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Les Alouettes veulent montrer leurs progrès aux Eskimos

Il échappe à Logan Kilgore des Eskimos

B.J. Cunningham des Alouettes plonge pour tenter de gagner le premier essai contre les Eskimos à Edmonton.

Photo : The Canadian Press / JASON FRANSON

Jean St-Onge

Quand les Alouettes ont affronté les Eskimos au premier match de la saison, ils leur ont donné une certaine opposition, mais ils n’avaient pas été en mesure de soutenir la pression et s’étaient inclinés 32-25.

Statistiquement, les Alouettes n’auraient jamais dû être dans le coup à Edmonton. Ils ont accordé 607 verges à l’attaque albertaine, dont 447 par la voie des airs.

Quelques revirements et l’arrivée de Vernon Adams au poste de quart après la blessure d’Antonio Pipkin au troisième quart avaient permis aux Moineaux d’espérer une victoire jusqu’à la dernière minute.

Les Montréalais disent avoir beaucoup progressé depuis leur voyage à Edmonton, et ils auront samedi l’occasion de mesurer ces progrès.

Lors du match inaugural de la saison, ils avaient un entraîneur-chef et un coordonnateur défensif qui en étaient à leur premier match dans ces rôles. Les Eskimos en ont certainement profité.

Le vétéran John Bowman concède que la défense des siens en a eu plein les bras.  

« Ils nous ont montré des choses qu’on ne voit que très rarement. Ils ont utilisé sept ou huit joueurs en protection de passe et ils lançaient le ballon très rapidement. »

« Mais en plus, nous avons manqué 30 ou 40 plaqués. On peut parler de blessures que nous nous sommes infligées nous-mêmes. »

« Nous devrons être meilleurs. Mais nous avons fait du chemin en un mois. Nous recommençons à neuf. »

L’entraîneur-chef Khari Jones est heureux de revoir les Eskimos rapidement. Son équipe vient de signer deux grosses victoires contre Hamilton et Ottawa, mais n’a pas eu le temps d’oublier la défaite.

« J’aime les affronter quelques matchs plus tard, après avoir eu la chance de voir quelques attaques différentes. On a aussi un Taylor Loffler et des demis défensifs en santé. Je crois que les gars sont affamés et ont envie d’effacer le souvenir de ce match. »

Guerre des tranchées

Un vieux et sage footballeur a souvent dit que les matchs se gagnent dans les tranchées.

Si l'on se fie aux statistiques depuis le début de la saison, il faut donner un net avantage aux Eskimos qui dominent la ligne de mêlée. Ils ont réussi 16 sacs en quatre matchs et en ont accordé un seul.

Les 16 plaqués du quart ont été réussis par 10 joueurs qui attaquent de partout.

Comme la défense, la ligne offensive montréalaise a progressé depuis le début de la saison. Après avoir accordé huit sacs dans les deux premiers matchs, elle n’a laissé l’adversaire rejoindre Vernon Adams que trois fois.

La ligne n’est toutefois pas la seule responsable de la sécurité de son quart. Adams doit faire sa part et prendre ses décisions rapidement derrière la ligne de mêlée.

L’émergence de l’attaque au sol des Alouettes avec William Stanback force aussi les Eskimos à rester sur leurs gardes.

Stanback tentera de devenir le premier porteur de ballon montréalais à réussir trois matchs de 100 verges ou plus depuis Avon Cobourne en 2008.

Et, si jamais les Alouettes l'emportent, ils se retrouveront avec une fiche supérieure à ,500 pour la première fois en cinq ans.

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