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Il y a 25 ans, une grève stoppait l’élan des Expos

Des partisans rappellent, pancartes à l'appui, la vive déception vécue à la suite du conflit de 1994.

Les partisans des Expos n'ont pas oublié l'affront que leur a fait le baseball majeur en 1994.

Photo : La Presse canadienne / FRANCOIS ROY

Radio-Canada

Ça se passait il y a déjà un quart de siècle. Les Expos de Montréal affichaient la meilleure fiche du baseball majeur quand une grève a mis un terme à la saison.

Au début des années 1990, les « Z’Amours » constituaient une franchise moribonde qui n’intéressait plus personne tant les résultats sur le terrain étaient pitoyables.

En 1994, toutefois, l’interminable période de reconstruction donnait enfin des résultats. Les Expos détenaient une avance de six matchs sur les Braves d’Atlanta, en tête de la Division est de la Ligue nationale.

Il est important de se rappeler que les Braves possédaient une masse salariale deux fois plus élevée que celle des Expos.

Les assistances au stade olympique étaient en hausse et nombreux étaient ceux qui croyaient que l’équipe dirigée par le gérant Felipe Alou s’en allait tout droit vers la Série mondiale.

Puis, en ce 12 août 1994, le rêve a pris fin abruptement avec le déclenchement d’une grève.

L’incompréhension des partisans

Pendant que les joueurs vidaient leurs casiers, le lanceur Ken Hill avait déclaré aux journalistes présents qu’il aurait bien aimé remporter 20 victoires, mais qu’il se rangeait derrière son syndicat parce qu’il allait faire ce qui était juste pour les joueurs.

Les amateurs de baseball ne percevaient pas les choses du même œil. Une majorité d’entre eux estimait que les joueurs ne pensaient qu’à eux et qu’ils ne démontraient aucune compassion à l’endroit de ceux qui payaient une bonne partie de leur salaire.

L’édition 1994 des Expos est aujourd’hui considérée comme la meilleure équipe de l’histoire de la franchise. Au moment où le conflit est déclenché, son dossier était de 74 victoires contre seulement 40 défaites.

Le noyau de l’équipe était composé de Larry Walker, Moises Alou, Cliff Floyd, Marquis Grissom, Ken Hill, Jeff Shaw, John Wetteland, Wil Cordero, Darrin Fletcher et du futur membre du Temple de la renommée Pedro Martinez.

Tous dans la vingtaine, cinq d’entre eux avaient été invités au match des étoiles un mois plus tôt.

Au même moment, les Blue Jays de Toronto (55-60) pointaient au 3e échelon de la Division est de la Ligue américaine.

Ils prennent la pose sur deux lignes avec la mascotte Youppi!

Des membres de l'édition 1994 des Expos de Montréal ont été réunis en mars 2014 à l'occasion de la visite des Blue Jays de Toronto pour un match préparatoire face aux Mets de New York.

Photo : The Canadian Press / Paul Chiasson

Dommages irréparables

La grève de 1994 était le huitième arrêt de travail dans l’histoire du baseball majeur. Il a également été le plus long avec 938 rencontres annulées.

Quand une entente est intervenue le 31 mars 1995, même le début de la nouvelle saison avait été retardé.

En 1995, les Expos ont terminé 5es de leur division, et la plupart des joueurs qui composaient le cœur de l’équipe allaient être échangés au cours des trois années suivantes.

Les ennuis financiers se sont étirés durant une décennie. Et à la fin de la saison 2004, la moyenne des assistances avait chuté à 9356 spectateurs dans un stade qui pouvait en accueillir 46 500.

Les Expos ont disputé le dernier match de leur histoire le 3 octobre 2004. Ils s'étaient inclinés par la marque de 8-1 devant les Mets au stade Shea.

Depuis le printemps 2005, l’équipe s’appelle les Nationals de Washington... et n'a toujours pas remporté la Série mondiale.

Avec les informations de CBC

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