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Rory McIlroy revient chez lui pour l'Omnium britannique

Il tient la pose à la fin d'un coup de départ.

Rory McIlroy

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada

Le golfeur Rory McIlroy espère mettre un terme à sa disette en tournoi du grand chelem à l'Omnium britannique qui commence jeudi en Irlande du Nord, chez lui, pour la première fois en 68 ans.

« Honnêtement, ça veut tout dire pour moi. Soulever le Claret Jug une nouvelle fois serait une réussite incroyable », a expliqué le no 3 du monde, qui a mis la main sur le célèbre trophée, une carafe en argent, en 2014 à Liverpool.

Ayant grandi à une soixantaine de kilomètres au sud, McIlroy est en terrain connu. À seulement 16 ans, il avait battu le record du parcours du Royal Portrush avec une carte de 61 (-11).

Il sera à coup sûr chaleureusement encouragé par ses admirateurs, mais le Nord-Irlandais, qui a déjà gagné à domicile à l'Omnium d'Irlande en 2016, a minimisé la pression sur ses épaules.

« Je vais me sentir comme à un autre Omnium britannique. J'en ai joué quelques-uns à présent, je sais à quoi m'attendre. Ça pourrait juste être un peu plus bruyant », a assuré le golfeur de 30 ans, favori des parieurs.

L'attente sera grande pour la 148e édition, la première à l'extérieur de l'Angleterre ou de l'Écosse en 68 ans. La petite ville de Portrush, qui compte 7000 habitants, vit au rythme du tournoi pour lequel plus aucune place n'est disponible avant même les premiers coups.

Un retour en Irlande du Nord a longtemps été impossible à cause des troubles sociaux, qui ont déchiré la province britannique entre la fin des années 1960 et la fin des années 1990.

Mais l'accord du Vendredi saint en 1998, puis l'émergence d'une génération exceptionnelle de golfeurs, avec Darren Clarke, Graeme McDowell et McIlroy, ont permis ce retour au premier plan dans le plus ancien des grands tournois internationaux.

« Enfant, j'ai appris à jouer au golf à Dungannon, qui était sans doute le club le plus visé par des attentats en Irlande du Nord », a raconté au Daily Mail le vainqueur de l'Omnium britannique de 2011, Darren Clarke, qui habite à Portrush et qui va frapper le premier coup du tournoi.

Vive concurrence internationale

Les golfeurs locaux auront fort à faire pour s'emparer du trophée. Outre le tenant du titre, l'Italien Francesco Molinari, qui s'est réservé en faisant l'impasse sur les omniums d'Irlande et d'Écosse, le concurrent le plus dangereux sera l'Américain Brooks Koepka.

Le no 1 au classement mondial a gagné quatre des neuf derniers tournois majeurs qu'il a disputés. Il a surtout terminé au pire 2e des trois premières levées du grand chelem de l'année.

Le parcours du Royal Portrush est en bord de mer, et peut être piégeux, notamment en raison du vent. Deux trous, les sixième et septième, ont été spécialement conçus pour le tournoi.

Il regard sa balle après un coup.

Tiger Woods

Photo : Associated Press / USA Today Sports

Tiger Woods est également en quête d'un quatrième sacre à l'Omnium britannique. L'Américain, no 5, s'est même astreint à se lever à 1 h dans sa résidence aux États-Unis pour diminuer l'effet du décalage horaire.

Depuis son 15e titre majeur au Tournoi des maîtres en avril, mettant fin à une disette de près de 11 ans, le golfeur de 43 ans n'a plus brillé, se contentant d'une 21e place à l'Omnium des États-Unis en juin.

Enfin, l'Anglais Justin Rose, 2e en 2018, espère faire mieux cette année. Le champion olympique de 2016 a manqué de peu la victoire à l'Omnium des États-Unis. Il a pu bénéficier des conseils précieux de Darren Clarke pour se préparer.

Avec les informations de Agence France-Presse

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