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Les Américains stoppés par les Australiens avant le mondial

Une première défaite en 78 matchs

Il protège son ballon devant Harrison Barnes (à gauche).

L'Australien Andrew Bogut (à droite)

Photo : Getty Images / Kelly Defina

Agence France-Presse

L'indestructible équipe américaine de basketball bat de l'aile à une semaine de la Coupe du monde. Sans ses supervedettes, qui préfèrent faire l'impasse sur le tournoi, elle a essuyé une défaite historique de 98-94, samedi, en match amical contre l'Australie, la première en 13 ans avec un effectif issu de la NBA.

La préparation au mondial qui s’amorce le 31 août allait plutôt bien jusque-là pour les États-Unis avec deux victoires contre l'Espagne et l'Australie, mais les triples champions olympiques et doubles champions du monde en titre ont été stoppés net à Melbourne.

Pour la première fois depuis la demi-finale de Coupe du monde perdue contre la Grèce en 2006, la sélection américaine dans sa version exclusivement constituée de joueurs de la NBA (elle avait disputé sa campagne de qualification avec des joueurs de G-League, la ligue secondaire) a perdu un match officiel.

De quoi relancer les inquiétudes concernant la qualité de l'effectif de l'équipe assemblée par l'entraîneur légendaire des Spurs de San Antonio, Gregg Popovich, et sa capacité à défendre son titre, à huit jours de l'entrée en lice contre la République tchèque en Chine.

« Nous avons eu l'air un peu décontenancés par moments, nous avons pris de mauvaises décisions, a dit Popovich. On peut en partie s'attendre à cela avec un nouveau groupe qui essaye d'apprendre les systèmes, ce n'est pas surprenant. Mais les Australiens nous ont donné une grande leçon sur la manière dont on veut jouer dans ce type de compétition. Nous nous y habituons et j'espère que nous apprenons. »

Pour la défense de son titre mondial, l’équipe américaine fait certes toujours peur, mais sa jeunesse et son inexpérience, jumelée à l'absence de nombreuses vedettes, laissent ouverts tous les espoirs du côté des négligés pour qui une victoire contre les ogres américains dans une grande compétition n'a pas de prix.

En effet, la grande majorité des vedettes de la NBA (LeBron James, James Harden, Anthony Davis, etc.) ont renoncé à participer à la Coupe du monde pour privilégier la préparation de la saison à venir. Seuls deux joueurs choisis pour le match des étoiles de 2019, Kemba Walker et Khris Middleton, figurent dans la sélection.

Et les 22 points du premier, meilleur marqueur de l'équipe, ont paru bien pâles samedi devant les 30 unités inscrites par le meneur australien des Spurs Patty Mills, principal artisan du succès des siens, le premier de l'histoire de l'Australie contre les États-Unis.

« Ils la voulaient plus que nous ce soir. Leçon apprise », a lancé à l'issue du match Walker, résigné.

En plus de Mills, les Australiens, qui s'étaient inclinés 102-86 deux jours plus tôt devant la même équipe, doivent beaucoup à leurs deux vétérans Andrew Bogut (16 points, 9 rebonds) et Joe Ingles (15 points, 7 rebonds), 34 et 31 ans respectivement, dans la construction de ce succès obtenu devant plus de 52 000 spectateurs, un record pour ce sport en Australie.

« Le soutien a été incroyable. Nous sommes très fiers de représenter ces partisans et de belle manière. C'est une phase de construction pour nous, nous y allons étape par étape. C'est simplement sympa de voir notre progression », a dit Mills.

Une progression bienvenue pour les Australiens, jamais médaillés jusqu’ici, ni aux Jeux ni au mondial.

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