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Coupe Rogers : 5 succès souvenirs des Canadiens à Montréal

Il salue la foule de la main gauche en plaçant la droite sur son coeur.

Denis Shapovalov, vainqueur de Rafael Nadal à la Coupe Rogers, à Montréal, en 2017

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Antoine Deshaies

La 40e Coupe Rogers s’ouvre lundi à Montréal et à Toronto. Cette année, les espoirs sont grands pour les joueurs canadiens. 

Les souvenirs du parcours de Denis Shapovalov en 2017 sont encore frais à la mémoire des amateurs, tandis que le jeune Félix Auger-Aliassime s’attire les éloges partout sur la planète.

Sans oublier Milos Raonic, qui s’accroche à sa couronne de meilleur joueur canadien au 20e rang mondial, tout juste devant Auger-Aliassime.

Dans l’attente de nouvelles émotions fortes, voici un retour sur 5 grands moments des Canadiens en simple à la Coupe Rogers à Montréal.


L’épopée de Shapovalov en 2017 

En août 2017, Denis Shapovalov, 18 ans, occupait le 143e rang mondial. Le laissez-passer que lui a réservé Tennis Canada pour le tableau principal marquera un tournant dans sa carrière. 

L’histoire est bien connue. Le jeune prodige a atteint la demi-finale du tournoi, éliminant au passage Rafael Nadal au troisième tour dans une soirée magique sur le court central. Mais le tournoi de Shapovalov est venu bien près de ne durer qu’un seul match. 

Au premier tour, le jeune Ontarien a sauvé pas moins de quatre balles de match avant d’éliminer le Brésilien Rogerio Dutra Silva, 64e mondial. Au deuxième tour, il a été plus incisif contre l’Argentin Juan Martin Del Potro dans une victoire en deux manches. Il a ainsi préparé son duel contre Nadal, finalement remporté 3-6, 6-4 et 7-6.  

En quarts de finale, le jeune Shapovalov a gagné un troisième match après avoir perdu la première manche. Le Français Adrian Mannarino a été la victime de la remontée. 

En demi-finale, contre l’Allemand Alexander Zverev, le Canadien a été à court de miracle et s’est incliné 6-4 et 7-5

En faisant les comptes, la semaine de Shapovalov à Montréal en 2017 lui rapporte 220 000 $ et lui fait faire un bond du 143e au 67e rang mondial. Il se fait aussi une horde de nouveaux admirateurs, Wayne Gretzky en tête. 


Une demi-finale toute canadienne en 2013

En 2013, Milos Raonic s’est amené à Montréal aux portes du top 10 mondial. Le 13e joueur au classement avait remporté le tournoi de San José plus tôt dans la saison, mais avait déçu à Wimbledon et à Washington avec des défaites au deuxième tour.

Le court central du parc Jarry lui a redonné le sourire. 

Il crie de toutes ses forces.

Milos Raonic exprime sa joie d'être qualifié pour la finale de la Coupe Rogers à Montréal en 2013.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Il a passé à la moulinette Jérémy Chardy, Mikhail Youzhny, Juan Martin Del Potro puis Ernest Gulbis pour obtenir son billet pour la demi-finale, où l’attendait son compatriote Vasek Pospisil.

Invité par Tennis Canada, Pospisil, 71e mondial, a connu une semaine de rêve. Il a amorcé le tournoi avec un gain sur l’Américain John Isner en trois manches de 5-7, 7-6 et 7-6. Il a enchaîné avec une victoire en deux manches contre Radek Stepanek. 

Au troisième tour, il a surpris le Tchèque Tomas Berdych, 5e tête de série, au bout d’un marathon de 2 h 37 min. Pointage final : 7-5 2-6 7-6 sur le court Banque Nationale. 

Après sa victoire, Pospisil a offert un baiser papal au ciment du court. Il a été acclamé par la foule qui s’était même massée dans les hauteurs du court central adjacent pour ne rien manquer de l’action de cette victoire surprise. 

En quart de final, Pospisil a profité de l’abandon du Russe Nicolay Davydenko, aux prises avec une bronchite. Il se trouvait ainsi en demi-finale d’un Masters 1000 pour la première fois de sa carrière.

Le duel tout canadien était une première aussi tard dans un tournoi de cette envergure. Au bout de 2 h 16 min de jeu, Raonic l'a emporté 6-4, 1-6 et 7-6 devant un public dont l'allégeance fluctuait au rythme du match.

Il envoie un baiser à la foule.

