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Élizabeth Giguère boudée encore une fois par Hockey Canada

Auteure du but gagnant en prolongation, Elizabeth Giguère soulève le trophée remis à l'équipe championne du hockey universitaire américain (NCAA)

Auteure du but gagnant en prolongation, Elizabeth Giguère soulève le trophée remis à l'équipe championne du hockey universitaire américain (NCAA).

Photo : The Associated Press / Stacy Bengs

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Élizabeth Giguère a beau être la meilleure marqueuse du circuit universitaire américain (NCAA), Hockey Canada ne croit pas qu’elle soit prête à jouer au sein de son programme cette saison.

La fédération canadienne a dévoilé récemment la liste des 47 joueuses invitées pour son camp d’évaluation qui se tiendra à compter du 9 septembre à Liverpool, en Nouvelle-Écosse.

Le nom de la hockeyeuse de 22 ans, qui joue avec les Golden Knights de l’Université Clarkson, n’y figure pas.

On est en communication avec elle, assure la directrice générale de l’équipe nationale, Gina Kingsbury. On a l’oeil sur elle, c’est sûr, mais on ne pense pas qu’elle soit prête en ce moment pour plusieurs raisons. On essaie de s’assurer qu’elle progresse au niveau qu’elle doit progresser pour pouvoir, peut-être un jour, percer notre formation.

Elle est sur notre radar, mais présentement, on ne sent pas qu’elle peut faire partie du groupe des 47.

Gina Kingsbury, directrice générale, Équipe nationale féminine, Hockey Canada

La dirigeante de Hockey Canada reste évasive sur les raisons qui justifient cette décision de ne pas inviter la hockeyeuse québécoise au camp de développement.

Il semble toutefois que la santé et la condition physique de la joueuse soient au coeur du problème.

Nous n’avons pas l’impression qu’elle est en santé. Elle peut jouer des matchs, mais il lui manque beaucoup d’autres choses. Elle est en voie d’être à 100 %. La santé de nos athlètes est notre priorité. Je n’en dirai pas plus.

Dans le passé, Élizabeth Giguère a été exclue du programme de développement de Hockey Canada parce les résultats de son examen physique hors glace, le test Léger-Navette, ne répondaient pas aux standards de la fédération.

Sa dernière évaluation hors glace dans le giron de Hockey Canada remonte à 2017.

Dominante malgré les blessures

Depuis qu’elle a fait le saut dans le hockey universitaire américain, Élizabeth Giguère s’impose comme l’une des attaquantes les plus douées du circuit.

Meilleure pointeuse de la NCAA la saison dernière avec 73 points, elle est considérée par bien des experts comme l’une des meilleures joueuses de moins de 25 ans de tout le hockey féminin.

Élizabeth a énormément de talent offensif sur glace, mais c’est un niveau complètement différent, l’équipe nationale, renchérit Gina Kingsbury. Nos joueuses doivent jouer des compétitions intenses, 7 matchs en 12 jours. C’est deux ligues à part.

Élizabeth Giguère n’a pas donné suite à notre demande d’entrevue. Selon nos informations, une malformation des hanches lui cause des maux de dos depuis son enfance, mais elle ne souffre d’aucune blessure sérieuse en ce moment.

La hockeyeuse s’est fait une entorse à la cheville en juin, mais rien pour l’empêcher de participer actuellement au camp de préparation de sa formation universitaire qui entame sa saison à la fin du mois.

Élizabeth Giguère (no 7)

Élizabeth Giguère (no 7)

Photo : Université Clarkson

Offensive en quête de solution

Matt Desrosiers, l’entraîneur de Élizabeth Giguère à l’Université Clarkson, était entraîneur adjoint du Canada lors des derniers Championnats du monde de hockey féminin où le Canada a fait piètre figure.

Habituée de la finale face à ses grandes rivales américaines, la formation canadienne a connu son pire résultat avec une médaille de bronze, après avoir été vaincue en demi-finale par la Finlande.

Il est convaincu que Giguère pourrait donner un bon coup de main à cette équipe qui peine à marquer des buts.

Des habiletés offensives comme celles d'Elizabeth sont rares, raconte Matt Desrosiers. Elle fait partie de ces joueuses spéciales. Toutes les équipes, de tous les pays seraient bien heureux d’avoir une joueuse comme elle dans leurs rangs.

Si elle peut être à 100 %, il n’y a aucun doute dans mon esprit qu’elle peut jouer et avoir un impact à ce niveau-là.

Matt Desrosiers, entraîneur, Golden Knights de l'Université Clarkson, à propos de Élizabeth Giguère

Desrosiers est au fait que sa joueuse étoile a dû composer avec les blessures la saison dernière.

Mais cela n’a pas empêché Giguère de jouer plus de 20 minutes par rencontre alors que les Knights bataillaient pour le championnat national.

C’est une vraie athlète, elle est du genre à jouer à fond, malgré le fait qu’elle soit blessée. Je comprends qu’elle doit être déçue de ne pas être invitée au camp, mais elle doit s’assurer à ce point-ci d’être en pleine santé, précise-t-il.

Les portes de Hockey Canada ne sont pas fermées, assure Gina Kingsbury, même si les Jeux olympiques de Pékin en 2022 approchent à grands pas.

Nous allons réduire notre liste de joueuses l’an prochain, mais on n’écarte aucune possibilité. Si une joueuse mérite une invitation, nous allons la lui offrir. Nous aimerions voir Élizabeth avoir du succès avec nous à l'avenir.

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