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Avec ou sans les joueurs de la NBA, Nurse veut mener le Canada à Tokyo

L’entraîneur-chef des Raptors estime avoir beaucoup appris, assez pour mener l’équipe nationale aux Jeux olympiques.

Debout sur les lignes de côté, il dirige les joueurs sur le parquet de basketball.

Nick Nurse a cumulé un dossier de 2-3 au mondial FIBA.

Photo : Associated Press / Xiong Jia

Radio-Canada

Au lendemain de la conquête du titre de la NBA par les Raptors de Toronto, parmi tous les messages qu’il a reçus, Nick Nurse a eu une invitation particulière.

L’organiste des Cubs de Chicago, Gary Pressy, voulait absolument le voir à Wrigley Field.

Nurse, un amateur des Cubs, ne pouvait pas refuser l’invitation. « Je me suis toujours demandé comment je pourrais, un jour, être invité dans la loge en haut pour chanter Take me Out to the Ball Game. Gagner le championnat de la NBA, c’est une bonne façon! »

Nurse a rejoué la vidéo sur son téléphone dans une salle de conférence à Shanghai. Il a à peine eu le temps d’apprécier ce printemps de rêve. Le champagne, le défilé, quelques chansons sur scène avec le groupe rock Arkells, une journée consacrée à lui dans son État natal de l’Iowa.

Puis, quelques jours plus tard, il s’est fait donner les rênes de l’équipe nationale du Canada. Il espère encore la mener aux Jeux olympiques Tokyo.

Nurse était entraîneur adjoint avec la sélection britannique aux Jeux de Londres en 2012. Il a pu rencontrer la reine et côtoyer certains des plus grands athlètes de la planète.

« Depuis ce moment-là, je cherche une façon de retourner aux Jeux. »

La campagne du Canada à la Coupe du monde s’est terminée avec un échec : un dossier de deux  victoires et trois défaites, et pas de billet pour Tokyo. Mais pendant ces six dernières semaines, Nurse a eu le temps d’élaborer une stratégie pour être au Japon à l’été 2020.

« J’ai confiance à 100 %. J’ai vraiment un bon pressentiment. J’ai eu beaucoup de réponses ici [en Chine] », dit-il.

Le mondial FIBA « pour apprendre »

C’était les joueurs qui n’étaient pas en Chine qui ont surtout retenu l’attention pour le Canada. Quand Canada Basketball a annoncé la liste des invités pour l’équipe nationale, il y avait abondance de talent – si bien que des joueurs de la NBA risquaient de se faire retrancher.

Finalement, ils étaient deux à jouer dans la plus grande ligue de basketball au monde : Khem Birch et Cory Joseph.

Le Canada est pourtant le deuxième pays pour son nombre de joueurs dans le circuit Silver, après les États-Unis, mais devant la France, l’Australie ou la Serbie.

Mais Nurse insiste : il n’y a pas que les joueurs sur le terrain dans le basketball. « Je ne pense pas que ça sera une si grande montagne à gravir [de convaincre les joueurs de la NBA].

« D’un point de vue logistique et tactique, ce voyage en Chine a été une très bonne expérience, un très bon apprentissage, explique-t-il. J’en connais plus sur l’équipe, sur la structure de la FIBA. Je suis prêt maintenant. Je vois où on s’en va. Je suis prêt. »

Des renforts?

Mais pourra-t-il convaincre des joueurs comme Jamal Murray de refaire leurs plans pendant l'intersaison pour d’abord participer au tournoi de repêchage, puis aux Jeux olympiques?

« Je ne pense pas que nous sommes à des années-lumière des gars dans la NBA », pense-t-il.

Jamal Murray manœuvre avec le ballon, surveillé par Rodney Hood, dans le match 5 de la série entre les Nuggets de Denver et les Trail Blazers, à Portland.

Jamal Murray et les Nuggets de Denver sont passés à un match de participer à la finale de l'Ouest de la NBA.

Photo : Getty Images / Steve Dykes

Par ailleurs, Nick Nurse a découvert le talent qui était avec lui en Chine.

Il y a le meneur Kevin Pangos, un joueur intelligent qui a rejoint l’équipe nationale à la fin de la saison du FB Barcelone. Joseph a représenté le Canada chaque été depuis qu’il a 15 ans. Melvin Ejim est un vétéran polyvalent qui connaît bien les subtilités du basketball international.

« Il y a beaucoup de joueurs qui ont mérité de continuer à jouer, pas vrai? Alors je doute qu’il y ait beaucoup de place au printemps prochain », lance-t-il.

Cela dit, personne ne cracherait sur une demi-douzaine de joueurs de calibre NBA. « Ça ferait une grosse différence », rappelle Nurse.

En plus de découvrir de nouveaux joueurs, Nurse a eu l’occasion d’expérimenter sur le plan stratégique. « C’est certain qu’il y a des tactiques que j’ai essayées et que je vais ramener avec moi avec les Raptors. »

Il n’aura pas à attendre trop longtemps pour se mettre au travail. Le camp des Raptors commencera à la fin septembre à Québec. Le premier match de la saison est le 22 octobre, contre les Pelicans de La Nouvelle-Orléans.

Avec les informations de La Presse canadienne

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