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Coupe Rogers : Rafael Nadal conserve son titre

Il frappe un revers à deux mains.

Rafael Nadal en finale de la Coupe Rogers à Montréal

Photo : Reuters / USA TODAY USPW

Jean-François Chabot

MONTRÉAL – Rafael Nadal (no 1) a défendu avec succès son titre de champion de la Coupe Rogers, dimanche, à Montréal, en battant le Russe Daniil Medvedev (no 8) en deux manches de 6-3 et 6-0.

En tout juste 70 minutes, l'Espagnol a mis la main sur un cinquième titre canadien après ceux de 2005, 2008, 2013 et 2018.

En quête d'une première victoire dans un tournoi de la série Masters 1000, Medvedev a péché autant par impatience que par inexpérience. Ses cinq doubles fautes et ses nombreuses fautes directes lui ont fait payer chèrement la note.

Tant et si bien que le numéro deux mondial a eu la vie facile pour signer sa 41e victoire de l'année. Medvedev le suit à ce chapitre avec 38.

Quatrième joueur russe à participer à la finale de la Coupe Rogers après Andreï Chesnokov (1991), Yevgeny Kafelnikov (1999) et Marat Safin (2000), Medvedev s'est malheureusement effondré devant les premières vraies attaques de son adversaire, de 10 ans son aîné.

« Je pense que j'ai joué une bonne première manche pour établir mon jeu. Ensuite, j'ai disputé, je crois, mon meilleur match de la semaine. J'ai maîtrisé les changements de direction. J'ai attaqué le filet pour inscrire les points importants. J'ai aussi bien réagi face aux hauts rebonds », a raconté Nadal au sujet des clés de sa victoire.

Invité à commenter sur l'omniprésence du vent, il a diminué l'importance de l'élément sur le jeu en spécifiant qu'il soufflait plus fort durant son entraînement sur le coup de midi que durant la rencontre.

Quand on lui a demandé s'il avait le sentiment d'entrer dans une zone quand il prenait le contrôle d'un match, ou s'il se plaçait sur le pilote automatique, Nadal a répondu qu'il ne tenait jamais rien pour acquis et qu'il respectait chacun de ses adversaires, surtout dans un Masters 1000.

Simplement trop fort

Le match s'est ouvert sur un premier jeu d'une durée de neuf minutes, marqué de longs échanges. Après avoir repoussé une balle de bris, Nadal s'en est sorti avec un service gagnant.

Devant ses deux premières balles de bris au quatrième jeu, Medvedev a flanché à la seconde en commettant une double faute. Le Majorquin passait ensuite rapidement en avant 4-1.

Déjà très présent, le vent s'est mis à souffler en petites bourrasques au moment du changement de côté. Visiblement ennuyé, Medvedev a sauvé une autre balle de bris pour revenir à 4-2, mais Nadal a ensuite mené sa barque à bon port pour enlever la première manche 6-3.

Après seulement 41 minutes et fort d'un taux de premières balles en jeu à 83 %, le champion n'était pas inquiété. Et pourtant, le Russe, qui venait de perdre sa première manche du tournoi, jouait plutôt bien comme en témoigne son blanchissage au huitième jeu.

La seconde manche s'est avérée une simple formalité après que Nadal eut enregistré trois autres bris de service contre son jeune opposant en manque de solutions.

Il frappe une balle du revers.

Daniil Medvedev

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Même si son pourcentage de premières balles en jeu est passé de 67 % à 70 % dans cette deuxième manche, Medvedev a été soumis à un véritable barrage de coups d'une grande précision. Nadal offrait ainsi à tous une démonstration de l'étendue de son immense talent.

« Difficile de dire si Rafa a bien joué ou si j'ai bien joué et que ça n'a pas été assez. C'est vrai que j'ai bien commencé en obtenant une balle de bris que je n'ai pas convertie. Après, mon énergie a baissé tout au long du match. Après, je ne peux rien dire sinon que Rafa a tout fait bien pour me battre facilement et que je devrai faire mieux la prochaine fois », a admis Medvedev.

Ce dernier a ensuite reconnu que Montréal aurait pour longtemps une place spéciale dans son cœur. « Ce sera toujours le lieu de ma première finale de Masters 1000. Et en plus, à partir du premier match, chaque fois que j'ai parlé en français, la foule a commencé à m'adorer. »

En dépit de ce cuisant revers, Medvedev devrait grimper d'au moins une place au classement de l'ATP, lundi matin, pour devancer son compatriote Karen Khachanov au 8e rang. Cela fera de lui le joueur russe le mieux classé.

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