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« C’est une belle marque de confiance » : Hugo Houle avec Astana jusqu'en 2022

Le cycliste Hugo Houle roule à vélo.

Hugo Houle a terminé son premier Tour de France, à la fin de juillet, au 91e échelon sur 176 coureurs au départ.

Photo : Facebook / Hugo Houle

Michel Chabot

Le cycliste Hugo Houle a signé une prolongation de contrat de trois ans avec Astana. Récompensé notamment pour sa performance à son premier Tour de France, le Québécois sera lié à l'équipe kazakhe jusqu'en 2022.

L'athlète de 28 ans s'était joint à la formation en 2018 et il s'y sent très à l'aise.

« C’est une belle marque de confiance, je suis le seul coureur dans l’équipe qui a un contrat de trois ans, a dit Houle en entrevue à RDI Matin, mercredi. Pour moi, c’est un bel accomplissement et ça me donne de la sécurité pour la suite. J’ai vraiment trouvé ma maison là, l’équipe me fait confiance. Ils me mettent dans les meilleures dispositions pour donner le meilleur de moi-même. Et je me suis fait de bons amis là-bas. »

Selon Astana, l'athlète de Sainte-Perpétue a démontré « qu'il est un très bon joueur d'équipe, toujours prêt à appuyer le meneur lors des classiques d'un jour ainsi que pendant des semaines lors des grands tours ».

Le directeur général d'Astana, Alexander Vinokourov, n'a d'ailleurs pas tari d'éloges à son endroit.

Il a démontré une très belle progression depuis deux ans. Il s'est amélioré pendant les classiques d'un jour et les étapes d'un grand tour. Je crois qu'il a le potentiel pour devenir un bon cycliste, qui peut obtenir de bons résultats pendant des étapes courtes, par exemple. Je suis ravi qu'il soit avec nous pour encore trois ans.

Alexander Vinokourov, directeur général d'Astana

Le jeune homme apprécie l'atmosphère familiale, la structure instaurée chez Astana et la façon de travailler de l'équipe.

On a un programme de course qui est déterminé à l’avance, on peut se préparer pour les grands événements. Cette année, pour le Tour de France, j’ai fait deux semaines à Tenerife, en haut du volcan, à 2100 mètres d’altitude, justement pour faire du bon travail avec les entraîneurs.

Hugo Houle

« On a fait pas loin de 50 000 mètres de dénivelé en 14 jours et pas loin de 60 heures d’entraînement. J’ai fondu un peu, rigole-t-il en passant sa main sur son ventre plat, lui qui dit avoir perdu 5 kilos. Ça se reflète sur les performances. Honnêtement, je n’ai jamais travaillé aussi fort: 112 heures d’entraînement en mai, 105 en juin, le Tour de France en 117 heures… L’année passée, je pense que j’ai fait un mois en haut de 100 heures, là, j’en ai fait trois de suite.

« J’ai 28 ans, je suis capable de prendre ce volume d’entraînement là. Les meilleures années pour un cycliste, c’est entre 28 et 34 ans. »

La satisfaction du lieutenant

Revenu à la compétition à la fin août avec une cinquième place à la Course arctique de Norvège, remportée par son coéquipier Alexey Lutsenko, Houle jubile encore.

Quand j’ai attaqué dans la montée finale, je me suis retourné et nous n’étions que quatre. Mathieu Van der Poel n’était plus capable de suivre la cadence. Il avait gagné la Coupe du monde deux jours auparavant. Pour moi, c’est un bel accomplissement de faire mal à des gars comme Barguil (Warren).

Hugo Houle

« Même Lutsenko m’a dit après l’étape que je lui avais fait mal aux jambes un peu. J’étais content de faire ça. Même si ce n’était pas pour moi, j’étais là pour mon leader, ce sont des moments de satisfaction pour un coureur comme moi. Le soir, tu te couches et tu te dis: ‘"Yes, j’ai fait ma job". Et ton boss te tape dans le dos et te dis que tu as eu un impact sur la course et que si tu n’avais pas été là, peut-être qu’on n'aurait jamais gagné. C’est gratifiant. »

Au bout du compte, sa loyauté lui aura valu la récompense contractuelle. Son rôle de lieutenant, Hugo Houle ne le considère pas du tout ingrat.

« Je vis très bien avec ça, affirme-t-il. Il faut être honnête avec soi-même. Quand tu es dans une course comme le Tour de France, si tu ne peux pas gagner le classement général, il faut adhérer aux objectifs de l’équipe. C’est reconnu à travers le peloton. Les leaders des autres équipes te regardent et voient que tu es loyal, fort, que tu fais ta job et que tu es intelligent. Quand tu arrives pour négocier ton contrat après, c’est beaucoup plus simple. »

Des cartes à jouer à Québec et à Montréal

Hugo Houle participera la semaine prochaine aux Grands Prix cyclistes de Québec (13 septembre) et de Montréal (15 septembre), les seules courses d'un jour de l'UCI WorldTour en Amérique du Nord. Et il souhaite s'y signaler, surtout que les ténors d'Astana sont au Tour d'Espagne.

J’ai fait ma place dans l’équipe, je pense qu’ils ont envie de me laisser aller et de me dire: ‘’Amuse-toi mon grand, tu es chez toi, tu as beaucoup donné pour l’équipe’’. C’est ce à quoi je m’attends, plus de liberté et faire plaisir au monde ici.

Hugo Houle

« Si c’est le cas, j’aimerais faire un top 10 à Québec. La barre est haute, ce n’est pas facile. Ce sont les meilleurs au monde. Si tout va bien et que les jambes sont là, je pense que c’est accessible. Et d’être acteur dans la course ici à Montréal, encore là, il faut que les jambes répondent.Je ne suis pas là pour annoncer que je vais gagner. Oui, ça peut arriver, mais il faut être honnête. »

Après son passage au Québec, Hugo Houle prendra part aux Championnats du monde de cyclisme sur route, du 22 au 29 septembre, à Harrogate, au Royaume-Uni.

Et encore là, il pourrait fort bien se retrouver dans le rôle de lieutenant, cette fois avec son compatriote Michael Woods comme leader.

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