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Suspendue pour dopage, Laurence Vincent-Lapointe défend son intégrité

Laurence Vincent-Lapointe

Photo : AFP/Getty Images / AFP

Radio-Canada

La Québécoise Laurence Vincent-Lapointe, multiple championne du monde de canoë et grand espoir de médaille aux Jeux olympiques de Tokyo, a échoué à un contrôle antidopage hors compétition à la fin de juillet, annonce lundi Canoë Kayak Canada (CKC). « Je n’ai rien fait de mal », insiste l’athlète.

Vincent-Lapointe est temporairement suspendue dans l'attente de la conclusion de l'affaire et ratera les prochains Championnats du monde qui se dérouleront cette semaine, à Szeged, en Hongrie. Elle devait y défendre ses titres au C-1 200 m, au C-1 5000 m et au C-2 500 m.

La Fédération internationale de canoë (ICF) ne nomme pas la substance à l’origine de son contrôle antidopage raté. L’agence qui représente Vincent-Lapointe a dit à Radio-Canada Sports que des traces de Ligandrol ont été trouvées dans l'échantillon qu'elle a fourni.

Dans son communiqué, Canoë Kayak Canada parle d’une substance, sans la nommer, qui « a fait l'objet de récents cas de suppléments contaminés. Les informations préliminaires disponibles à ce point-ci indiquent que ce résultat anormal pourrait être causé par l'utilisation involontaire et inconsciente d'une substance interdite ».

« Je suis encore sous le choc et complètement dévastée par la situation, parce que je n'ai absolument rien fait de mal et parce que je n'ai rien à cacher », a dit Vincent-Lapointe.

« Je suis une personne intègre. La tricherie sous toutes ses formes me répugne. Je crois en un sport propre et c’est ce que j’applique comme principe dans ma vie d’athlète. Je n’aurais jamais mis à risque mon nom, ma réputation, ma carrière pour améliorer mes performances et creuser l’écart avec mes adversaires. »

Je me sens comme dans un cauchemar. Je n’arrive toujours pas à croire ce qui m’arrive. Depuis que j’ai appris que mon test était positif, il y a quelques jours à peine, j’ai tout mis en œuvre, avec le support de CKC, et dans un court laps de temps, pour trouver d’où provient cette substance interdite trouvée dans mon test et prouver que je suis innocente, honnête et une athlète propre.

Laurence Vincent-Lapointe

Le Ligandrol est un produit qui a été développé pour traiter des cas des maladies dégénératives qui touchent les muscles, comme l’ostéoporose. Il permet d’accroître la masse musculaire, en plus d’aider à la récupération.

Il est à l’origine de la suspension d’une autre athlète cet été : la nageuse Shayna Jack, privée des mondiaux après avoir échoué à un test antidopage. L’Australienne de 20 ans ne comprend pas comment ce produit a pu se retrouver dans son organisme.

Soutenue par sa fédération

La canoéiste de 27 ans a décroché 13 médailles d’or aux Championnats du monde (dont un chez les U-23) entre 2010 et 2018. Elle a aussi deux records du monde : au C-1 200 m et au C-2 500 m en compagnie de Katie Vincent.

Elle se prépare à participer l’été prochain aux Jeux à Tokyo, où le canoë féminin fera son entrée dans le programme olympique.

Canoë Kayak Canada offre son soutien inconditionnel à sa protégée. « Nous ferons tout en notre pouvoir pour l'aider à prouver son innocence », a affirmé le chef de la direction Casey Wade.

Il va sans dire, CKC croit fermement en un sport propre, mais nous avons de fortes raisons de croire que Laurence a pris toutes les précautions nécessaires à l’égard des règles et des procédures liées à l'antidopage et qu'elle n'a pas intentionnellement pris de substance interdite. Nous continuerons de l’aider afin de déterminer comment cette situation malheureuse a pu se produire.

Casey Wade

« C'est vraiment un choc, on s'y attendait pas du tout, a dit Mathieu Pelletier, entraîneur-chef au Club de canoë-kayak de Trois-Rivières, d’où est originaire Laurence Vincent-Lapointe. Connaissant Laurence, ce n'est pas quelque chose qu'elle a cherché à faire intentionnellement, je pense que ça peut être une erreur ou un accident. »

« Je suis très, très surpris, a ajouté l’ancien kayakiste Richard Dobber fils, qui travaille avec Laurence Vincent-Lapointe comme chiropraticien. Laurence, c'est quelqu'un que je connais bien. C'est quelqu'un que je suis depuis longtemps, que je traite [...] comme athlète. J'ai hâte de voir plus de détails sur la situation. Laurence, c'est quelqu'un que je respecte beaucoup. D’un point de vue athlétique et personnel, c'est une personne qui a de très bonnes qualités. »

« Nous sommes très déçus que cela se produise à la veille de notre plus grand événement de l'année, a pour sa part déclaré le secrétaire général de la Fédération internationale de canoë, Simon Toulson, en référence aux Championnats du monde. Les droits de l'athlète doivent être respectés, nous ne ferons donc aucun autre commentaire avant la fin de la procédure. »

Laurence Vincent-Lapointe doit rencontrer les médias mardi à Montréal et à Trois-Rivières.

Avec les informations de La Presse canadienne

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