•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
chronique

À quel chantier s'attaque Wilmer Cabrera avec l'Impact?

Il est debout près du banc des joueurs.

Wilmer Cabrera à l'époque où il dirigeait le Dynamo de Houston.

Photo : Associated Press / Tony Gutierrez

Olivier Tremblay

BILLET - Jeu terne, mauvais résultats, blessures, recrutement déficient, gestion d’effectif à revoir, fiasco Harry Novillo, cimetière d’entraîneurs, coup de panique… Quoi qu’on dise sur le départ de Rémi Garde, ça ne changera rien au fait que Wilmer Cabrera sera l’entraîneur-chef de l’Impact de Montréal à son prochain match.

Et c’est peut-être là-dessus que les supporteurs se posent le plus de questions!

Certes, il fallait trouver un remplaçant au plus vite. Les Montréalais n'ont que sept matchs, tous cruciaux, à jouer en MLS. Ça commence en plus à Toronto.

On aurait pu choisir quelqu’un de la maison, mais on s’est tourné vers Cabrera, congédié il y a une semaine – par l’ancien directeur technique de l’Impact Matt Jordan – après deux saisons et demie au Dynamo de Houston, qui a confié le poste sur une base intérimaire au tout premier capitaine de l’Impact en MLS, Davy Arnaud.

Difficile de spéculer sur les raisons de l’embauche avant même la présentation du nouveau patron, qui aura lieu après l’entraînement de jeudi. On peut cependant présumer que le Bleu-blanc-noir a voulu d’un pilote bien au fait de la MLS d’aujourd’hui, qui vit encore au rythme du travail quotidien.

Sauf que le quotidien de l'entraîneur colombien de 51 ans n’avait rien de réjouissant ces derniers mois. Après un début de saison 2019 remarquable, compte tenu de la difficile fin d’exercice 2018, le Dynamo s’est enfoncé. Il n’a gagné que 3 de ses 18 derniers matchs. La première année de Cabrera, en 2017, avec 50 points et une finale d’association, avait été superbe. Mais le bilan des 18 derniers mois est médiocre.

Le collègue Matt Doyle de la MLS, qui a regardé beaucoup plus de matchs du Dynamo ces dernières années que l’auteur de ces lignes, brosse un portrait semblable de la situation.

« C’était un très bon entraîneur, la première année, lorsque son équipe jouait avec du cœur et qu’elle se fiait à des ailiers rapides, un peu comme ceux de l’Impact, a-t-il analysé en conversation avec Radio-Canada Sports. Il n’a pas connu autant de succès la deuxième année, quand il a tenté un jeu plus complexe. Il a tranquillement perdu son vestiaire. Mais la première année était bonne! »

C’est peut-être justement cette première saison de Cabrera à Houston qu’avait l’Impact en tête quand il a confirmé cette embauche. L’équipe a presque toujours connu ses meilleurs moments lorsqu’elle s’est appuyée sur un bloc défensif bas et sur les transitions offensives. Le parcours des Montréalais dans les éliminatoires de 2016 reposait essentiellement là-dessus.

La mouture actuelle de l’équipe semble apte à déployer ce genre de jeu. Et si l’Impact parvient à valider son billet pour les éliminatoires et leur nouveau format à un match unique sur le terrain du mieux classé, il risque fort de se retrouver dans la peau du négligé qui disputerait toutes ses rencontres à l’extérieur, même s’il se rend très loin.

Cabrera représente-t-il la solution à long terme? Probablement pas. Si certains rageaient contre le fait que Rémi Garde n’utilisait pas ses trois changements, ils pourraient vite demander à Wilmer Cabrera de ne plus en faire tellement les siens ont parfois mystifié les partisans du Dynamo.

Mais s’il faut revenir aux sources, le temps d’une dizaine de matchs, peut-être Cabrera, bien entouré de Wilfried Nancy, Rémy Vercoutre et Patrice Bernier, peut-il fournir à l’Impact quelques outils?

Soccer

Sports