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Mercedes-Benz se lance à son tour en formule E, Ferrari manque toujours à l'appel

Nico Rosberg au volant de la Formule E Gen 2 (de deuxième génération) construite pour la cinquième saison.

La Formule E Gen 2 (de deuxième génération) construite pour la cinquième saison.

Photo : Formula

Radio-Canada

Mercedes-Benz entre finalement en formule E à titre d'équipe usine. La marque allemande participera à la sixième saison du championnat électrique qui commence fin novembre en Arabie saoudite.

Elle y a était déjà à travers l'équipe HWA Racelab, du nom de la société qui assure le service compétition de Mercedes-Benz.

Avec Audi et BMW, il y aura cette saison quatre marques allemandes en piste, puisque Porsche aussi se lance en formule E.

La Mercedes-Benz 01 qui participera à la saison 2019-2020 du Championnat de formule E.

La Mercedes-Benz 01 qui participera à la saison 2019-2020 du Championnat de formule E.

Photo : Mercedes-Benz

Mercedes-Benz a présenté mercredi son premier modèle, la 01, et a confirmé que les pilotes de l'équipe seront le Belge Stoffel Vandoorne et le Néerlandais Nyck de Vries.

Vandoorne a participé à la saison 2018 de F1 chez McLaren et est passé en 2019 à la formule E dans l'équipe HWA Racelab. Nyck de Vries dispute cette année le Championnat FIA de F2. Il mène au classement, et son plus sérieux rival pour le titre est le Canadien Nicholas Latifi.

Le départ de Nyck de Vries pour la formule E alimente la rumeur que Latifi passerait en F1 en 2020. Il remplacerait Robert Kubica chez Williams.

Le directeur de l'équipe de formule E de Mercedes-Benz sera Ian James, qui a été à la tête du service HPP (High Performance Powertrains) de la marque allemande entre 2011 et 2015.

L'arrivée de Mercedes-Benz et de Porsche est un coup d'accélérateur pour le championnat électrique de la FIA. Elles suivent les pas d'Audi, BMW, Jaguar et Nissan (anciennement Renault).

La nouvelle génération de moteurs (McLaren) et de voitures (Gen 2) y est pour beaucoup. Elle a incité les plus grandes marques à s'y intéresser, pour appuyer leurs gammes de voitures de route hybrides et électriques.

Ne reste qu'à convaincre Ferrari.

L'entrée de l'usine Ferrari à Maranello en Italie.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'entrée de l'usine Ferrari à Maranello en Italie.

Photo : Getty Images / NICO CASAMASSIMA

Mercedes-Benz sera donc présente sur deux fronts : F1 et formule E, ce que ne veut pas encore faire Ferrari malgré les invitations répétées du président-fondateur de la formule E.

« Nous avons invité Ferrari, et avec toutes ces grandes marques, ce serait un beau spectacle, a admis Alejandro Agag au réseau NBC. Mais je n'ai eu aucune nouvelle, pas même un signe d'intérêt. »

Pourtant, dans son dernier rapport annuel, Ferrari n'ignore plus l'existence du championnat électrique.

« La part de nos profits générée par les activités F1 pourrait diminuer si les performances de notre écurie devaient faiblir par rapport aux autres équipes, ou si le modèle d'affaires de la F1 devait souffrir de la popularité grandissante du championnat de formule E », peut-on lire dans le rapport.

Un moteur Ferrari exposé à l'usine de Maranello.

Un moteur Ferrari exposé à l'usine de Maranello.

Photo : Getty Images / Vittorio Zunino Celotto

La décision de Ferrari de se concentrer sur la F1 s'explique, car l'entreprise italienne tient sa renommée de la qualité historique de ses moteurs faits maison, or en formule E l'énergie électrique vient d'unités de chargement construites par le groupe McLaren.

Voir une voiture Ferrari avec un système électrique de marque McLaren est peu probable. L'entreprise italienne n'aime pas la standardisation des composantes des groupes propulseurs, et fait valoir son point en F1 dans le vaste chantier de la refonte réglementaire pour 2021.

Évidemment, la standardisation des pièces permet de faire baisser les coûts et c'est pour l'instant un des grands atouts de la formule E.

Pour le moment, la F1 jouit encore d'une popularité incontestée en course automobile. En 2018, plus de 490 millions de spectateurs ont regardé les courses de F1 contre 330 millions pour la formule E; plus de 4 millions ont franchi les tourniquets des circuits de F1 contre 476 000 spectateurs aux courses de formule électrique.

Malgré cela, c'est la première fois que l'entreprise Ferrari fait mention du championnat de formule E comme une menace pour ses activités F1 depuis qu'elle est entrée en bourse en 2015. Et, fait intéressant, Ferrari ne mentionne aucun autre championnat.

Il faudra peut-être un changement réglementaire en formule E, et la possibilité pour les marques de construire leur propre moteur, pour que Ferrari s'engage à rouler électrique sur circuit, ce qui n'est pas encore à l'ordre du jour.

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