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Caster Semenya passe de l'athlétisme au soccer

Elle présente son maillot à la caméra en compagnie de la propriétaire de son nouveau club, Janine van Wyk.

Caster Semenya (à gauche) ne pourra participer aux matchs du JVW FC que la saison prochaine.

Photo : JVW FC

Associated Press

Selon toute vraisemblance, Caster Semenya semble prête, après une longue bataille juridique avec la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), à passer à autre chose : l’athlète sud-africaine fait désormais partie d’une équipe de soccer de son pays.

Dans un message publié sur Twitter vendredi, Semenya a annoncé qu’elle s’était jointe au club JVW FC, à Johannesburg, et qu’elle avait hâte d’entreprendre « cette nouvelle aventure ».

Le club a confirmé que Semenya participe aux entraînements depuis cette semaine. Elle ne sera toutefois admissible aux matchs du championnat sud-africain que l’année prochaine, puisque la période des transferts est déjà terminée. Les Jeux olympiques de Tokyo, en 2020, auront lieu pendant que la saison de soccer battra son plein.

Semenya n’a pas ouvertement affirmé qu’elle prenait sa retraite de l’athlétisme.

« Cette offre m’honore, et je suis reconnaissante envers l’équipe pour l’amour et le soutien qu’elle me témoigne déjà, a déclaré Semenya. J’ai hâte d’entreprendre cette nouvelle aventure, et j’espère donner tout ce que je peux au club. »

Le JVW FC est la propriété de Janine van Wyk, capitaine de l’équipe nationale sud-africaine et ancienne défenseuse du Dash de Houston.

« Je suis enchantée d’accueillir cette athlète marquante au sein de mon club, a indiqué van Wyk. De tous les clubs de la planète, c’est JVW que [Semenya] a choisi pour commencer à montrer au monde ses talents de footballeuse. C’est un immense honneur pour nous. »

Semenya est dans l’impossibilité de défendre son titre du 800 m aux mondiaux, ce mois-ci, après qu’elle eut refusé de se plier aux règles de l’IAAF, qui exigent qu’elle fasse baisser son taux naturel de testostérone pour qu’elle soit admissible à toute compétition de haut niveau sur des distances allant du 400 m au mile (1609 m).

L’athlète a porté sa cause en appel auprès de la Cour suprême suisse, mais elle a subi un revers en juillet lorsque la Cour a levé la suspension du règlement. C’est ce qui l’empêche de défendre son titre aux mondiaux de Doha, au Qatar.

La Cour suprême suisse n’a pas encore pris sa décision définitive sur l’appel de Semenya, mais l’athlète de 28 ans semble réfléchir à sa vie après la course. Ces derniers mois, Semenya a publié de nombreux messages sur les réseaux sociaux dans lesquels elle laisse entendre qu’elle pourrait dire adieu à l’athlétisme si on l’oblige, pour avoir le droit de courir, à suivre un traitement médicamenteux pour faire baisser son niveau de testostérone.

Dans les heures qui ont suivi la décision temporaire de la Cour suprême suisse en juillet, Semenya avait écrit sur Twitter : « Le premier chapitre de ma vie se termine, cap sur le deuxième. »

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