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La lutte contre les abus dans le sport doit s'intensifier, selon la ministre Kirsty Duncan

Elle parle devant un lutrin.

La ministre des Sciences, des Sports et des Personnes handicapées Kirsty Duncan

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

La Presse canadienne

La ministre des Sciences, des Sports et des Personnes handicapées est consciente qu'il reste encore du pain sur la planche.

Kirsty Duncan fait de la lutte contre les abus et le harcèlement dans le sport son cheval de bataille depuis qu'elle est entrée en fonction en janvier 2018.

Elle a instauré de nombreuses mesures, dont l'adoption d'un code de conduite pour les fédérations sportives canadiennes, le financement du Centre de règlement des différends sportifs du Canada (CRDSC) pour la mise sur pied d'un bureau d'enquête et la création d'une ligne téléphonique confidentielle réservée aux athlètes et aux témoins qui ont vécu de l'abus ou du harcèlement.

Je veux que les gens sachent que nous sommes proactifs dans ce dossier. Ça continue. Ça n'arrête pas. C'est l'une des priorités de notre gouvernement. Ma priorité est de mettre un terme aux abus et de protéger tous les athlètes, ainsi que nos enfants.

Kirsty Duncan

Dans le cadre d'un article publié plus tôt cette semaine, La Presse canadienne revenait sur les conclusions d'une étude menée au printemps par AthlètesCAN en collaboration avec l'Université de Toronto démontrant que la violence psychologique est beaucoup plus répandue qu'on pourrait le croire.

Ainsi, près d'un cinquième des 764 athlètes consultés, qui sont membres actifs d'une équipe nationale, disent avoir été victime de violence psychologique, alors que chez les 237 athlètes à la retraite interrogés, la proportion des victimes se rapproche du quart.

En ce sens, une série de procès portant sur des méfaits à caractère sexuel dans l'univers du sport ont créé une onde de choc au Canada et aux États-Unis au cours de la dernière décennie.

Il suffit de citer les procès criminels de l'ex-entraîneur de l'équipe de football de l'Université Penn State Jerry Sandusky, l'ex-entraîneur de l'équipe canadienne de ski alpin Bertrand Charest, l'ex-entraîneur de l'équipe américaine de gymnastique Larry Nassar, l’ex-entraîneur de gymnastique Michel Arsenault et plus récemment celui contre Dave Brubaker, l'ex-directeur de l'équipe canadienne de gymnastique, pour réaliser que cet enjeu est revenu à l'avant-scène.

Kirsty Duncan est avec des membres de l'Association canadienne du soccer et une banderole avec écrit dessus « Canada » dans le BMO Field de Toronto.

Parmi les 80 matchs qui se dérouleront en 2026 lors de la Coupe du monde de la FIFA, 60 se dérouleront aux États-Unis, 10 au Mexique et 10 au Canada.

Photo : Radio-Canada

Mme Duncan a également dû se pencher sur plusieurs autres dossiers chauds. Elle s'affaire notamment à développer un programme de sensibilisation aux commotions cérébrales, dans l'espoir de les prévenir et de faciliter l'accès aux traitements des blessures à la tête, en plus de favoriser l'égalité des sexes dans le sport.

« Nous revenons toujours à la culture, n'est-ce pas? Que ce soit la culture de l'abus, où il est mal vu de dénoncer un abus et d'agir en conséquence. Ou encore de changer la culture sportive, lorsque des athlètes ressentent la nécessité de repousser leurs limites en dépit d'une blessure, la nécessité de performer. Tout ça doit changer. »

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