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Championne à New York, Bianca Andreescu entre dans l'histoire

Bianca Andreescu

Bianca Andreescu

Photo : Getty Images / Johannes Eisele

Radio-Canada

Rien ne semble pouvoir arrêter Bianca Andreescu. La joueuse de 19 ans, qui présentait avant sa victoire en finale une fiche phénoménale de 44-4 cette saison, est devenue cet après-midi la première Canadienne de l’histoire à remporter un titre de grand chelem en simple.

Pour l’athlète originaire de Mississauga, c’est un rêve qui se réalise.

« Je rêve de ce moment depuis que je suis toute petite, avait déclaré Andreescu jeudi, après sa demi-finale. Mais je ne pense pas que qui que ce soit ait déjà pensé que ça se réaliserait. »

Il y a un an, Andreescu était loin des projecteurs. Elle avait été éliminée du tournoi de New York dès le premier tour des qualifications. Rien ne fonctionnait pour la protégée de Sylvain Bruneau.

Je n’étais pas dans une bonne période de ma vie. J’avais des problèmes avec certaines relations, avec mon corps et même dans ma tête. Je suis contente d’être passée par-là, il le fallait. J’ai beaucoup appris.

Bianca Andreescu

Le déclic s’est fait en janvier en Nouvelle-Zélande. Elle s’est mise à enchaîner les victoires jusqu’à son couronnement à Indian Wells au mois de mars.

Seulement 152e mondiale le 1er janvier dernier, elle amorçait une irrésistible ascension, mais une blessure à l’épaule l’a ensuite éloignée des terrains pendant plusieurs mois. Après le tournoi de Roland-Garros, une physiothérapeute a été ajoutée à son équipe. Et, grâce à elle, Andreescu a joué sans douleur cette semaine.

Sylvain Bruneau conseille Bianca Andreescu lors d'un match à Miami en mars 2019.

Sylvain Bruneau prodigue des conseils à Bianca Andreescu lors d'un match à Miami en mars 2019.

Photo : Getty Images / Julian Finney

L’extraordinaire ascension de l’Ontarienne est aussi liée à sa collaboration avec Bruneau. L’entraîneur faisait partie de l’équipe d’Eugenie Bouchard lorsqu’elle a atteint la finale à Wimbledon.

« Je pense que le fait d’avoir été près d’Eugenie Bouchard en 2014 m’a préparé à ça, a expliqué Bruneau. Ça m’a servi de multiples façons, c’est certain. »

Andreescu, qui grimpera au 5e rang mondial avec sa victoire à Flushing Meadows, et Bruneau ont rapidement développé une belle chimie.

« Nous avons un lien incroyable sur le terrain et en dehors. Nous avons traversé beaucoup de choses. C’est une personne très compétente. Je suis très reconnaissante de l’avoir dans mon entourage. »

Andreescu contre Williams : une page d’histoire, peu importe le résultat

L’équipe du tennis canadien était confrontée à Serena Williams, qui convoite toujours une 24e couronne de grand chelem, un record de tous les temps.

Les deux joueuses se sont affrontées en finale de la Coupe Rogers, à Toronto, le mois dernier. Andreescu avait remporté les grands honneurs, après l’abandon de la cadette des sœurs Williams en première manche.

L'Américaine a encensé sa jeune rivale jeudi.

Elle sait comment varier son jeu avec différents coups dans différentes situations. Au-delà de tout ça, je l’adore en tant que personne. Elle est incroyable.

Serena Williams

La vétérane de 37 ans est toujours à un seul titre du record de Margaret Court, établi en 1973. Elle est coincée à six titre aux Internationaux des États-Unis, deux décennies après avoir acquis son premier, en 1999, alors qu’Andreescu n’était même pas née.

Bianca Andreescu console Serena Williams après son abandon en finale de la Coupe Rogers.

Bianca Andreescu console Serena Williams après son abandon en finale de la Coupe Rogers.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Samedi après-midi, le public new-yorkais, bruyant et souvent indiscipliné, a tout fait pour pousser Williams vers un titre record.

« Affronter Serena à Toronto il y a un mois, ce n’est pas la même chose que d'affronter Serena dans ce stade énorme ici, dans une finale de l'US Open, quand tout le monde ici sait que Serena cherche son 24e titre en grand chelem. C’est quelque chose d’assez important et énorme ici… Bianca, ça va être le moment d’être vraiment costaude mentalement », explique le journaliste du New York Times, Christopher Clarey.

Jeudi, Sylvain Bruneau avait déjà promis quant à lui un spectacle « magique ».

« Je pense que ça va être magique… Le chapitre deux après Toronto. Je pense que ça va être la finale de rêve en ce qui me concerne. Pour moi, mais aussi pour plein de monde, donc ça va être un super samedi. »

À 16 ans, pour se motiver, Andreescu s’était dessiné un chèque des Internationaux des États-Unis à son nom, comme si elle avait gagné le tournoi. Elle l’a conservé et s’en sert toujours comme source d’inspiration.

Samedi, ce chèque est devenu réalité… avec un montant de 3,85 millions de dollars américains.

(D’après un reportage d’Antoine Deshaies)

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