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L’odyssée olympique de Krystina Alogbo

Les joueuses se félicitent sur le bord de la piscine.

L’équipe canadienne de water-polo féminin

Photo : The Canadian Press / Dave Holland

Jean St-Onge

Quand elle a fait ses débuts avec l’équipe nationale de water-polo en 2005, Krystina Alogbo ne se doutait pas qu’elle attendrait 15 ans avant de vivre son rêve olympique.

Championne du monde junior en 2003 et médaillée de bronze aux Championnats du monde avec l’équipe senior à Montréal, en 2005, Krystina Alogbo pouvait rêver de se retrouver aux Jeux olympiques à Pékin.

Le Canada a toutefois raté la qualification olympique de 2008, puis celles de 2012 et 2016.

Chaque fois, il s’en est fallu de peu.

Un petit but de plus, et l’histoire aurait pu être fort différente.

« Ça fait 10 ans que c’est l’histoire d’un but. En 2011, à Guadalajara, c’est aux tirs de pénalité. Aux dernières qualifs, contre les Italiennes, c’était 8-7.

« Quand tu finis au bout de quatre tours de tirs de pénalité contre les Américaines qui sont 1res au monde depuis six ans, tu sais que tu mérites d’être aux Jeux olympiques. »

L’an prochain, le Canada y sera. Finalement…

En atteignant la finale contre les Américaines aux Jeux panaméricains, il y a deux semaines, Krystina et ses coéquipières ont enfin pu célébrer leur qualification.

Comme l’équipe canadienne profitait d’une bonne avance dans sa demi-finale contre le Brésil, l’entraîneur David Paradelo a pu aider ses joueuses à marquer le coup en retirant les vétéranes du jeu en fin de match.

Visiblement, Alogbo, la capitaine de longue date, a apprécié l’attention de son entraîneur.

« Je me suis retournée vers Joëlle Bekhazi et elle est partie à brailler. Je me suis dit : "Hold it together." J’ai regardé Kyra, puis Manon, notre massothérapeute qui est là depuis plus longtemps que moi. Je me suis dit : "Hold it together", qu’il fallait finir ça. Il restait deux minutes. »

Entrevue avec Krystina Alogbo

Même s’il restait une finale contre les puissantes Américaines, l’objectif était atteint : une présence aux Jeux olympiques.

Pour Krystina Alogbo, cette qualification pour Tokyo représente beaucoup.

« Ça représente 15 ans de ma vie. On peut même remonter à quand j’avais 8 ans. La petite fille qui regardait les Jeux olympiques d’hiver et d’été avec sa mère et qui veut un jour y aller, peu importe comment. Ça représente la jeunesse. L’espoir. Le rêve d’y être. »

À 33 ans, elle est consciente que bien des choses peuvent se passer d’ici à la cérémonie d’ouverture, le 24 juillet 2020. Mais si tout va bien, elle y sera.

Sauf qu'elle a encore plus envie au moment où elle sautera dans la piscine.

« J’ai juste hâte de jouer. Un match comme les autres matchs… mais olympique », dit-elle, les yeux brillants.

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