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Samuel Piette veut poursuivre sa carrière à Montréal, « mais ne ferme aucune porte »

Il se défait d'un joueur adverse.

Le milieu de l'Impact de Montréal Samuel Piette contre le Sporting de Kansas City

Photo : Reuters / USA TODAY USPW

Olivier Paradis-Lemieux

Tout juste de retour avec l’Impact après un mois à la Gold Cup dans l’équipe canadienne, Samuel Piette a discuté de son avenir avec le onze montréalais mercredi.

Le milieu québécois de 24 ans, qui avait attiré le regard de la direction technique du club grâce à ses performances lors de la précédente présentation de la compétition continentale en 2017, a affirmé que les négociations n’étaient pas en cours pour une prolongation de contrat, alors que le club détient une option pour la prochaine saison.

« C’est sûr que je désire rester à Montréal. Mais comme je l’ai dit en entrevue, je ne ferme aucune porte », a affirmé Piette, qui s’est livré la semaine dernière dans une longue entrevue au magazine français So Foot.

Selon l’association des joueurs de la MLS, le Québécois gagne 143 000 $ cette année, une aubaine pour une équipe qui traîne les contrats de Rudy Camacho (749 000 $) et d'Harry Novillo (616 000 $).

« Le sport professionnel, c’est une business, il faut voir les options qui s’offrent à soi. Mais je suis très bien à Montréal. Si on est capables de trouver un accord juste pour les deux parties, je serai très content », a poursuivi celui qui s'est joint au club en août 2017 en transfert du CD Izarra, une équipe espagnole.

Piette souhaite néanmoins trouver un accord le plus tôt possible.

« Ça permettrait d’avoir une petite pause mentalement », a-t-il expliqué.

Depuis son arrivée au Bleu-blanc-noir, l’international canadien s’est imposé comme titulaire indiscutable, étant partant pour un record d’équipe de 51 matchs consécutifs. Il a aussi bien convaincu Mauro Biello que Rémi Garde qu’il était l’homme de la situation comme milieu défensif.

Une suspension en mai pour accumulation de cartons jaunes a toutefois brisé cette séquence de celui qui a porté maintes fois le brassard de capitaine malgré son jeune âge et qui est de plus en plus présent dans l'espace médiatique québécois.

Face à la presse montréalaise pour la première fois depuis l’élimination du Canada contre Haïti, Piette a pris le temps de défendre son entraîneur John Herdman, sous le feu des critiques depuis que la sélection s’est écroulée en deuxième mi-temps de son quart de finale, samedi dernier.

« C'est facile de juger après le match, a-t-il souligné. On juge toujours sur le résultat final. Je crois que John est celui qui peut amener ce pays à un autre niveau. Je vois comment il travaille, comment il est passionné. Je suis confiant en ses moyens. Je pense qu’on l’a montré sur le terrain. On ne peut juger de tout le programme sur 45 minutes. Je pense qu’on a montré du beau football. C’est normal qu’il soit critiqué, mais je ne pense pas qu’il faut tout jeter à la poubelle de ce qui a été fait dans la dernière année. »

Le Québécois a révélé qu’il s’apprêtait à entrer sur le terrain pour colmater la défense canadienne après le premier but haïtien quand l’équipe antillaise a fait dérailler le plan de Herdman.

« J'allais rentrer à 2-1. J’étais prêt, le carton était donné à l’arbitre. Long ballon, [Marcus] Godinho fait faute, tir de pénalité et ils marquent. L’arbitre me demande si je rentre sur le terrain. Le coach dit : "Attends, je vais revoir ma stratégie." À 2-2, de rentrer un joueur à vocation défensive comme moi quand tu veux pousser pour aller chercher la victoire, ça n’a pas de sens », a-t-il précisé.

Le Québécois remet désormais toute son attention sur l’Impact, à qui il promet une bonne deuxième moitié de saison.

« Avec tous les trucs qui nous sont arrivés, c’est dur d’imaginer qu’il aurait pu y en avoir plus, on est 3es dans l’Est, avec beaucoup de matchs à la maison, a-t-il affirmé. Il faut continuer à pousser pour une place en séries. On est en bonne position. »

Piatti s’approche d’un retour

Perdu de 8 à 12 semaines à la fin mai, Ignacio Piatti pourrait revenir au jeu plus rapidement que prévu, si l’on en croit d’ailleurs Piette.

Le onze montréalais avait annoncé le 30 mai dernier que l’Argentin, victime d’une blessure au genou droit, serait absent pour au moins deux mois. Mais depuis le début de la semaine, Piatti augmente visiblement l’intensité de ses entraînements. Mercredi, pendant près d’une heure, il a joggé, sprinté et effectué de nombreux exercices mettant à l’épreuve sa puissance latérale, prodigués par le préparateur physique Robert Duverne, à l’écart du groupe principal.

« On reprend beaucoup de joueurs qui reviennent de blessures. Nacho devrait revenir bientôt, en fait je l’espère, de ce qu’il me dit », a lâché Samuel Piette.

Ignacio Piatti

Ignacio Piatti

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Plus discret, l’entraîneur Rémi Garde s’est contenté de dire que son meilleur joueur, qui n'a pris part qu'à 5 des 19 matchs de l'équipe en 2019, faisait partie d’un trio d’attaquants qui ne serait pas disponible, samedi, au stade Saputo, contre le Minnesota United.

En plus de Piatti, Maximiliano Urruti et Orji Okwonkwo se sont entraînés en solitaire. Si Urruti avait le pas léger, lui qui avait cessé l’entraînement après le match contre Portland il y a une semaine, Okwonkwo n’a fait que deux tours de terrain avant de rentrer au vestiaire.

Le Nigérian, auteur de deux buts contre les Timbers, souffre d’un inconfort à l’ischiojambier droit, le même groupe musculaire qui lui avait posé problème en juin.

« Hier [mardi], il a ressenti une douleur presque tout de suite, a confirmé Garde. Ce qui est embêtant, c’est qu’on n’a pas voulu lui faire répéter ses efforts à Atlanta après sa longue pause sur une surface difficile, après un long voyage en avion, pour le préserver, et parfois c’est comme ça. On essaie de bien faire les choses, et finalement on ne les maîtrise pas. J’espère le récupérer le plus vite possible parce qu’on sait qu’il est important. »

La dizaine de blessés et de joueurs partis en sélection nationale a forcé l’Impact à se réinventer dans le dernier mois. Rémi Garde a opté pour une formation à trois défenseurs centraux et à deux milieux défensifs, en 5-4-1 ou 3-4-3, qui s’est avérée fort efficace dans les circonstances.

Malgré le retour de Piette, d'Omar Browne et de Zachary Brault-Guillard, l’entraîneur français ne souhaite pas pour autant ranger au placard les autres manières de se déployer que le traditionnel 4-3-3 montréalais.

« C’est un schéma qui est pragmatique pour moi comme j’ai quatre défenseurs centraux qui sont très bons et très proches les uns des autres. En l’occurrence, il n’y en a plus que trois avec Jukka [Raitala] qui joue en latéral. C’est une manière de mettre les joueurs les plus forts ou utiles dans le moment sur le terrain », a-t-il déclaré sans pour autant se commettre sur son déploiement contre le Minnesota.

Rémi Garde a finalement insisté, à nouveau, sur l’importance d’une défense étanche pour le prochain match de son équipe. Le Minnesota United a inscrit 14 buts à ses 3 derniers matchs.

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