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La (nouvelle) mise au point de Rémi Garde

Il regarde le match du banc des joueurs.

Rémi Garde

Photo : USA Today Sports

Félix St-Aubin

Ce n'est pas le moment de s'apitoyer sur son sort et de remuer le passé dans le camp de l'Impact de Montréal, parole de l'entraîneur-chef Rémi Garde.

« Il faut rebondir, c'est le sport de haut niveau, c'est comme ça [...] Je crois qu'il ne faut pas se poser de questions, il faut avancer. On est programmés pour ça quand on est dans ce métier, soutient le tacticien français.

« Mon rôle est d'essayer de trouver les mots, de corriger ce qui pose problème en ce moment et de mettre en valeur ce qui va bien parce qu'il y a quand même des choses qui se passent bien. Il y a des problèmes qui sont parfois individuels, et qui ne doivent pas rejaillir sur tout le groupe. Ça, c'est de mon ressort, et j'essaie d'en tenir compte. »

L'Impact n'a pas la réputation d'être un club flamboyant, sans pour autant être terne. Même lorsqu'il tutoyait la tête de l'Association de l'Est en première moitié de saison, nombre d'amateurs du ballon rond lui reprochaient son manque d'éclat, à tort ou à raison.

Le creux de vague dans lequel le onze montréalais s'est engouffré ne fera pas changer le discours de Garde à ce sujet. Il considère ne pas avoir l'effectif pour ouvrir davantage le jeu.

J'ai déjà expliqué que pour jouer avec un bloc plus haut, il faut des défenseurs centraux rapides... Vous savez, on peut parler comme ça, mais après il y a la réalité. Il faut des défenseurs centraux rapides, il faut des attaquants qui soient focus et capables de faire des courses à haute intensité défensive très vite, c'est-à-dire d'être concentrés à la perte du ballon pendant 5, 10 secondes et plutôt que de regarder vers la tribune ou ses lacets, d'être focus pour faire une pression.

Rémi Garde, entraîneur-chef de l'Impact de Montréal

« Je ne vois pas ça, est-ce qu'on veut que trois [joueurs] mettent de la pression et que deux [autres] ne soient pas capables de le faire? J'essaie de placer les joueurs dans le meilleur schéma qui correspond à nos qualités [...] Ce n'est pas que c'est mon style de jeu, si j'avais deux ailiers qui jouent dans l'Association de l'Ouest dans une certaine équipe [Carlos Vela et Diego Rossi, du Los Angeles FC, NDLR], je ne leur demanderais pas de jouer arrière gauche et arrière droit. »

Le pari Browne

La ligne de pensée de Garde est identique en ce qui concerne sa vive réaction à l'égard d'Omar Browne dans les derniers instants du match à Columbus : la page est tournée.

« Je le dis toujours à mes joueurs, je suis un entraîneur qui peut être spontané sur le banc de touche, qui peut être naturel, en tout cas, qui vit les matchs très, très intensément », indique-t-il.

Ce n'est pas une réaction comme ça de 10, 15 secondes sur un de mes joueurs qui vient de rater quelque chose, je me prends la tête à deux mains ou je tape sur une bouteille qui arrive sur quelqu'un à côté du banc, ce n'est pas bien. C'est comme ça, mais je n'ai pas pour autant envie de prendre le joueur et le jeter à la poubelle. Ce n'est pas ça. Je vis les choses comme ça, mais je sais que crier ne sert pas à grand-chose, se mettre en colère ne sert pas à grand-chose. J'essaie de me corriger.

Rémi Garde, entraîneur-chef de l'Impact de Montréal
Il maîtrise le ballon dans un match contre le Fire de Chicago.

Omar Browne a joué 564 minutes en MLS avec l'Impact cette année.

Photo : Eric Bolte-USA TODAY Sports

Peu utilisé depuis son arrivée à la mi-avril, Browne n'a pas obtenu un départ en MLS depuis le début de juin. L'auteur de 2 buts et 2 passes décisives compte 10 matchs derrière la cravate dans le circuit Garber, dont la moitié après avoir été d'office d'entrée de jeu.

Le pilote français travaille avec son protégé panaméen afin de peaufiner son jeu, notamment avec des séances vidéo.

« Je lui ai posé la question, il m'a dit que c'était la première fois qu'un entraîneur le prenait comme ça devant la télévision par rapport à ses matchs en essayant de le corriger. Ça montre aussi d'où on part, j'ai envie de dire.

« Je crois que c'est un joueur qui doit apprendre à apprendre, qui doit apprendre à ne plus jouer que de manière spontanée [...] La communication avec lui est effectivement très difficile, par le fait que je ne parle pas l'espagnol, et lui ne parle pas l'anglais », explique Garde.

Absent de l'entraînement lundi, le milieu de terrain a renoué avec ses coéquipiers mardi sur la pelouse du Centre Nutrilait.

« Il s'est plaint de [douleurs au] pubis, ce n'est pas la première fois, mais apparemment ça va », poursuit Garde.

Garde prend le blâme

Au lendemain de la terminaison du contrat de Harry Novillo, Garde n'a pas cherché d'excuses à l'attaquant qui a défendu les couleurs de cinq formations depuis 2015, soit une par année.

« S'il y a quelqu'un qui a été floué de manière personnelle, c'est moi. J'endosse la responsabilité de l'échec de ce dossier », laisse-t-il tomber.

Des personnages de la série Star Wars l'accueillent au stade Saputo.

Harry Novillo (au centre) n'a marqué qu'un seul but durant son passage avec l'Impact.

Photo : Eric Bolte-USA TODAY Sports

« Il y a encore beaucoup de joueurs solides qui, avec un état d'esprit remarquable dans ce groupe, font toujours passer l'intérêt collectif au-delà de l'intérêt individuel, avance Garde. C'est ceux-là qui, aujourd'hui, nous permettent de rester à flot. »

Certes, l'équipe est toujours dans le portrait éliminatoire, mais quelques rivaux l'ont doublé, tandis que d'autres lui soufflent dans le cou.

Le Bleu-blanc-noir compte se relancer mercredi contre le York9 FC au match retour du troisième tour du Championnat canadien. Il a inscrit deux buts sur le terrain adverse il y a deux semaines lors d'un inattendu verdict nul avec le club de la Première Ligue canadienne.

Par ailleurs, l'Impact a annoncé que Daniel Kinumbe a été opéré avec succès lundi au ménisque gauche. Le défenseur ratera évidemment le reste de la campagne afin de guérir son genou.

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