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Coupe Rogers : en coulisses avec les partenaires d'entraînement

Il attend la balle.

Alexis Galarneau

Photo : Instagram : Alexis Galarneau

Alexandra Piché

MONTRÉAL - Dans l’ombre des Raonic, Shapovalov et Auger-Aliassime, le Canadien Alexis Galarneau a vécu sa première expérience à la Coupe Rogers, le week-end dernier. Il a été éliminé dans le tableau des qualifications, mais a choisi de rester à Montréal pour échanger des balles avec les meilleures raquettes mondiales.

Les joueurs qui sont toujours en lice dans le tournoi ont des séances d’entraînement et ont souvent besoin de partenaires expérimentés pour leur renvoyer la balle efficacement. Galarneau joue ce rôle pour son bon ami Félix Auger-Aliassime tous les jours depuis lundi.

Les Québécois s’échangeaient d’ailleurs des balles pas plus tard que jeudi matin, sur le court central, afin de garder Auger-Aliassime actif en vue de son match de huitièmes de finale contre la 6e tête de série du tournoi, le Russe Karen Khachanov.

« Ça me permet de me préparer moi aussi pour mon prochain tournoi, un Challenger à Vancouver qui commence la semaine prochaine. J’en profite pour pouvoir m’entraîner avec des professionnels et en même temps, pour soutenir mon bon ami Félix », indique Galarneau, qui côtoie la jeune vedette québécoise du tennis depuis l’âge de 10 ans.

Selon lui, il arrive à bien gérer la pression qui entoure cette première expérience à Montréal.

« Je le sens bien. Il arrive à être décontracté. En pratique, il rit. Il a le sourire. Je pense qu’il est content d’être ici. Je ne le sens pas trop nerveux. Il est comme je l’ai toujours connu », dit-il.

Alexis Galarneau n’est pas le seul joueur canadien à se rendre disponible comme partenaire d’entraînement. Simon Labbé, membre du circuit universitaire américain, et Maxime St-Hilaire, qui dispute des tournois sur le circuit junior de l’ITF, se promènent aussi sur les terrains pour aider les professionnels à se préparer pour leurs matchs.

Notre rôle, c’est vraiment de leur envoyer les meilleures balles possible pour leur permettre de frapper le mieux possible. Notre rôle est de nous assurer qu’ils puissent pratiquer tout ce dont ils ont besoin pour être prêts pour leurs matchs.

Simon Labbé

Les partenaires d’entraînement sont affectés à des compétiteurs en fonction des besoins. Labbé est gaucher, il est donc souvent appelé quand un joueur s’apprête à se mesurer à un gaucher. Plus tôt cette semaine, lui et St-Hilaire ont tous les deux partagé le terrain avec Milos Raonic, qui avait demandé deux personnes pour lui renvoyer la balle.

« C’est assez commun qu’un joueur pratique avec deux partenaires. Ça arrive quand ils veulent frapper des balles sur les deux coins et pas seulement au milieu. Ça va plus rapidement aussi. Milos fait souvent ça », affirme St-Hilaire.

Pour lui, c’était une chance incroyable de se retrouver face au 19e à l'ATP.

C’est une bonne expérience de pouvoir frapper avec des gars de ce niveau-là. Ça nous permet de travailler nos coups à nous aussi, pour voir à quel niveau on peut se rendre. C’est quand même impressionnant. D’une certaine manière, on se dit que si on s’entraîne fort, on pourrait devenir comme lui. Mais il y a encore beaucoup de travail à faire!

Maxime St-Hilaire

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