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Mathieu Betts « gonflé à bloc » à l'aube de son retour avec les Bears

Il tente de se rendre au quart-arrière durant un entraînement des Bears de Chicago.

Mathieu Betts (no 92) a réussi 35,5 sacs du quart en 4 saisons dans le circuit universitaire québécois, un record.

Photo : Bears de Chicago

Félix St-Aubin

La saison morte du secondeur extérieur Mathieu Betts a des allures de marathon footballistique depuis sa conquête de la Coupe Vanier il y a huit mois. Elle culminera avec le camp d'entraînement des Bears qui prendra son envol dans une poignée de jours, le 25 juillet.

La route est longue et sinueuse avant d'obtenir l'un des 53 postes convoités d'une équipe de la NFL. Elle l'est d'autant plus lorsque la porte d'entrée est un contrat à titre de joueur autonome non repêché.

Dès que la poussière et les confettis sont retombés à la fin de novembre lors d'un ultime match au stade Telus-Université Laval, Betts a porté l'entièreté de son attention sur sa progression chez les professionnels.

Ç'a été une longue saison morte, comme on l'anticipait, en commençant par ma préparation physique, l'East-West Shrine game, la préparation pour les tests physiques, le Pro Day, le repêchage, le minicamp, les [activités d'équipe organisées] OTAs, ça fait beaucoup de choses.

Mathieu Betts, secondeur extérieur des Bears de Chicago

« Avant d'entamer la saison 2018 [avec le Rouge et Or], je savais que ça ressemblerait un peu à un marathon, ajoute-t-il. J'étais concentré sur ma saison, mais je savais que ce qui allait suivre serait un peu en montagnes russes. »

Le chemin emprunté menant au circuit Goodell, qui comprenait entre autres des escales au Tennessee, en Floride et en Illinois, n'a effectivement pas été de tout repos. Betts a maximisé ses occasions d'impressionner la galerie à chacune des étapes de la saison morte.

Les éloges à son égard provenant du sud de la frontière ont fusé de toutes parts dans les derniers mois. Son passage à Saint Petersburg afin de participer à l'East-West Shrine game et ses premiers pas au complexe d'entraînement des Bears, l'Halas Hall à Lake Forest, ont grandement retenu l'attention.

Le coordonnateur Chuck Pagano, qui détient un bagage fort intéressant en défense, fait partie de ceux qui ont été épatés par les prestations du lauréat du trophée J.P.-Metras, une distinction qui appartient à Betts depuis 2016.

L'entraîneur-chef des Colts d'Indianapolis durant la période 2012-2017, qui a aussi occupé le poste de coordonnateur défensif des Ravens de Baltimore en 2011, considère que Betts est le joueur non repêché qui lui a jusqu'ici laissé la meilleure impression.

« C'est sûr que c'est flatteur, mais quand tu es dans une équipe comme ça, la réalité c'est que les 90 joueurs sont bons », tempère celui qui a récemment troqué le poste d'ailier défensif pour celui de secondeur extérieur.

« C'est spécial de dire que j'ai pu me démarquer du lot jusqu'à un certain point, mais je pense qu'on pourrait dire la même chose de pas mal tout le monde dans la formation. »

Le secondeur extérieur Mathieu Betts déjoue le joueur de ligne offensive Marquez Tucker dans le but de se rendre au quart-arrière Tyler Bray.

Tyler Bray (no 9), Marquez Tucker (no 71) et Mathieu Betts (no 92)

Photo : Bears de Chicago

Une acclimatation réussie

Nouveau football, nouvelles règles, nouvelle position, etc. Betts a dû s'adapter à un environnement qui lui était un brin moins familier. Ce qui rend les propos élogieux de Pagano et de la presse chicagolaise, également ébahie par le rendement du Québécois, d'autant plus impressionnants.

Tu parles d'acclimatation, je pense que c'est un aspect super important quand tu arrives au niveau professionnel. C'est une ligue de performances, il faut que tu t'adaptes, évidemment au nouveau style de jeu, au nouveau cahier de jeux. Je pense que ça s'est fait rapidement pour moi, je comprenais ce qui était demandé, mon rôle dans la défense.

Mathieu Betts, secondeur extérieur des Bears de Chicago

Betts s'est envolé dimanche en direction de l'Illinois. Les recrues devront d'abord se rapporter à l'équipe lundi, puis retrouveront les vétérans jeudi à Bourbonnais pour le début du camp d'entraînement.

L'équipe établie à Chicago disputera quatre matchs sans enjeu avant d'ouvrir le calendrier le 5 septembre au Soldier Field contre ses éternels rivaux, les Packers de Green Bay, dans le cadre des commémorations entourant le siècle d'existence de la NFL et des Bears.

« On a eu des célébrations avec les partisans et des anciens [porte-couleurs] de l'équipe de différentes éditions. J'ai eu l'occasion d'avoir un bain de foule, de voir ce que les Bears représentent à Chicago. J'ai côtoyé [...] des joueurs comme Dick Butkus, Mike Singletary, Jim McMahon et William "The Refrigerator" Perry. »

« On sent qu'il y a une fébrilité [...] Il y a beaucoup de festivités, on voit qu'il y a de l'engouement, surtout avec la saison qu'a connue l'équipe l'année dernière. On s'attend à performer, c'est ce qu'on veut, et le centenaire ajoute un petit quelque chose. »

Les Bears joueront des rencontres préparatoires les 8, 16, 24 et 29 août contre les Panthers de la Caroline, les Giants à New York, les Colts à Indianapolis et les Titans du Tennessee.

Mathieu Betts (no 92)

Mathieu Betts (no 92)

Photo : Bears de Chicago

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