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À un an des Jeux de Tokyo, l'élite de la planche à Montréal pour le Jackalope

Un planchiste glisse sur une rampe.

Jean-Sébastien Lapierre

Photo : Société Radio-Canada

Justine Roberge

Certains des meilleurs planchistes de la planète seront réunis au parc olympique de Montréal de vendredi à dimanche à l’occasion du Jackalope, le plus gros festival de sports d’action au Canada.

Pour le Québécois Jean-Sébastien Lapierre, mieux connu sous le nom de JS dans le milieu, ce sera l’occasion de gagner de l’expérience et de perfectionner sa technique en vue des Jeux de Tokyo, où la planche à roulettes fera son entrée au programme olympique.

« C’est une grosse compétition, mentionne l’athlète de 27 ans. Le fait que ce soit à Montréal, ça permet à ma famille et mes amis de venir me voir et de m’encourager. Quand il y a des Québécois qui se rendent en finale, on sent l’engouement de la foule. C’est un bon feeling et c’est le fun d’être à la maison. »

L’année dernière, Lapierre s’était classé 9e du Jackalope, un résultat qui l’a laissé sur sa faim.

« Je suis quelqu’un de très compétitif, donc je n’étais pas satisfait de ma 9e place. Cette année, si tout va bien, je devrais être capable de faire partie du top 3. »

Le planchiste brésilien Bob Burnquist, octuple médaillé d’or aux X Games, sera de la compétition, tout comme la jeune sensation de 12 ans Gavin Bottger.

Du côté des femmes, on pourra voir notamment la Montréalaise Annie Guglia, championne de l’édition 2018 et meilleure planchiste canadienne au classement mondial à l’heure actuelle.

Elle descend une rampe sur sa planche devant le stade olympique de Montréal.

Annie Guglia

Photo : Ariane Bergeron

Une communauté divisée

Le Comité international olympique (CIO) a annoncé en 2016 que la planche à roulettes serait intégrée au programme à Tokyo, en deux disciplines : le park (rampe) et le street (parcours à obstacles).

Depuis l’annonce, la communauté des planchistes est divisée. Certains craignent que leur sport perde son caractère clandestin et atypique. Pour Jean-Sébastien Lapierre, c’est tout le contraire.

« Ma perspective, c’est que si ça incite plus de jeunes à faire du skateboard, tant mieux, lance-t-il. Je crois que c’est bon pour le sport en général. Tant mieux si ça peut aider à avoir plus de skateparks au Québec et que plus d’argent soit investi dans le sport. Je ne vois que du positif. »

Spécialisé du parcours à obstacles, Lapierre s’entraîne majoritairement en Californie. Dans les prochains mois, il se concentrera à fond sur son entraînement dans le but de se qualifier pour les JO.

« J’ai participé à plusieurs compétitions qui permettent de m’améliorer au classement en vue des Olympiques. Ma vie est centrée sur le skateboard pour que je sois le meilleur possible, dit-il. En ce moment, je suis classé 5e parmi les planchistes au Canada. »

La période de qualification pour Tokyo a débuté en janvier dernier. Les planchistes auront jusqu’en mai 2020 pour accumuler des points. Au total, 20 athlètes par épreuve seront sélectionnés pour participer aux Jeux. Chaque fédération nationale peut choisir un maximum de trois athlètes.

Planche à roulettes

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