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Bianca Andreescu prête pour ses premiers Internationaux des États-Unis

Elle serre dans ses bras le trophée de la Coupe Rogers.

Bianca Andreescu

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

La Presse canadienne

Il y a un an, alors qu'elle n’était même pas classée parmi les 200 premières joueuses mondiales, Bianca Andreescu s'était difficilement taillé une place pour les qualifications des Internationaux des États-Unis.

Elle avait alors été éliminée au premier tour et avait raté les deux mois suivants en raison de maux de dos.

Les choses ont bien changé depuis. L'Ontarienne de 19 ans, championne de la Coupe Rogers et du tournoi d’Indian Wells, est de retour à New York comme 15e joueuse mondiale et 15e tête de série.

Plusieurs observateurs estiment qu’elle peut avoir du succès à Flushing Meadows dans un tableau féminin sans grande favorite.

À la suite de mon triomphe à Toronto, je ressens beaucoup de confiance. J'aime jouer sur surface dure. Je suis ici aux Internationaux des États-Unis à New York et c'est un moment dont je rêvais.

Bianca Andreescu

« Je suis anxieuse de voir ce qui va arriver lors de ces deux prochaines semaines. »

Andreescu disputera son match de premier tour mardi contre Katie Volynets, une Américaine de 17 ans, classée 407e à la WTA, qui a hérité d'un laissez-passer des organisateurs.

Les deux joueuses ont croisé le fer une fois auparavant. C’était à Newport Beach, à la fin janvier. Andreescu avait triomphé 6-2 et 7-6 en route vers son premier trophée dans un tournoi de la WTA.

« C'est une féroce compétitrice. Elle rattrape beaucoup de balles. Pour cette raison, je ne m'attends pas à ce que ce soit facile, a mentionné Andreescu. Je sais également qu'elle est Américaine, mais j'espère obtenir l'appui des spectateurs aussi. »

« Il nous faut oublier Toronto et nous concentrer sur ce qui est devant », a rappelé son entraîneur Sylvain Bruneau.

Le fait que la jeune femme ait été invitée aux conférences de presse d'avant-tournoi, à sa première présence dans le tableau principal aux Internationaux des États-Unis, démontre à quel point elle a gagné des galons.

Trois des quatre autres joueuses présentes, Naomi Osaka, Ashleigh Barty et Simona Halep, ont gagné des tournois du grand chelem en 2019 et ont occupé la première place du classement mondial. La quatrième, Sloane Stephens, est la dernière Américaine à avoir remporté le tournoi à New York, il y a deux ans.

Elle serre le poing gauche.

Bianca Andreescu

Photo : Getty Images / Vaughn Ridley

Le nombre d'amateurs ayant assisté à sa séance d'entraînement jeudi soir est une autre preuve de l'attrait que présente désormais Andreescu.

 « Le défi dans tout ça vient du fait que nous avons gravi les étapes si rapidement, brûlé en fait, a noté Bruneau.

 « Nous devons apprendre rapidement parce que la progression n'a pas été graduelle. Elle n'a pas eu le temps de s'habituer à son nouveau statut, de gérer les attentes. Nous devons faire attention de ne pas abandonner la formule qui a bien fonctionné jusqu'à maintenant. Mais comme je lui dis continuellement, elle peut en parler autant qu'elle veut, mais il n'y a rien de mieux que de le vivre. »

Un meilleur soutien

Contrairement au début de l'année 2019, Andreescu est entourée de toute une équipe multidisciplinaire. Il y a Bruneau, la préparatrice physique, Virginie Tremblay, le partenaire de frappe, Hugo de Feo, et une physiothérapeute/ostéopathe Kirstin Bauer, une Autrichienne qui s'est jointe au groupe après les Internationaux de France, où Andreescu n'a joué qu'un match avant de se retirer.

À l'arrière-scène se trouvent aussi un psychologue sportif et un médecin.

« Il y a des coûts d'impliqués, bien sûr. Mais lorsque vous atteignez un certain niveau, vous réalisez que c'est la norme au tennis. Les meilleurs ont une équipe autour d'eux. Ça rend les choses plus faciles », a expliqué Bruneau.

« C'est vraiment différent. Si je remonte à l'époque où nous avons commencé (à des tournois de moindre envergure au Japon, en mars 2018), c'était elle et moi, et personne d'autre », a-t-il ajouté.

Andreescu s'est donné du temps pour s'occuper d'un problème à l'aine qui a surgi vers la fin de son étonnant parcours jusqu'au titre à la Coupe Rogers. Ensuite, elle s'est attardée à sa préparation pour sa première présence dans le tableau principal des Internationaux des États-Unis.

« Depuis deux semaines et demie, je me suis bien préparée physiquement et mentalement. Je me sens très bien. » 

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