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chronique

La fin de l'ère Kavis Reed avec les Alouettes

Le directeur général Reed fait la moue.

Stefan Logan et Kavis Reed

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Jean St-Onge

Le congédiement du directeur général Kavis Reed met fin – on l’espère – à l'une des périodes les plus pénibles dans l’histoire des Alouettes de Montréal.

Quand il a été embauché, Reed a dit qu'il avait hâte d’apprendre le français, mais a terminé la conférence de presse en disant qu’il n’avait pas besoin de le faire, puisque le langage universel du football était la victoire.

Il aurait peut-être dû travailler un peu plus son français, car la victoire n’a pas été au rendez-vous.

Le président Patrick Boivin a beau dire que le renvoi de Reed n’est pas dû aux performances de l’équipe, ça aurait très bien pu être le cas.

Sa fiche comme directeur général des Alouettes n'a été que de 10 victoires contre 30 défaites. Et comme entraîneur-chef par intérim, ç'a été encore pire : 0-7.

Improvisation

Kavis Reed a souvent évoqué un plan lorsqu'il parlait des changements dans l'équipe, mais ses actions semblaient souvent plus improvisées que planifiées.

Son échange le plus marquant est certainement l’acquisition de Johnny Manziel. Le geste pouvait être défendable, puisque les Alouettes avaient besoin d’un quart-arrière à tout prix, et il était prévisible que la note soit élevée.

Sauf que, pour obtenir Manziel, il a cédé ses deux principales acquisitions de la saison morte sur le marché des joueurs autonomes : l’ailier défensif Jamal Westerman et le receveur Chris Williams, en plus de deux choix de premier tour au repêchage.

Le premier tente de se défaire de l'emprise du second.

Trevor Harris (no 7) et Jamaal Westerman (no 55)

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

En échangeant Westerman, le plan d’avoir quatre partants canadiens en défense n'était plus valable. Les Alouettes ont dû réorganiser le ratio dans l’ensemble de la formation.

Reed avait déclaré que les deux sélections du tour initial n’étaient pas si importantes et qu’il y avait d’autres moyens d’aller chercher du talent canadien.

En fin de saison, il a laissé partir trois joueurs canadiens : Patrick Lavoie et Philip Blake à Regina, de même que Chris Ackie à Ottawa. Contre trois joueurs établis, il n’a obtenu que deux choix au repêchage et un receveur canadien, Joshua Stanford, qui n’est plus avec l’équipe.

Soudainement, les choix au repêchage redevenaient importants.

Évaluation du talent

Les Alouettes comptent sur les quarts Vernon Adams fils et Antonio Pipkin pour bâtir leur attaque. Faut-il rappeler que les DEUX ont été libérés par Reed l’an dernier, avant d’être réembauchés…

Les bonnes décisions de Reed concernaient généralement des joueurs déjà établis dans la LCF, comme Hénoc Muamba et Tommy Campbell. Mais il s’est aussi trompé dans le cas de Darian Durant et de Drew Willy.

Peu de nouveaux joueurs talentueux sont arrivés directement à Montréal en provenance des États-Unis, sans passer par une autre équipe du circuit canadien.

En attaque, William Stanback et Quan Bray sont peut-être les premiers. En défense, Woody Baron et Ryan Brown sont devenus partants au centre de la ligne. Mais en général, le bilan est très mince.

Les Alouettes connaissent leurs premiers moments encourageants depuis longtemps, et Reed doit recevoir sa part de crédit.

Ils ont toutefois encore beaucoup de chemin à parcourir, et l’ex-DG doit porter la responsabilité de la lenteur avec laquelle l’équipe remonte la pente.

Il a les bras croisés et porte des lunettes fumées.

Kavis Reed

Photo : The Canadian Press / Ryan Remiorz

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