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Un toit au stade IGA, un projet « pour la pérennité » de la Coupe Rogers

Le directeur de la Coupe Rogers à Montréal, Eugène Lapierre, sourit en regardant le journaliste à la droite de l'écran.

Le directeur de la Coupe Rogers à Montréal, Eugène Lapierre.

Photo : Radio-Canada Sports

Jean-François Chabot
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

C’est pour assurer la pérennité de la Coupe Rogers à Montréal, et pour rien d'autre, que Tennis Canada souhaite construire un toit rétractable sur le stade IGA du parc Jarry.

Eugene Lapierre, vice-président de Tennis Canada et directeur du tournoi montréalais, est formel. L’événement a besoin d'un stade avec un toit, outil dont se sont déjà dotés des tournois de même catégorie dans le monde.

« Nous voulons assurer la pérennité de la Coupe Rogers et la présence du tennis professionnel à Montréal pour de nombreuses années à venir », a déclaré M. Lapierre en conférence de presse jeudi.

Ce toit sur le central ne servira qu'au tennis et à la Coupe Rogers, et Tennis Canada respectera la volonté des résidents du voisinage et de la Ville de Montréal de limiter la quantité d’événements, autre que le tennis, qui pourrait être tenue à l’intérieur du stade, a-t-il insisté.

Le directeur a souligné les retombées économiques annuelles de 15 millions de dollars générées par le tournoi et les 16 millions réinvestis dans le développement du tennis au pays grâce aux revenus générés par les tournois montréalais et torontois.

Coût et financement

Insistant sur le fait que la Coupe Rogers est un organisme sans but lucratif qui s’autofinance à 95 % et qui bénéficie en tout et partout de moins de 1 million de dollars en subventions des paliers de gouvernement, Eugène Lapierre a mentionné que les pourparlers étaient en cours afin de définir la part de chacun dans le financement du toit.

Il évalue à 70 millions de dollars les coûts de construction. Dans le meilleur des scénarios, il estime qu’il pourrait être en place en 2023.

Dans la mesure où les trois paliers de gouvernement (fédéral, provincial, municipal) et Tennis Canada s’entendent rapidement sur le partage de la facture, la construction pourrait s’étaler sur une période de deux ans.

Eugène Lapierre ajoute que Tennis Canada n’était soumis à aucune pression de la part de l’ATP ou de la WTA pour la réalisation du projet.

« Évidemment, ils ne seront pas contre. Le tennis est en compétition avec tellement d’autres sports. On est dans la business de vendre le tennis le mieux possible. Chaque fois qu’un nouveau tournoi pourra garantir le show, ce sera une bonne nouvelle pour les circuits.  »

— Une citation de  Eugène Lapierre

« Il n'y a pas d'ultimatum nulle part, a-t-il ajouté. On est en avance. C'est une question de vision et de faire notre marque maintenant... Par contre, on a vu des changements dans le passé. Le tournoi de Hambourg a perdu son statut. Monaco a perdu son statut même s'il s'agissait d'un Masters. On n'est jamais à l'abri de poussées. On en entend tous les ans [des tournois] venant du Moyen-Orient et d'Asie, et on veut se prémunir contre ça. »

Eugène Lapierre promet aussi de limiter l’empreinte environnementale de l’installation au sein du parc Jarry.

« Le stade IGA n’altérera en rien le parc Jarry d’un point de vue environnemental. Nous avons consulté le Conseil régional de l’environnement (CRE) au sujet des îlots de chaleur et il est d’avis que cela ne risque pas de les augmenter. Au contraire, le choix de matériaux de couleurs blanches devrait les diminuer. »

Des opposants s'insurgent

Michel Lafleur, président de la Coalition des Amis du parc Jarry, groupe qui défend cet espace vert montréalais, croit qu’il vaudrait mieux regrouper plusieurs sports à une même adresse.

Dans la mesure où existe aussi un projet pour un stade de baseball, il avance l’idée d’une mise en commun des espaces.

« Pourquoi est-ce qu’à Montréal, on ne prendrait pas un moment pour essayer de mutualiser les infrastructures sportives professionnelles de façon à avoir quelque chose top notch, mais qui va servir à plusieurs fonctions et qui ne viendra pas investir un parc des citoyens », a expliqué M. Lafleur à Radio-Canada Sports.

Face aux récriminations des Amis du parc Jarry, Eugène Lapierre dit les avoir entendus. Il est cependant d'avis que ses représentants sont de toute façon contre la présence d'un stade dans le parc.

« Je pense que c'est une question plutôt philosophique. Ils ne voient pas l'intérêt d'avoir un stade dans un parc. Je ne pense pas que l'on puisse faire quoi que ce soit qui ferait en sorte qu'ils appuieraient le projet », a-t-il conclu.

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