Vasek Pospisil après sa défaite contre Milos Raonic en demi-finale de la Coupe Rogers en 2013

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

La victoire de Raonic lui a ouvert la porte du top 10 mondial malgré une nette défaite de 6-2 et 6-2 contre Rafael Nadal en finale

Les deux Canadiens, eux, se sont retrouvés en finale du tournoi de Washington l’année suivante et, encore une fois, Raonic s'est imposé.


Aleksandra Wozniak, quart de finaliste en 2012

Aleksandra Wozniak sera intronisée au Temple de la renommée de la Coupe Rogers mardi prochain pour souligner ses 13 participations au tournoi. L’ancienne numéro 21 mondiale a connu sa meilleure semaine à Montréal en 2012. 

Modeste 55e à la WTA à l’ouverture du tournoi, la Blainvilloise a réussi à atteindre les quarts de finale, mais a perdu devant sa bête noire, et quasi homonyme, Caroline Wozniacki au pointage de 6-4 et 6-4.

Elle serre le poing gauche en guise de célébration.

Aleksandra Wozniak gagnante de son duel contre Jelena Jankovic à Montréal en 2012

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Pour se rendre aussi loin, Wozniak avait notamment dû battre la coriace Daniela Hantuchova et l’ancienne numéro un mondiale Jelena Jankovic.

Six ans plus tôt, la Québécoise Stéphanie Dubois avait aussi causé une immense surprise en atteignant le troisième tour, écartant au passage la première mondiale Kim Clijsters. La Belge avait toutefois abandonné en deuxième manche après avoir remporté la première 6-1.


Larose sort Gustavo Kuerten en 2003 

Battre un joueur classé 300 rangs devant soi, c’est l’exploit peu banal réussi par Simon Larose en 2003. Le Québécois, classé 314e mondial à l’époque, a réalisé l’impensable en défaisant le Brésilien Gustavo Kuerten, 13e mondial.

Frondeur, Larose avait confié au journaliste Mario Brisebois, avant son duel contre l’ancien numéro un mondial, qu’il s’estimait meilleur sur le dur que Kuerten. 

Il lève les poings vers le ciel.

Simon Larose célèbre sa victoire contre Gustavo Kuerten aux Internationaux du Canada, à Montréal, en 2003.

Photo : La Presse canadienne / ANDRE PICHETTE

À l’issue d’un match électrisant, au cours duquel Larose n'a jamais perdu son sang-froid, le Québécois est passé au deuxième tour grâce à une victoire de 7-5 et 7-6. 

Galvanisé par le public montréalais, Larose ne s'est pas arrêté là. Il a vaincu l’Argentin José Acasuso au deuxième tour avant de subir l’élimination aux mains de la légende américaine Andre Agassi en huitièmes de finale. 

Ces Internationaux du Canada représentent bien sûr le fait saillant d’une carrière écourtée par un test positif à la cocaïne en février 2005. La suspension de deux ans qu’il avait reçue l’avait incité à prendre sa retraite.


Lareau surprend Krajicek en 1999

L’année 1999 a été marquante pour le Québécois Sébastien Lareau. C’est en septembre que le spécialiste du double a remporté les Internationaux des États-Unis avec l'Américain Alex O'Brien, son unique triomphe en grand chelem. 

Mais quelques semaines plus tôt, Lareau avait enregistré la victoire la plus grisante de sa carrière en simple à Montréal. À l’époque, le tournoi s’appelait Omnium du Maurier…

Alors 116e mondial en simple, Lareau a éliminé le Néerlandais Richard Krajicek, 7e mondial, en trois manches de 4-6, 7-6 et 6-4. La pluie a interrompu ce match de deuxième tour disputé sur le court central et a avantagé le Québécois, qui n’avait rien à perdre.

Il frappe une balle du revers dans son match disputé en soirée.

Sébastien Lareau lors de sa victoire contre Richard Krajicek à l'Omnium du Maurier en 1999

Photo : La Presse canadienne / JACQUES BOISSINOT

Vêtu d’un chandail ample rappelant un chemisier de baseball, la mode à l’époque, Lareau a excellé en retour pour vaincre le spécialiste du service-volée. 

Après le match disputé en soirée, Lareau a confié que ses deux défaites subies dans les semaines précédentes contre Pete Sampras l’avaient préparé à affronter le service de Krajicek.

Le parcours du Québécois s’est toutefois arrêté au troisième tour. Le Suédois Thomas Johansson, futur vainqueur du tournoi, a eu le dessus en trois manches.

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