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De l'escalade de bloc sur l'esplanade du stade olympique

La popularité de l'escalade est en pleine croissance, notamment grâce à l'ajout du sport au programme olympique de Paris, affirme le cofondateur de OnSite Francis Larose.

Photo : Radio-Canada

Félix St-Aubin

Deux colosses de granit font maintenant partie du décor sur l'esplanade du stade olympique de Montréal. L’entreprise québécoise OnSite les y a installés le 24 juillet pour offrir une expérience urbaine d’escalade de bloc.

« Souvent, les gens vont dans la forêt, dans les parcs assez éloignés, ils peuvent faire plusieurs heures de voiture pour faire de l'escalade de bloc. Nous, notre objectif, c'était justement d'apporter ça en ville [...] et d'avoir quelque chose d'accessible dans un parc proche de chez toi, au lieu de faire deux, trois heures d'automobile », indique Francis Larose, le cofondateur d'OnSite avec Pascal Godin.

Les deux blocs en granit « représentent plusieurs défis pour les grimpeurs, avec plusieurs niveaux de difficulté » pour les novices et les plus expérimentés, ce qui profitera à « tous les types de grimpeurs qu'on connaît à l'international. Il y a des projets pour à peu près tout le monde là-dessus pour s'amuser », explique-t-il.

Ce que propose OnSite ne se retrouve pas pour le moment ailleurs dans les grandes villes du globe, selon Larose.

« Ce que les grandes villes ont, comme à New York avec Central Park, ce sont des roches naturelles. Celles-ci n'ont pas été bougées ni transformées par personne. Les gens se sont fait des problèmes de bloc dessus, mais ça n'a pas été conçu pour une activité récréative. »

L'un des deux rochers pour pratiquer l'escalade de bloc installés sur l'esplanade du stade olympique.

OnSite espère faire de Montréal une plaque tournante de l'escalade de bloc.

Photo : Radio-Canada

« En matière d'idées conçues avec une application et un circuit, avec comme objectif d'avoir des blocs dans tous les parcs pour que les gens puissent en faire dans différents [lieux] à travers la ville, ça n'existe pas, on ne l'a pas vu. Le seul autre truc qu'on pourrait voir, ce sont des roches artificielles avec des prises artificielles », enchaîne M. Larose.

OnSite aimerait ajouter près d'une dizaine de roches du même genre, sur l'esplanade, pour faire de Montréal une destination prisée des grimpeurs.

Est-ce qu'on peut créer une destination régionale internationale ici pour l'escalade? La réponse est oui. Plus on en installera, plus les gens auront envie de se déplacer.

Francis Larose, cofondateur d'OnSite

Francis Larose cite en exemple le parc régional de Val-David-Val-Morin, dans les Laurentides, qui attire nombre d'adeptes de l'escalade de bloc.

« Si ici on a 10 roches, ça offrira suffisamment de problèmes [à résoudre par les grimpeurs] pour que ce soit une destination [intéressante pour les gens qui habitent] à Ottawa, à Toronto et partout au Québec. »

« Les gens vont clairement se déplacer parce qu'ils pourront passer une fin de semaine ici, travailler sur des problèmes, faire des pique-niques, voyager à travers Montréal », renchérit le directeur général d'OnSite.

Une grimpeuse escalade une roche de granit sur l'esplanade du stade olympique.

L'entreprise québécoise OnSite, qui a conçu les roches en granit sur l'esplanade du stade olympique, se spécialise notamment dans l'élaboration de blocs, de matelas, de murs et de volumes d’escalade.

Photo : Radio-Canada

Les JO comme moteur

L'escalade fera son apparition aux Jeux de Tokyo à l'été 2020.

« On a beaucoup de contacts aux États-Unis qui nous disent que ça change la donne, c'est complètement différent depuis que l'annonce a été faite, dit-il. Le niveau a augmenté, les gens sont devenus fous pour essayer de participer aux Olympiques. »

Au Canada, j'ai un petit peu moins le feeling, peut-être juste parce qu'on a moins d'athlètes de niveau international. Le feeling de vouloir aller aux Olympiques est peut-être un petit peu moins là pour nos athlètes, mais on le voit quand même avec notre meilleur grimpeur canadien Sean McColl. Depuis deux ans, il ne fait que s'entraîner pour ça, il ne fait plus de compétitions ou très peu.

Francis Larose, cofondateur d'OnSite

« On sait dans l'industrie que ça va changer, la popularité de l'escalade est en croissance [...] La quantité de murs qu'on a faits dans les deux, trois dernières années n'a rien à voir avec les 20 précédentes. On voit que les gens veulent essayer l'escalade, donc les Olympiques vont juste faire exploser ça encore plus. »

D'après les informations de Jean-François Poirier

Alpinisme et escalade

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