canada

La NBA croit en la viabilité d'un championnat de basketball professionnel en Afrique, qui commencera en janvier sous son parrainage avec 12 équipes engagées pour la première saison.

Le parrainage de la Ligue africaine de basket (BAL) par la NBA marque la première participation de l'organisation américaine à un championnat hors d'Amérique du Nord, en lien avec la Fédération internationale de basket (FIBA).

« Ce qui nous a conduits à créer cette Ligue et à lancer des académies, c'est qu'on voit l'occasion de développer un véritable modèle d'affaires sur le continent africain », explique Amadou Gallo Fall, vice-président de la NBA et nommé en mai dernier à la tête de la BAL.

« Il faut qu'en Afrique on commence à penser au sport en termes de business, précise-t-il en soulignant que « sur le plan mondial, l'industrie du sport génère une très grosse partie de PIB » (Produit intérieur brut, un indicateur de richesse économique).

La BAL a donc développé des partenariats, comme celui avec le premier producteur mondial d'engrais à base de phosphate, l'Office chérifien des phosphates (OCP) qui financera pour un montant non dévoilé le développement de ligues NBA junior au Maroc et au Rwanda, selon un communiqué de l'OCP.

En juillet 2018, l'Agence française de développement (AFD) avait débloqué 7,8 millions de dollars canadiens pour des programmes en partenariat avec la NBA au Nigeria, en Côte d'Ivoire, au Sénégal, en Afrique du Sud et au Maroc.

« Certains ont déjà compris ce que construire des infrastructures engendre comme apport économique », assure Amadou Gallo Fall, en évoquant le record d'affluence pour le basketball africain avec la finale du Championnat féminin d'Afrique, qui a rassemblé 15 000 spectateurs au Dakar Arena pour la victoire du Nigeria contre le Sénégal.

« C'était vraiment très fort de voir cette passion, cet engouement, cette envie de voir de beaux spectacles dans des salles de standard mondial, confie-t-il. D'autres salles vont voir le jour très prochainement, et c'est ce que nous voulons motiver avec la création de la Ligue. »

« Pour nous, le plus important, c'est que les jeunes aient l'occasion de pratiquer. Une nouvelle génération commence à se manifester et c'est ce qui nous amène à créer cette ligue : nous savons que tous les ingrédients sont sur place », affirme le président de la BAL.

Les Raptors de Toronto, reflet du succès du basket africain

Pour Amadou Gallo Fall, les Raptors de Toronto symbolisent les promesses tenues du basketball africain.

L'équipe a un président nigérian, Masai Ujiri, et son ailier fort camerounais, Pascal Siakam, sacré champion de la NBA en 2018-2019, sans oublier le Congolais Serge Ibaka et l'ancien joueur congolais Patrick Mutombo, devenu entraîneur adjoint.

Kawhi Leonard (à droite), des Raptors de Toronto.

Kawhi Leonard (à droite), des Raptors de Toronto.

Photo : Getty Images / Gregory Shamus

Quelque 40 joueurs actuels de la NBA sont soit nés en Afrique, soit ont au moins un parent qui y est né, selon la NBA.

Pour le premier championnat africain, 12 équipes sont inscrites et 6 villes accueilleront les matchs : Le Caire, Dakar, Lagos, Luanda, Rabat et Monastir ou Tunis.

La phase finale des éliminatoires du championnat (demi-finales à élimination directe et finale) est prévue à la fin du printemps à Kigali, la capitale rwandaise.

Avec les informations de Agence France-Presse

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