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Le maillot jaune Julian Alaphilippe écrase la compétition au contre-la-montre à Pau

Il porte le maillot jaune.

Le Français Julian Alaphilippe pendant le contre-la-montre

Photo : Reuters / Christian Hartmann

Radio-Canada

Le Français Julian Alaphilippe a remporté en patron la 13e étape du Tour de France, un contre-la-montre individuel de 27,2 km disputé vendredi à Pau. Il a ainsi conforté son emprise sur le maillot jaune.

Survolté, le numéro un mondial a devancé le champion en titre, Geraint Thomas, par 14 s pour creuser son avance à 1 min 26 s sur le Britannique, 2e du général.

« C'est incroyable! Je savais que je pouvais faire une bonne performance, que j'allais me mettre la misère, mais je ne pensais pas gagner devant des grands coureurs comme Geraint Thomas. Je me suis dit : "Tu as le maillot jaune, mets-toi à bloc pendant 15 bornes et à la fin tu vois ce que tu peux faire. Si ça se trouve, tu vas te surprendre" », a déclaré Alaphilippe à son arrivée.

Je le plaçais comme un de mes favoris avec des montées courtes et abruptes, et des descentes techniques. On sait que c'est un très bon pilote et qu'il peut prendre beaucoup de risques dans les descentes. Il avait montré au Dauphiné qu'il pouvait être solide au contre-la-montre. Parfois un maillot jaune, ça donne des ailes et aujourd'hui, il était au sommet de son art. Il était vraiment fort. Jusqu'à quand il peut tenir comme ça, c'est la question que tout le monde se pose.

Hugo Houle sur Julian Alaphilippe

« Je ne m'attendais pas à cela de la part de Julian Alaphilippe, a avoué Thomas. Il va incroyablement bien et il est certainement favori, ou l'un de ceux à suivre en ce moment. Bien sûr qu'il peut le garder jusqu'au bout. La manière dont il court, s'il continue comme ça, il va gagner. Mais il reste encore beaucoup de route et beaucoup d'étapes difficiles. »

Le Belge Thomas de Gendt a complété le podium.

Parmi les perdants du jour, le grimpeur colombien Egan Bernal a cédé 1 min 22 s à Thomas, son coéquipier. Le Britannique Adam Yates et le Colombien Nairo Quintana et le Français Romain Bardet ont lâché encore plus de temps.

Le match entre Thomas et Alaphilippe, qui sont partis dans un intervalle de deux minutes, s'est poursuivi sur l'ensemble du parcours. Le Français, parti en trombe, a pris un avantage de 6 s dans la première partie, la plus vallonnée. Thomas a stabilisé ensuite l'écart à 5 s, mais Alaphilippe s'est arraché dans la petite côte avant l'arrivée, jusqu'à la ligne pour l'emporter par 14 s.

À la fin, j'ai repoussé mes limites. Je n'entendais plus les informations de mon directeur sportif, il y avait tellement de folie avec le public. J'ai tout donné jusqu'à la ligne. Mon équipe pleurait dans la voiture.

Julian Alaphilippe

Le Français de 27 ans s'est imposé pour la quatrième fois dans la Grande Boucle, la deuxième fois cette année depuis le départ de Bruxelles.

Le Belge Wout Van Aert, vainqueur lundi à Albi, a lourdement chuté dans un virage à l'approche du dernier kilomètre et a abandonné. Deux autres spécialistes, le Suisse Stefan Küng et l'Allemand Maximilian Schachmann, sont également tombés dans ce chrono.

Le Québécois Hugo Houle s'est économisé avant les deux étapes de montagne du week-end et a pris le 129e rang à 4 min 46 s d'Alaphilippe.

« Je n'ai pas poussé la machine, a raconté Houle à Radio-Canada Sports. Je me suis assuré de rentrer dans les délais requis. Ç'a bien été. C'était un beau parcours avec une montée dès le départ et une descente sinueuse, et la finale assez technique avec une montée raide où il fallait relancer. Ç'a été un beau spectacle pour ceux qui couraient pour le classement général.  »

Quant à Michael Woods, il a conclu au 132e échelon à 4 min 55 s du vainqueur.

Le Gatinois court avec deux côtes fracturées, ont révélé des examens par imagerie médicale jeudi.

« Dans les courses par étapes, il y a une règle non écrite de pousser le plus longtemps qu'on peut. Abandonner devient un échec. On est des durs au mal. On relativise la douleur quand on la vit. On se dit que si on est capable de vivre la douleur aujourd'hui, on est capable de la vivre demain », a dit Houle à propos de la blessure à son compatriote.

Samedi, le Tour dépasse pour la première fois cette année les 2000 mètres d'altitude. La 14e étape, limitée à 117,5 kilomètres à partir de Tarbes, escalade le Soulor et se conclut au sommet du col du Tourmalet, la plus mythique des ascensions des Pyrénées.

Avec les informations de Agence France-Presse

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