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De la Corée au Pérou, l'équipe canadienne de natation artistique en mission pour Tokyo

Les Canadiennes médaillées de bronze au Japon

Les Canadiennes ont remporté plusieurs médailles en Séries mondiales.

Photo : Getty Images / Matt Roberts

Alexandra Piché

Après avoir raté Rio, les nageuses artistiques canadiennes tenteront de mener l’équipe à une participation aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020. Leur meilleure chance d’y parvenir : les Jeux panaméricains de Lima (26 juillet-11 août) où un billet sera remis au pays qui remportera la compétition.

En 2016, le Canada n’avait été représenté qu’en duo. Le périple de Jacqueline Simoneau et Karine Thomas au Brésil s’était terminé avec une 7e place.

C’était la première fois depuis 1996 que l’unifolié ne participait pas à la compétition par équipe.

Pourquoi? Aucune place n’avait été attribuée aux gagnantes des Jeux panaméricains, étant donné que le Brésil se qualifiait d’office en tant que pays hôte des Jeux.

Radio-Canada Sports diffusera les Championnats du monde de la FINA sur le web à partir du vendredi 12 juillet, dès 23 h 50 (HAE). Consultez le calendrier de diffusion ici.

Les deux billets disponibles aux mondiaux étaient hors de portée des représentantes canadiennes qui s’étaient classées 7es. Trois places supplémentaires étaient accordées à la compétition de la dernière chance, mais le pays avait dû se contenter de la 4e place.

Cette année, les nageuses ont bien l’intention de mettre la main sur le billet disponible aux Jeux panaméricains. Elles devront se méfier des Américaines et des Mexicaines, qui pourraient surprendre, mais sont en bonne position pour monter sur la plus haute marche du podium.

« Nous avons vu les Mexicaines et les Américaines. C’est difficile à comparer, mais jusqu'à maintenant, je suis confiante. Je pense que nous allons réussir de bons résultats, mais il faut suivre le plan de notre entraîneur et performer quand c’est le temps », a indiqué Jacqueline Simoneau.

Elle et sa partenaire de duo, Claudia Holzner, sont les vétéranes de la très jeune sélection.

« Notre équipe est vraiment jeune comparativement à celle du dernier cycle olympique. Avant, on avait beaucoup de filles plus vieilles et plus expérimentées. Par contre, l’équipe qu’on a en ce moment est composée de jeunes qui performent vraiment bien sous la pression. Et c’est ça qu’on a besoin pour se qualifier pour les Jeux olympiques », a affirmé Simoneau, âgée de 22 ans.

Jacqueline Simoneau

Jacqueline Simoneau

Photo : Getty Images / Matt Roberts

Depuis janvier, le Hongrois Gábor Szauder est à la tête de l’équipe canadienne de natation artistique. Selon Simoneau, il a une approche bien différente de ses prédécesseurs.

« Cette préparation-ci est complètement différente de ce que j’ai fait avant, surtout en termes de nombre d’heures d’entraînement. Notre sport est bien connu pour faire des heures et des heures dans la piscine. Avant les trois derniers Championnats du monde que j’ai faits, on faisait normalement de 7 h le matin à 19 h à l’entraînement », raconte-t-elle.

Cette fois, les nageuses passent moins de temps à la piscine et profitent d’une meilleure période de récupération.

« Avec Gabor, nos entraînements sont de 8h à 18h30, mais si on finit le plan en avance, on peut partir à la maison récupérer et avoir un peu plus de vie à l’extérieur de la synchro. C’est plaisant. C’est une motivation supplémentaire à bien accomplir nos tâches pour finir plus tôt », a expliqué Simoneau.

En plus des horaires allégés, les chorégraphies sont aussi bien différentes de ce à quoi elle a été habituée dans le passé. Les routines d’équipe ont été chorégraphiées par Anastasia Ermakova, quadruple médaillée d’or olympique de Russie.

« C’est vraiment un génie des chorégraphies. Nos routines sont tellement différentes de ce qu’on faisait avant. Notre routine libre est artistique et technique. C’est le genre de chorégraphie qu’on pourrait voir les Russes faire. C’est plaisant de montrer que le Canada peut faire quelque chose de différent », a dit Simoneau.

Avant de se rendre à Lima pour les Jeux panaméricains, les Canadiennes seront en action aux Championnats du monde du 12 au 20 juillet, en Corée du Sud. Elles espèrent obtenir de bons résultats à cette chance d’affronter les meilleures équipes au monde.

Elles devront ensuite tout donner au Pérou pour éviter à l’équipe de participer à l’événement de la dernière chance qui se tiendra au printemps 2020.

« C’est sûr qu’il y a beaucoup plus de pression. Mais nous, en tant qu’athlète, ce n’est pas notre rôle de penser à ça. Il faut nous concentrer sur l’entraînement et donner notre maximum chaque jour. C’est vraiment à Gabor de gérer cette pression-là. »

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