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Les hockeyeuses suédoises appellent au boycottage pour de meilleures conditions

Un plan aérien de joueuses réunies autour de leur gardienne.

L'équipe suédoise de hockey féminin

Photo : Getty Images / Jamie Squire

Radio-Canada

Les hockeyeuses de l’équipe nationale de Suède menacent de boycotter leur camp estival, cette semaine, et le Tournoi des cinq nations, la semaine prochaine, si leur fédération ne répond pas à leurs exigences en matière de rémunération.

Un total de 43 joueuses prennent part à ce mouvement de contestation qu'elles lancent pour obtenir une compensation financière pour leur participation aux activités de l’équipe.

Le camp devait en principe s’ouvrir jeudi en banlieue de Stockholm. Le Tournoi des cinq nations a lieu en Finlande à compter de mardi.

De son côté, la Fédération suédoise de hockey est surprise par la décision des joueuses.

Dans une déclaration publiée sur les médias sociaux, Erika Grahm, membre de l’équipe de Suède, indique que le mouvement vise à « développer et à créer de meilleures conditions » au sein de l’équipe nationale, et à « susciter soutien et respect » pour les générations futures.

Grahm qualifie aussi les demandes des joueuses de « raisonnables ».

La Fédération suédoise répond qu’elle n’offre aucune compensation aux joueuses ni aux joueurs, et que cette façon de faire découle d’une entente entre les ligues et les grands clubs de Suède.

Elle ajoute que cet accord a été renouvelé en vue de la saison 2019-2020 et que le même modèle s’applique au hockey masculin depuis plusieurs années.

L'exemple des Américaines

Même si l'enjeu n'est pas lié à une question d'équité hommes-femmes, la situation rappelle le mouvement lancé en 2017 par les hockeyeuses de l'équipe des États-Unis.

Celles-ci avaient alors menacé de ne pas participer au Championnat mondial qui allait être présenté en sol américain.

Une entente de quatre ans était alors intervenue avec la Fédération américaine (Hockey USA). Leur salaire avait augmenté de 4000 $ par année, et elles avaient eu accès à un partage des revenus publicitaires.

Le revenu annuel des joueuses qui défendent les couleurs des États-Unis peut désormais atteindre 71 000 $ et jusqu'à 129 000 $ durant une année olympique.

Sur leur compte Twitter, les Américaines Jocelyne et Monique Lamoureux, championnes olympiques et mondiales en titre, ont donné leur appui à leurs consoeurs suédoises.

« Nous sommes fières des membres l'équipe de la Suède et de ce que leur geste signifie pour les prochaines générations de joueuses en Europe », ont-elles écrit.

En mai dernier, la Ligue nationale de hockey féminin (NWHL) a paraphé un accord avec le syndicat de ses joueuses. Plus de 200 joueuses de cette ligue et de la défunte Ligue canadienne (LCHF) avaient laissé entendre qu'elles ne joueraient plus en Amérique du Nord sans une nouvelle entente. En plus des augmentations de salaire, le nouveau contrat prévoit un partage égal des revenus publicitaires.

La Suède figure parmi les plus grandes nations du hockey féminin, mais son équipe n’a pas atteint les quarts de finale au dernier Championnat du monde en Finlande après avoir perdu trois de ses quatre rencontres de la phase de groupe.

Le Tournoi des cinq nations doit opposer, à compter de mardi, la Russie, le Japon, la République tchèque, la Suède et le pays hôte, la Finlande.

Avec les informations de Associated Press

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