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Daniil Medvedev, chasseur de têtes aux Internationaux des États-Unis

Un joueur regarde une caméra braquée sur lui.

Daniil Medvedev, le feu dans les yeux au Masters de Cincinnati

Photo : Getty Images / Matthew Stockman

Agence France-Presse

Avec ses trois finales consécutives en Masters 1000 et sa victoire à Cincinnati, Daniil Medvedev sera-t-il le joueur de la jeune génération qui privera Novak Djokovic, Rafael Nadal ou Roger Federer d'un prochain titre du grand chelem?

Le Russe abordera les Internationaux des États-Unis, du 26 août au 8 septembre, en ayant gagné plus de matchs cette saison que chaque membre du trio infernal.

Le Russe de 23 ans et résident monégasque s'entraîne à Cannes sous la direction de Gilles Cervara. Il est à présent 5e joueur mondial avec, en 2019, 44 victoires, dont 31 sur dur, et 2 titres (Sofia et Cincinnati).

Du seul point de vue de ces statistiques, il est même le meilleur de l'année devant Djokovic, Nadal et Federer. Mais il lui manque un titre majeur que les trois « vieux » ne finissent pas de collectionner.

Depuis le début de l'année, Medvedev a battu Djokovic deux fois (Monte-Carlo et Cincinnati), Dominic Thiem (Montréal), Kei Nishikori (Barcelone), Stefanos Tsitsipas (Monte-Carlo) et Karen Khachanov (Montréal), tous membres de l'actuel top 10.

Avec sa technique peu académique, il a peu brillé lors des trois premiers tournois du grand chelem de 2019. Il a été éliminé en huitièmes de finale aux Internationaux d'Australie, au premier tour à Roland-Garros et au troisième à Wimbledon.

Il a toutefois surpris à Cincinnati, notamment Djokovic en demi-finales, et Goffin en finale, avec un service hargneux, y compris avec ses deuxièmes balles.

À Flushing Meadows, il jouera sur sa surface favorite et pourra s'appuyer psychologiquement sur un sacré tableau de chasse.

Il est en point de presse après sa défaite en finale de la Coupe Rogers à Montréal.

Daniil Medvedev

Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Chabot

Quand la sagesse s'installe

Sur le court, il rappelle, notamment par cette façon d'attendre le service adverse quasiment droit, les épaules et la raquette très légèrement en avant, son compatriote Andreï Chesnokov, pionnier du tennis russe qui avait remporté le tournoi de Monte-Carlo en 1990, à l'époque sous la bannière soviétique.

La nonchalance du jeune est bien moins profonde que celle de l'ancien.

Comme l'Australien Nick Kyrgios, le Français Benoît Paire ou l'Italien Fabio Fognini, Daniil Medvedev est enclin au décrochement mental et à l'extériorisation de sa frustration avec destruction minutieuse de ses raquettes.

« J'étais fou! », reconnaît-il dans un français impeccable. Mais il se soigne. Depuis des mois, il a recours à une psychologue. Et le travail paye puisqu'il cède de moins en moins à la colère sur les courts.

Je savais, même quand j'étais junior, que ça ne me faisait pas du bien. Mais je ne pouvais pas le contrôler. J'ai donc travaillé beaucoup là-dessus. Et là, j'arrive mieux à me contrôler.

Daniil Medvedev

Préférence marquée pour le dur

Malgré son beau parcours à Monte-Carlo en ouverture de la saison sur terre battue, où il avait atteint pour la première fois les demi-finales d'un Masters 1000, Medvedev n'avait pas caché son choix de prédilection.

Je me sens quand même plus heureux de jouer sur dur. Ce n’est même pas les résultats, mais juste que je sens mieux la tactique. Je m'amuse bien.

Daniil Medvedev

Encore hors du top 60 mondial en août 2018, il était dans le top 20 deux mois plus tard après ses titres à Winston-Salem et à Tokyo. Un an plus tard, il est l'un des plus sérieux « négligés » pour gagner le dernier tournoi du grand chelem de l'année.

De quoi ravir la presse russe, comme le quotidien Sport Express, qui voit en lui un joueur « parfois maladroit, mais très stable, capable de détruire le jeu de n'importe quel adversaire ».

À condition que son physique et son mental tiennent le coup.

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