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Défaite des Alouettes précipitée par le mauvais temps : du jamais vu dans l'histoire

Le quart Antonio Pipkin est frappé violemment par Derrick Moncrief.

Le quart Antonio Pipkin est frappé violemment par Derrick Moncrief.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Les Roughriders de la Saskatchewan ont vaincu les Alouettes de Montréal 17-10 vendredi soir, dans un match qui est entré dans l'histoire de la Ligue canadienne de football.

À 2 min 41 s de la fin du troisième quart, les officiels ont interrompu la rencontre à cause des éclairs. Quelques instants plus tard, une forte pluie s’est abattue sur le stade Percival-Molson.

À 22 h 13 (HAE), après une interruption de plus de 60 minutes, la ligue a décidé de mettre fin à la partie. Le résultat a été jugé final parce que le match avait dépassé la moitié du troisième quart.

« C'est très frustrant. Je ne sais pas trop comment me sentir en ce moment, a dit l'entraîneur-chef des Alouettes, Khari Jones. Nous avons commis trop de jeux négatifs en attaque et c'est inacceptable. »

Pour une première fois dans l'histoire du circuit canadien, un match a été interrompu et il n'a été ni repris ni recommencé.

« C'est la première fois que ça m'arrive. Je pensais que les officiels nous auraient permis de terminer la rencontre, a indiqué le porteur de ballon Jeremiah Johnson. Dame Nature leur a donné la victoire et il n'y a rien que nous puissions faire. »

L'issue est d'autant plus décevante pour les Alouettes (3-4), qui ont subi un deuxième revers d’affilée. Du côté des Roughriders (5-3), ils n'ont pas perdu à leurs quatre dernières rencontres.

La troupe de Jones reprendra l'action le 17 août contre les Stampeders au stade McMahon.

Ryan détale

Le spécialiste des retours de botté des Alouettes Shakeir Ryan a donné le ton à la rencontre dès sa première touche de ballon. Il a retourné un botté de dégagement sur une distance de 101 verges pour son premier majeur de la saison, à son deuxième match.

Après que la défense montréalaise eut limité les Roughriders à seulement quelques verges lors de leurs premières possessions, l'attaque des Moineaux, menée par Antonio Pipkin, a éprouvé beaucoup de difficultés.

D'abord, le secondeur des Roughriders Derrick Moncrief est passé en coup de vent à la droite du bloqueur Chris Schleuger avant de réussir un violent sac à l'endroit de Pipkin, qui a laissé tomber le ballon. Earl Okine l'a ramassé pour filer sur 42 verges, jusque dans la zone des buts.

Pipkin a ensuite été victime de deux interceptions dès la séquence offensive suivante, mais une pénalité et la reprise vidéo ont annulé les deux larcins. L'équipe locale n'a pas su en profiter, car le botteur Boris Bede a raté une tentative de placement de 37 verges.

« J'ai simplement joué du mauvais football. Je dois retrouver mon rythme pour aider l'équipe, a affirmé Pipkin, qui n'a récolté que 47 verges par la passe. Cette défaite laisse un goût amer. »

Shakeir Ryan réussit à trouver une brèche dans la défense des Roughriders.

Shakeir Ryan réussit à trouver une brèche dans la défense des Roughriders.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Les visiteurs ont pris l'avance 10-7 lorsque Gabriel Ferraro a réussi un botté de précision de 28 verges avec moins de 2 minutes d'écoulées au deuxième quart. En relève à Pipkin, Matthew Shiltz a guidé l'attaque des Alouettes vers ses premiers points offensifs de la soirée. Ils sont survenus grâce à un placement de 44 verges de Bede.

Après un retour de botté de dégagement de 45 verges de Greg Reid, Shiltz a obtenu une bonne position de terrain pour entamer sa deuxième séquence à l'attaque. Il a toutefois subi le même sort que Pipkin.

Le secondeur Cameron Judge s'est présenté dans le champ-arrière et l'a durement plaqué. Il a aussi perdu le ballon. Charleston Hughes l'a récupéré et a détalé sur une distance de 54 verges pour un autre touché défensif des Roughriders.

La pluie s'est toutefois mise de la partie pour empêcher les Oiseaux de tenter une remontée.

« C'est dommage de ne pas avoir pu conclure l'affrontement. Nous jouons quatre quarts pour une raison. Il n'y avait qu'une possession d'écart et nous avions le ballon. C'est le règlement et il faut l'accepter », a mentionné Shiltz.

Avec les informations de La Presse canadienne

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