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Steve Nash en quête de solutions pour les problèmes de recrutement du Canada

Steve Nash

Steve Nash

Photo : The Canadian Press / Mark Blinch

Radio-Canada

Steve Nash a été élu joueur par excellence de la NBA en deux occasions. Il a été sélectionné huit fois au sein de l’équipe d’étoiles et a participé à quatre finales d’association au cours de la carrière qui l’a conduit au Temple de la renommée.

Pourtant, aujourd’hui encore, il dit que sa présence avec l’équipe du Canada aux Jeux olympiques de 2000 est « la meilleure expérience de ma carrière. »

Ce n’était pas du travail. C’était un cadeau, une occasion de servir mon pays. Le programme m’a autant donné que j’ai donné au programme.

Steve Nash

À ces Jeux de Sydney, Nash a quitté le parquet en larmes, après l’élimination du Canada aux mains de la France en quarts de finale. Les Canadiens n’ont pas été revus sur la scène olympique depuis.

Jeudi, ils ont remporté leur première victoire en 17 ans dans un tournoi international d’importance alors qu’ils ont vaincu le Sénégal 82-60 dans un match sans autre signification qu’une position au classement.

Nash, qui était à Toronto pour promouvoir la couverture de la Premier League pour le site DAZN, a quitté le poste de directeur général de l’équipe canadienne en mars, passant le flambeau à son coéquipier olympique Rowan Barrett.

Barrett était impliqué au sein de Basketball Canada depuis des années et il s’est retrouvé dans une situation difficile alors qu’une douzaine de joueurs de la NBA n’ont pas représenté le pays à la Coupe du monde.

« Il a fait plusieurs choses incroyables pour le programme alors qui aurait pu être choisi à sa place, a dit Nash au sujet de Barrett. Je crois que les problèmes auraient été les mêmes. Oui, Rowan a dû creuser profondément pour trouver une façon de contourner cette déception, mais son éventuel successeur se retrouvera avec le même travail devant lui. »

C’est le recrutement qui est au cœur de ce travail. Outre les États-Unis, c’est le Canada qui compte le plus de joueurs dans la NBA. Sa formation idéale serait composée de jeunes vedettes comme Jamal Murray, R.J. Barrett et Shai Gilgeous-Alexander et serait candidate à un podium olympique. Mais elle doit d’abord se qualifier pour les Jeux.

Mais, comme Nash la décrit, une confluence d’événements, tels que des blessures et des incompatibilités de calendrier, a causé ces absences de joueurs étoiles à la Coupe du monde de cette année en Chine.

Mon intuition me dit que nous devons trouver une façon de les réunir et leur demander : ‘’Que faut-il pour que tu joues? Que faut-il pour que vous vous rassembliez et que vous réalisiez qu’il s’agit de votre programme, votre équipe et que vous soyez enthousiasmés à l’idée de représenter votre pays?’'

Steve Nash

D'abondantes occasions

Après que le Canada ait été éliminé de cette Coupe du monde, mardi, devant la Lithuanie, l’entraîneur-chef Nick Nurse a dit qu’il devait cultiver de meilleures relations avec ses joueurs afin de comprendre comment les joueurs évaluent une présence dans l’uniforme canadien comparativement à une carrière dans la NBA.

Nash, qui a confié qu’il n’aurait jamais pu imaginer, durant sa carrière de joueur, que l’entraîneur des champions de la NBA aurait dirigé une équipe nationale, croit également que la communication est primordiale à ce niveau.

« Nous savons que c’est un problème majeur de convaincre les joueurs de venir, considère Nash. Il faut vraiment faire en sorte que ces matchs deviennent une partie importante de l’été et de la carrière d’un joueur plutôt que quelque chose qui n’est pas irremplaçable. »

Maintenant âgé de 45 ans, Nash remarque que l’entraînement individuel est plus que jamais une priorité en été et que les ressources pour s’entraîner n’ont jamais été si nombreuses.

« Nous devons leur demander, et même souvent les défier, pour que cette cause devienne la leur et qu’ils se responsabilisent collectivement afin de vouloir jouer ensemble et de vivre une telle expérience. Mais ça ne se produira pas tant que nous ne comprendrons pas ce qu’il faudra pour les convaincre. »

L’implication nationale des joueurs est compliquée. Au bout du compte, ils doivent mettre leur carrière en veilleuse durant six semaines et risquer des blessures afin de jouer pour l’évanescent concept du patriotisme et de la fierté nationale.

Steve Nash, lors des Jeux olympiques de Sydney, en 2000

Steve Nash, lors des Jeux olympiques de Sydney, en 2000

Photo : La Presse canadienne / KEVIN FRAYER

Il n’y a pas de bonnes réponses ou de mauvaises décisions.

Je ne juge pas ces gars-là du tout. J’aimerais tous les voir jouer et ça me déçoit. Mais ils ont grandi dans une époque différente, dans un contexte différent. Ils ont beaucoup plus d’occasions que je n’en avais quand j’étais un jeune joueur.

Steve Nash

« Il n’y a rien de mieux que de jouer pour un pays avec un groupe de Canadiens que tu connais et qui veut aller à la guerre avec toi. C’est tellement une expérience grandiose. »

(D'après un texte de Myles Dicheter CBC Sports)

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