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Le Real Madrid s'est entraîné à Montréal

L'équipe s'entraîne sur la pelouse du Centre Nutrilait.

Le Real Madrid de l'entraîneur Zinédine Zidane (à droite) est arrivé à Montréal mardi après-midi.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Vachon

Olivier Tremblay

Exit Ignacio Piatti, Samuel Piette et Rémi Garde. Bienvenue, Eden Hazard, Luka Modric et Zinédine Zidane. Le grand Real Madrid s’est entraîné pour la première fois de son séjour à Montréal, mercredi, avec des dispositifs de protection réglés au quart de tour.

Il faut montrer patte blanche pour avoir accès ne serait-ce qu’aux abords du Centre Nutrilait, domicile habituel de l’Impact.

Tandis que les supporteurs – ils étaient plusieurs dizaines – sont refoulés derrière des barrières métalliques installées à l’angle de la rue Notre-Dame et de l’avenue Letourneux, les journalistes qui peuvent les franchir sont bien surveillés.

Une entreprise de sécurité privée est sur les lieux, tout comme le Service de police de la Ville de Montréal. On sent les processus plus travaillés qu’en 2016, lorsque les plus grandes vedettes de l’équipe étaient encore en vacances à cause de l’Euro qui venait de se terminer.

Dans l’enceinte du Centre Nutrilait, on répond à toutes les demandes du prestigieux club espagnol. Des employés de l’Impact veillent à ce que leurs visiteurs ne manquent de rien, jusqu’au plateau de fruits proposé en bordure du terrain. Et l'on peut présumer qu’ils ajouteront des heures supplémentaires à leur horaire, car le Real Madrid tiendra deux séances par jour.

Un autocar stationné devant le Centre Nutrilait

On ne laisse rien au hasard pour la tournée du Real Madrid, même l'habillage de l'autocar.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Vachon

Qu’ont donc fait les joueurs? Ils ont couru. Impossible d’en connaître davantage. Les 20 premières minutes de l’entraînement ont été ouvertes aux médias, et pendant 20 minutes, les Bale, Benzema et autres Kroos ont couru sur les terrains de l'Impact. Le nouveau préparateur physique Grégory Dupont en tête, la légende Zidane à l’arrière pour observer son groupe.

Et demain? Bonne question. Si la tournée du Real Madrid exige une préparation minutieuse qui ferait rêver Monica Geller, l’horaire des entraînements filtre, lui, au compte-gouttes. Allez savoir.

Les médias d’ici ont l’habitude des courriels qu’envoient les services des communications des équipes sportives, qui annoncent parfois un mois à l’avance leur calendrier détaillé.

Les journalistes espagnols n'ont plus peur de l’inconnu. Ils couvrent l’équipe et ses singularités au quotidien. Et chaque été, ils voyagent tantôt au Canada, tantôt aux États-Unis, tantôt en Chine, pour suivre le club de la capitale. Sans savoir exactement à quoi s’attendre.

La réticence à faire circuler l’information est présente au sein même de l’organisation, nous dit-on du côté des promoteurs de l’International Champions Cup, le tournoi préparatoire auquel participera le Real Madrid aux États-Unis à partir du 20 juillet.

Le chef du service de presse madrilène n’est dans le secret des dieux que lorsque c’est absolument nécessaire, même pour les heures d’entraînement et les disponibilités médiatiques.

Le Japon au rendez-vous

Il s'entraîne avant un match.

Le jeune Takefusa Kubo est international japonais.

Photo : Associated Press / Edison Vara

Et les journalistes ne sont pas venus que d’Espagne. Certains ont pris l'avion du Japon pour suivre le Real Madrid. Ou plutôt sa nouvelle recrue, Takefusa Kubo.

Ce jeune prometteur de 18 ans est passé du FC Tokyo au Real Madrid Castilla, l’équipe réserve du club, en juin. Zidane l’a invité à se joindre à la première équipe pour la préparation d’avant-saison, et pour cause. On le surnomme le « Messi japonais », une étiquette qu’il devra peut-être abandonner à Madrid, où l’étoile du FC Barcelone est logiquement plutôt impopulaire.

Un de ces journalistes japonais, Hironari Michibayashi, est à Montréal pour poursuivre sa mission toute simple, mais fort complexe : suivre Kubo, où qu’il aille. Il s’installera à Madrid pour la prochaine saison et suivra le jeune joueur dans ses péripéties, même s’il « déteste les médias ».

« Nous n’avons jamais eu un joueur comme lui à cet âge, souligne Michibayashi. Il y a beaucoup d’attentes. Nous ne sommes pas tout à fait certains qu’il deviendra un grand joueur. Il est très jeune, mais il est déjà au Real Madrid. Quand on l’a su, on n’y croyait pas. »

Où qu’il aille, j’irai. S’il est à Madrid, je serai là. Je serai aux États-Unis la semaine prochaine. S’il joue au Brésil, dans un pays d’Afrique, j’y vais.

Hironari Michibayashi, journaliste

Le travail de Michibayashi se retrouvera au quotidien sur les ondes de son employeur TBS, une station de Tokyo qui possède aussi une chaîne d’information en continu. Il souhaite par la suite produire un reportage plus étoffé sur les premiers pas de la pépite japonaise en Espagne.

« C’est un trésor japonais, assure-t-il. Tous ces déplacements vaudront le coût, peu importe ce qui arrive. »

Les petits désagréments aussi, à n’en point douter.

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