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Coupe Rogers : quand le public montréalais fait jaser

Il bombe le torse.

Karen Khachanov s'est plaint du traitement de la foule dans son match contre Félix Auger-Aliassime.

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

Alexandra Piché

Le public au stade IGA n’en avait que pour Félix Auger-Aliassime, jeudi soir, quand le Québécois, le jour de son 19e anniversaire, affrontait Karen Khachanov en huitièmes de finale de la Coupe Rogers. Le Russe n’a pas aimé le traitement qu’on lui a réservé et l'a fait savoir.

« Je ne peux pas nier que je suis devenu un peu fou avec la foule, mais je suis vraiment déçu, je dirais, de la foule. Je n’ai rien à dire sur le fait qu’ils encourageaient Félix. C’est normal, il est le favori local, spécialement à Montréal. J’aurais souhaité que la Russie m’encourage autant », a dit celui qui s’est qualifié pour les demi-finales vendredi après-midi grâce à une victoire en trois manches sur l'Allemand Alexander Zverev.

Ce qu’il n’a pas trouvé respectueux, c’est d’entendre les partisans crier pendant les points, lui souhaitant de faire une erreur. Selon lui, certains se sont même risqués à crier « out » pendant le jeu pour le déconcentrer.

Je pense que c’est irrespectueux. Je suis juste devenu fou. En même temps, le côté positif, c’est que ça m’a donné de l’énergie pour les provoquer ensuite.

Karen Khachanov

À la fin de la rencontre, le Russe s’est excusé auprès de Félix Auger-Aliassime pour son attitude envers la foule, et lui a précisé que ce n’était rien contre lui.

Vendredi, quand Khachanov est revenu sur le court central pour son match contre Zverev, les spectateurs ne lui avaient pas tous pardonné l’élimination de leur favori. Les encouragements étaient majoritairement dirigés vers l’Allemand. On pouvait entendre : « Go Sasha! », « Go Zverev, c’est maintenant ou jamais ».

Khachanov s’est tout de même réconcilié avec la foule au stade IGA. « C’était beaucoup mieux aujourd’hui. Je ne vous ai pas beaucoup aimés hier, mais aujourd’hui, c’était beaucoup mieux. Merci », a-t-il dit en entrevue sur le court en s’adressant au public.

L’ambiance était différente plus tôt cette semaine quand les Canadiens s’affrontaient entre eux. Durant les duels opposants Auger-Aliassime à Pospisil ou Auger-Aliassime à Raonic, les partisans étaient plus réservés, même si on pouvait sentir un parti pris pour le Québécois.

« Le public a été très respectueux envers Vasek aussi, c’est une bonne chose », avait notamment souligné Auger-Aliassime après son premier duel en simple, mardi, sur le court central.

La foule l'applaudit.

Félix Auger-Aliassime

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

« Il faut l'accepter »

Dominic Thiem a aussi montré la sortie à un Canadien à la Coupe Rogers : Denis Shapovalov, qui avait fait sensation à Montréal en 2017.

Il a cependant vécu différemment l’accueil montréalais.

« C’est normal, quand on joue contre un Canadien, contre un joueur local, d’avoir tout le public contre soi. Il faut l’accepter et apprécier l’ambiance quand même. C’est comme ça que je vois les choses. Mais d’une manière générale, le public est fantastique ici. Ils adorent le tennis. Ils aiment revoir les joueurs tous les deux ans », a affirmé Thiem.

« Je le trouve super, car il n’y a pas beaucoup de tournois où, dès le match de midi, le stade est plein. Il n’y a rien de mieux pour moi que de jouer dans un stade plein à craquer », a ajouté l’Autrichien.

En général, les joueurs n’avaient que des mots positifs pour le public montréalais. Le Russe Daniil Medvedev profite même de son passage au Québec pour pratiquer son français.

« J’aime venir à Montréal. Je peux parler l’une de mes trois langues. J’espère que le public apprécie comment je suis sur le court », a-t-il dit après sa victoire en quarts de finale contre Dominic Thiem.

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