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La cause des joueuses américaines pour l'équité salariale sera entendue en mai

Alex Morgan saute sur les épaules de Megan Rapinoe (à droite) pour célébrer le but de cette dernière en finale contre les Néerlandaises.

Les Américaines sacrées championnes de la Coupe du monde de soccer.

Photo : Associated Press / Francisco Seco

AFP

Le procès intenté par les joueuses américaines de soccer, doubles championnes du monde en titre, contre leur fédération pour réclamer des salaires égaux à ceux de leurs homologues masculins sera jugé le 5 mai 2020, a annoncé un porte-parole des joueuses lundi.

Cette plainte pour discrimination, qui vise notamment à dénoncer l'iniquité des salaires et des conditions de travail entre les hommes et les femmes dans le soccer, a été déposée dès le 8 mars dernier par 28 joueuses américaines.

Bien que des discussions aient été entamées entre les deux parties, elles sont au point mort. L'annonce de la date du procès, décidée lundi par le juge fédéral R. Gary Klausner à Los Angeles, intervient une semaine après le gel de ces pourparlers.

« Nous sommes ravies de la date à laquelle le procès a été fixé, cela va arriver bientôt. Nous sommes pressées d'avancer dans ce dossier. Nous nous projetons déjà vers mai 2020, quand les joueuses donneront leur version des faits », a déclaré lundi Molly Levinson, l'une des porte-parole des joueuses dans un communiqué.

« Nous espérons que ces championnes du monde recevront ce à quoi elles ont légalement droit : l'équité des salaires et des conditions de travail, rien de moins », a-t-elle ajouté.

Même si un accord pourrait être trouvé avant cette date, pour le moment, le procès a été programmé en plein milieu du rassemblement de l'équipe nationale féminine pour la préparation des Jeux olympiques de Tokyo 2020 (du 24 juillet au 9 août).

À coups de slogans « Equal pay! », la question de l'équité des salaires entre hommes et femmes avait été mise au-devant de la scène lors du dernier Mondial en France.

Aux États-Unis, les meilleures joueuses sont sous contrat avec la Fédération nationale de soccer, qui les rémunère, et non avec des clubs, comme en Europe.

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