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Coupe d'Afrique des nations : choc à prévoir entre le Sénégal et l'Algérie

Le trophée des vainqueurs de la Coupe d'Afrique des nations

Photo : Getty Images / GABRIEL BOUYS

Radio-Canada

La finale de la Coupe d'Afrique des nations entre le Sénégal et l'Algérie vendredi, au Caire, consacrera soit un vainqueur inédit, soit un ancien lauréat en attente de gloire depuis 30 ans.

De Dakar à Alger, en passant par la France et le Québec, les amateurs des deux camps rêvent d'un moment historique : le premier sacre continental des Lions ou le retour des Fennecs.

Un dispositif de sécurité important sera d'ailleurs mis en place dans les grandes villes francophones – Marseille, Paris, Lyon et Montréal – après les incidents qui ont marqué les célébrations du parcours algérien.

Sénégal-Algérie, c'est surtout l'histoire d'un favori au rendez-vous et d'un négligé inattendu, porté par la liesse populaire. Environ 10 000 Algériens sont attendus au Caire.

Le Sénégal était programmé pour aller en finale, fort de son statut de première nation africaine au classement de la FIFA, et du travail de Sadio Mané.

C'est tout le contraire de l'Algérie, 13e du classement africain, qui a été incapable de dépasser le premier tour de l'édition 2017 et surprenante cette année.

« Avec l'équipe et le personnel qu'on a, j'avais dit dès le début que nous étions favoris cette année. Sans prétention aucune, je pense être assez modeste, il faut à un moment donné ne pas se voiler la face et dire les choses telles qu'elles sont », a confié mardi Mané dans un entretien à la BBC.

« Maintenant, nous avons la chance d'être [en finale], nous devons la saisir », a-t-il ajouté.

« Pour arriver à ce niveau de la compétition, on a vécu beaucoup de déceptions, de désillusions et de larmes », a expliqué jeudi le sélectionneur du Sénégal, Aliou Cissé.

« Aujourd'hui, nous y sommes, nous ne comptons pas nous arrêter à cette finale. Nous voulons plus que cela », a-t-il prévenu.

Il faisait partie des joueurs de l'équipe sénégalaise, finaliste malheureuse en 2002.

Le Sénégal sera toutefois privé de son meilleur défenseur Kalidou Koulibaly, qui est suspendu.

« Une perte pour notre système défensif », a reconnu Cissé.

La finale sera l'occasion de voir s'affronter deux attaquants au sommet de leur art, le Sénégalais Sadio Mané (qui joue à Liverpool) et l'Algérien Riyad Mahrez (qui joue à Manchester).

Avec une défense hermétique, l'Algérie pourra compter sur un autre atout : l'appui du public, qui viendra en masse grâce au pont aérien mis en place par le gouvernement.

« C'est l'un des matchs les plus importants de la vie de beaucoup de joueurs, a fait remarquer le milieu de terrain algérien Adlène Guediour. On a envie de terminer en beauté. »

« On veut être représentatif et montrer au monde ce que les Algériens sont capables de faire. On veut être heureux et célébrer dans l'ordre, tout en ayant le respect des pays dans lesquels on se trouve. C'est très important pour nous », a expliqué l'entraîneur Djamel Belmadi.

La sécurité en question

L'Égypte a remplacé au pied levé le Cameroun en janvier pour organiser la première CAN à 24 équipes.

De grandes incertitudes sur la sécurité, mises en avant par des attentats récents ayant visé des touristes étrangers et la communauté copte orthodoxe, ont pesé sur tout le tournoi.

Résultat, les tribunes étaient pour la plupart vides, à part pour les matchs de l'Égypte qui attiraient 75 000 spectateurs à chaque fois au stade international du Caire.

La Coupe d'Afrique des nations a rendu public le chiffre de 705 000 spectateurs pour les quatre semaines de compétition, avant la finale.

« Nous ne pouvons que nous réjouir. C'est une réussite sur tous les plans, a dit le président de la Confédération africaine de soccer (CAF), Ahmad Ahmad. Bien sûr, on peut toujours demander plus, plus de public. Mais je vous avoue, face à l'appréhension sur la sécurité, on n'a pas voulu être flexible sur le dispositif des autorités. »

« Les deux choses qui me font peur pendant cette Coupe d'Afrique des nations, c'est la sécurité et l'arbitrage. Je suis satisfait de l'arbitrage, et j'applaudis le travail du gouvernement égyptien sur le plan sécuritaire », a affirmé M. Ahmad.

Avec les informations de Agence France-Presse

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