•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Voici enfin la chance de Jake Evans

Michael McNiven (no 40), Colin Greening (no 10), Simon Després (no 37) et Jake Evans (no 10)

Michael McNiven (no 40), Colin Greening (no 10), Simon Després (no 37) et Jake Evans (no 10)

Photo : Rocket de Laval

Alexandre Gascon

Après quelques rendez-vous manqués, Jake Evans devrait finalement vivre son premier camp officiel avec le Canadien. Le centre assure avoir hâte d’en découdre avec des joueurs de la LNH.

L’attente a été longue pour le choix de 7e tour du Tricolore en 2014.

Evans, 23 ans, a préféré terminer son parcours universitaire avec les Fighting Irish de l’Université Notre-Dame avant de faire le saut chez les professionnels. Diplôme en main, le Torontois avait déjà 22 ans.

Au camp de perfectionnement en 2018, il s’était contenté d’un rôle de spectateur puisqu’il se remettait toujours d’une opération pour soigner une hernie sportive. Et, deux mois plus tard, son camp des recrues a pris fin abruptement dès son premier match après une violente mise en échec de Jonathan Aspirot des Sénateurs d’Ottawa.

L’espoir a subi une commotion cérébrale, s’est retrouvé à l’hôpital, en est sorti après quelques heures et a finalement amorcé sa saison avec le Rocket de Laval quelques semaines plus tard, largement en retard, physiquement du moins, sur ses camarades.

Bon, il doit encore traverser le tournoi des recrues sans heurts avant d’atteindre la terre promise, mais le Torontois se sent d’attaque.

« Je me suis entraîné chez moi avec des joueurs de la LNH et le responsable du conditionnement physique des Canucks de Vancouver. Il y avait aussi Connor Brown, Nazem Kadri, Sean Monahan, Mark Giordano. C’est bon de travailler et de se mesurer à ces joueurs », a expliqué le jeune homme après un dernier entraînement à Brossard vendredi avant de mettre le cap sur Belleville.

C’est une chance qui ne s’est que trop rarement présentée. Evans a fait le saut dans la Ligue américaine l’an dernier et a avoué avoir peiné à s’adapter à la rigueur de ce circuit sans pitié.

« C’était une grosse marche. De s’ajuster à la vitesse, aux habiletés des joueurs, juste ça, c’était quelque chose », a-t-il lancé.

Des débuts timides, quatre points à ses neuf premiers matchs professionnels, quelques passages à vide en milieu de campagne, l’ont empêché de terminer au 1er rang des marqueurs du Rocket, n’empêche que sa récolte de 45 points, 13 buts, en 67 matchs, n’avait rien de déshonorant.

Le pivot a terminé en force avec 13 points à ses 13 dernières rencontres.

Vert, mais expérimenté

Paradoxal, n’est-ce pas? Certes, Evans n’a pas encore de camp de la LNH sous la ceinture, mais, à 23 ans, seuls deux joueurs sont plus âgés que lui parmi le groupe des 27 invités à Belleville en fin de semaine.

Et, au risque de leur déplaire, on ne peut pas affirmer que Joe Cox et Marc-Olivier Crevier-Morin figurent parmi les plus beaux espoirs de l’organisation.

L’entraîneur Joël Bouchard, qui dirige le camp des recrues, l’a d’ailleurs répété, « c’est un tournoi pour que les joueurs performent ».

Autrement dit, le temps de l’enseignement pointu et personnalisé n’est pas encore arrivé. Le CH veut vivre avec les erreurs de ses poulains contre les recrues des Sénateurs samedi et face à celles des Jets dimanche. Leurs bons coups et les échecs.

Et pour permettre à tous d’éclore, l’entraîneur souhaite placer ses joueurs « dans une position confortable ».

« On essaie de mettre de l’expérience un peu partout sur les trios pour aider les jeunes joueurs. Certains en sont à leur deuxième et même troisième camp avec le Canadien. On essaie de mettre les joueurs dans des positions favorables. On s’entend que ce sont tous de bons joueurs dans les rangs mineurs », a expliqué Bouchard.

Ainsi, Evans pilotait une unité en compagnie de son coéquipier du Rocket Alexandre Alain, et d’Allan McShane, qui retournera à Oshawa pour sa quatrième année junior.

« J’ai joué professionnel pendant une année. Ça me donne confiance. Je suis confortable dans cette situation et avec le système de jeu (…) C’est différent de l’an dernier. Je connais les gars, les entraîneurs, je comprends ce qui se passe. J’ai beaucoup plus confiance en mon jeu, c’est plus facile pour moi », a-t-il fait valoir.

Evans espère maintenant survivre à ce dernier week-end sans pépins d’aucune sorte pour avoir la chance de côtoyer les Brendan Gallagher, Carey Price et autres Shea Weber.

« Ça va m’aider si j’ai la chance de jouer avec ces gars-là à long terme. Tu perçois certaines similitudes avec d’autres joueurs. Tu essaies de prendre ce que tu peux en les voyant sur la glace et de la façon dont ils prennent soin d’eux-mêmes. »

Hockey

Sports