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La LNH au secours de la défunte Ligue canadienne de hockey féminin

Elles sont en action sur la glace.

Lauriane Rougeau (no 5) et Rebecca Johnston (no 6), joueuses de la Ligue canadienne de hockey féminin

Photo : Les Canadiennes de Montréal / Anne-Marie Pellerin

La Presse canadienne

La Ligue nationale de hockey (LNH), les Maple Leafs de Toronto et les Flames de Calgary sont au nombre des contributeurs qui permettent à la défunte Ligue canadienne de hockey féminin (LCHF) de rembourser ses créanciers.

L’Association de hockey féminin de l’Ontario, Hockey Canada et d’autres donateurs privés ont aussi aidé la LCHF, dissoute depuis le 1er mai, à fermer ses livres.

« La LCHF a mis un processus de remboursement à ses créanciers en marche et sera en mesure de cesser ses activités dans les règles, a déclaré Laurel Walzak, présidente du conseil d’administration, mardi dans un communiqué où il est spécifié que les dons avaient été « grands et essentiels ».

Le communiqué, écrit au nom du conseil d’administration, a dévoilé les détails de la disparition de la ligue et de ses besoins pour survivre.

Formée de six équipes, la Ligue canadienne a existé pendant 12 saisons, mais était en détresse financière le 1er avril, quand Walzak a annoncé la dissolution du circuit.

Les droits de licence recueillis avec l’addition des deux formations chinoises ont permis à la LCHF de commencer à verser des salaires aux joueuses oscillant entre 2000 et 10 000 $.

La fusion des deux équipes asiatiques la saison suivante a toutefois réduit les entrées d’argent. Et une source a révélé à La Presse canadienne que la Chine voulait renégocier les droits.

« La ligue a annoncé la fin de ses opérations une semaine après la finale de la Coupe Clarkson parce qu’elle avait des paiements dus pour le 1er avril. Elle envisageait un déficit considérable et croyait que ses revenus n’allaient pas augmenter pour la saison 2019-2020 », a écrit Walzak.

Elle a ajouté qu’une somme de 5 ou 6 millions de dollars aurait été nécessaire pour que la LCHF poursuive ses activités et que 10 millions lui auraient permis d’être une ligue fonctionnelle.

En attente d'une solution

La Ligue nationale de hockey féminin (NWHL), basée aux États-Unis, qui a vu le jour en 2015, a « fragmenté le potentiel des commandites », a-t-elle ajouté.

Cette ligue de cinq équipes est toujours en opération, mais environ 200 joueuses, dont plusieurs vedettes, refusent d’y jouer.

Hilary Knight, Brianna Decker, Kendall Coyne Schofield, Marie-Philip Poulin, Brianne Jenner ainsi que les gardiennes Noora Raty et Shannon Szabados font partie de celles qui considèrent que la NWHL n’est pas viable.

De nombreuses voix pour la création d’une seule ligue, alors que les deux existaient simultanément, auraient refroidi des investisseurs qui attendaient de voir la suite des événements avant de s’impliquer.

Le commissaire de la LNH, Gary Bettman, avait dit que son circuit ne voulait pas s’engager en tant que propriétaire, alors que les deux ligues existaient.

Ligue sans but lucratif, la LCHF ne pouvait fusionner avec la NWHL, qui est quant à elle un circuit à but lucratif. Elle aurait perdu la couverture d’assurances de Hockey Canada, a ajouté Walzak.

Selon elle, il doit y avoir un changement considérable d’attitude à l’égard du hockey féminin, même si le conseil d’administration appuie les joueuses dans leur quête d’une ligue unique.

« Ce n’est pas intelligent pour nous toutes de nous lamenter au sujet de la dissolution de la LCHF sans changer les comportements qui y ont conduit, a dit Walzak. Aujourd’hui, les meilleures joueuses obtiennent un modeste salaire entre 1000 et 10 000 $ par année comparé au plus faible salaire de la LNH qui est d’approximativement de 1 000 000 $. »

« Les successeurs de la LCHF doivent trouver une façon pour que les meilleures joueuses reçoivent un véritable salaire. En conséquence, nous demandons à toutes les associations de hockey et aux gouvernements de verser de l’argent directement au hockey féminin et de faire en sorte que des femmes soient à la table quand les décisions seront prises. »

Mme Walzak soutient que le conseil d’administration a reçu deux offres de moins de 20 $ pour acheter ses actifs sans aucune présomption de responsabilité, ce que la LCHF a décliné.

La ligue a recueilli 93 000 $ à la suite de la vente de souvenirs afin de payer ses dettes. Sept des 10 trophées de la LCHF qu'elle devait vendre lors de cet encan ont été envoyés au Temple de la renommée.

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