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Les succès canadiens en tennis inspirent la prochaine génération

Le reportage d'Alexandre Gascon

Photo : Getty Images / Vaughn Ridley

Radio-Canada

La Coupe Rogers a établi un nouveau record d'assistance à Montréal la semaine dernière avec 223 000 spectateurs. En l'absence de vedettes comme Roger Federer et Novak Djokovic, les Canadiens Félix Auger-Aliassime, Denis Shapovalov et Milos Raonic ont fait courir les foules au parc Jarry.

Le succès de ces joueurs se fait sentir chez les jeunes, qui se tournent de plus en plus vers le tennis.

C’est parce que les modèles à suivre sont nombreux. À l’heure actuelle, on compte trois Canadiens parmi les 34 meilleurs joueurs du monde (Raonic, Auger-Aliassime et Shapovalov). Chez les femmes, Bianca Andreescu pointe au 14e rang du classement de la WTA après sa victoire en finale de la Coupe Rogers à Toronto.

Ce succès au sommet de la pyramide rejaillit sur la base. Et les fédérations sportives s'en frottent les mains.

« Ce qu'on sent depuis quatre ou cinq ans, c'est vraiment une croissance au niveau du nombre de participations et d'inscriptions qu'il va y avoir dans les événements de Tennis Québec et dans les clubs », explique le directeur adjoint de la Fédération québécoise, Réjean Lévesque.

En trois ans à peine, le tennis a connu une hausse de popularité importante au pays. Le nombre de joueurs est passé de 5 736 000 en 2015 à 6 547 000 en 2018, soit une augmentation de 15 %.

La foule l'applaudit.

Félix Auger-Aliassime

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Tennis Québec affirme avoir déjà annulé des camps de jour en raison d'un manque d'inscriptions par le passé. La tendance s'est inversée.

« On a une liste d'attente maintenant pour le récréatif et la haute performance, soutient l'entraîneur du Club de tennis de L'Île-des-Soeurs Xavier Mignault. Avant, on disait oui à n'importe qui. Maintenant, il faut vraiment que ce soit quelqu'un qui est passionné. »

Un changement de mentalité

Le tennis a longtemps été perçu comme un sport guindé, presque aristocratique, mais le regard a changé aujourd’hui.

« Le tennis était un peu considéré par les jeunes comme le sport de leurs parents ou de leurs grands-parents, rappelle M. Lévesque. Aujourd'hui, le tennis, c'est cool. Et ça, on le sent vraiment. »

La Fédération québécoise se réjouit du nombre croissant de demandes d'inscriptions, mais peine à gérer le surplus.

Au cours des 20 dernières années, la province a perdu près de 30 % de ses terrains intérieurs. Tennis Québec souhaite construire un centre intérieur multifonctionnel pour répondre à ses besoins, mais le projet est encore embryonnaire.

En attendant, les nouveaux amateurs profitent de l'été et rêvent à leurs futurs exploits.

(D'après un reportage d'Alexandre Gascon)

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