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Tour de France : Hugo Houle persiste au-delà de la fatigue

Ils sont  en formation sur leur vélo.

Hugo Houle et ses coéquipiers d'Astana

Photo : Associated Press / Thibault Camus

Radio-Canada

Hugo Houle se prépare pour la dernière portion du Tour de France en essayant d’ignorer la fatigue de plus en plus envahissante. Le Québécois est prêt à se sacrifier pour relancer Jakob Fuglsang, ténor d'Astana à plus de 5 minutes du maillot jaune.

En bon soldat, Hugo Houle parle d’abord de l’équipe. Il trace un bilan réaliste des deux premières semaines, tout en insistant sur le fait que tout est encore possible pour Astana et Fuglsang.

« On est 9es au classement général avec Jakob, a-t-il confié à RDI Matin lundi, à la deuxième et dernière journée de repos du Tour. On a pris un peu de retard, on s’attendait à jouer parmi les premiers rôles. Il reste une grosse semaine, la troisième, qui est la plus dure.

« Tout est encore possible. On reste mobilisés et concentrés autour de lui. La journée de repos à Nîmes fait le plus grand bien », reconnaît Houle, lui-même 93e à près de deux heures de Julian Alaphilippe, détenteur du maillot jaune.

Fuglsang est précisément à 5 min 27 s du meneur. Astana ne changera pas de stratégie et veut encore le faire grimper au classement, assure le cycliste de Sainte-Perpétue.

« C’est sûr que Jakob a eu une grosse chute dès le premier jour, ce qui l’a ralenti un peu. Mais il a été en mesure de récupérer assez bien. Il a accusé un peu de retard dans les deux dernières étapes en montagne. Il est un peu en dessous de ses capacités, mais il marchait super fort depuis le début de la saison. Il est arrivé au Tour de France un peu fatigué. On verra s’il pourra se rattraper dans la troisième semaine. »

Comme tous les autres participants, Houle, les traits un peu tirés, accuse les effets des efforts déployés jusqu’à présent.

C’est sûr que la fatigue s’accumule après deux semaines. On est habitué, on est entraîné pour ça. On entre dans une zone de fatigue permanente et ça fait une différence dans la troisième semaine. Il faut rester concentré. Ça devient de plus en plus une question de mental. Quand on souffre, on a parfois envie d’arrêter. Mais il faut persévérer dans l’effort.

Hugo Houle

« Au fil des années dans les grands tours, je me rends compte qu'on fait la première semaine fatigué, la deuxième aussi, la troisième encore plus, mais que le corps s’adapte. On est vraiment fait fort, on s’adapte », poursuit l'athlète de 28 ans.

Hugo Houle, membre de l'équipe cycliste Astana, en entrevue à Radio-Canada

Hugo Houle, membre de l'équipe cycliste Astana

Photo : Société Radio-Canada

À la veille de la 16e étape, une boucle de 177 km autour de Nîmes, Hugo Houle ne s’attend pas à des feux d’artifice.

« Je pense que demain (mardi), ce sera une remise en route assez tranquille, à moins qu’il y ait beaucoup de vent à Nîmes, ce qui pourrait causer des bordures comme ç’a été le cas dans la 10e étape, confie-t-il. Mais sinon, ça devrait être assez relax avec une arrivée au sprint. »

C'est dans les Alpes, de jeudi à samedi, que le Tour de France se jouera, selon lui. Et il espère que son équipe aura son mot à dire.

On va prendre la direction des Alpes pour les grosses étapes. Les 18e, 19e et 20e étapes seront cruciales pour déterminer le gagnant de ce Tour de France. Il y a là beaucoup de cols hors catégorie. C’est là où nous devrons être fort pour être aux avant-postes pour regagner du temps et mettre Jakob sur le podium.

Hugo Houle

Il évalue encore mal l’impact de cette Grande Boucle pour la suite de sa carrière. Par contre, il est bien au fait de l’intérêt qu’il suscite au Québec auprès des amateurs.

« Je ne suis pas certain de réaliser l’ampleur de ma participation au Tour de France, dit-il. Je suis concentré sur la course depuis le départ. Mais j’entends plein de belles choses venant du Québec. Mon entourage me dit que j’ai un beau soutien de gens qui me félicitent d’être un bon modèle pour les jeunes.

« Je suis très content que les Québécois soient heureux de me suivre. J’en ai vu plusieurs sur les routes du Tour avec un drapeau du Québec. J’ai même fait un high five avec l’un d’entre eux au sommet du Tourmalet », conclut-il avec le sourire.

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