•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'heure de la retraite a sonné pour Luc Brodeur-Jourdain

Luc Brodeur-Jourdain (no 58) a remporté trois Coupes Vanier et deux Coupes Grey en sept saisons pendant la période 2004-2010.

Photo : Alouettes de Montréal / Dominick Gravel

Félix St-Aubin

Luc Brodeur-Jourdain effectuera un ultime tour de piste au stade Percival-Molson avant de ranger ses crampons. Les Alouettes ont annoncé lundi que le vétéran de 36 ans prendra sa retraite jeudi à l'issue de l'ouverture locale à Montréal.

Le centre a confondu les sceptiques pendant sa carrière de 11 saisons dans la Ligue canadienne de football (LCF), où il a élu domicile dans le nid des Moineaux.

Ça fait quand même quatre ans qu'à la fin de la saison c'est LA question. Je ne vis pas dans le déni, je suis conscient de la situation. Je l'accepte. C'est sûr que c'est une étape de ma vie, une page qui se tourne, mais je suis prêt à le faire.

Le joueur de ligne à l'attaque Luc Brodeur-Jourdain

Brodeur-Jourdain et l’entraîneur-chef Khari Jones n’ont pas encore discuté de la manière dont le joueur de ligne offensive sera employé contre les Tiger-Cats de Hamilton. En fait, le pilote des Alouettes a déclaré aux médias qu’il n’avait pas décidé si le no 58 sera inscrit ou non sur la feuille de match. À suivre.

« On se souviendra de Luc comme un guerrier, il a fait partie de plusieurs très bonnes lignes à l'attaque. C’est un joueur intelligent et un rude compétiteur, quelqu’un qui a tout donné et qui aime profondément le football selon ce que j’ai vu durant mes deux années à Montréal », dit Jones.

« Il est comme un quart-arrière, il arrive tôt avant les entraînements et quitte les lieux tard le soir, ajoute le meneur d'hommes. Il effectue toutes les petites choses qui doivent être faites pour être un bon joueur de football. Peu importe qu’il joue ou non, il se prépare pour le match de la même façon. »

Brodeur-Jourdain est conscient que les probabilités d’obtenir une troisième bague de la Coupe Grey à très court terme sont plutôt basses.

« La fenêtre s’est rétrécie à son minimum et je prends une place dans l’équipe, qui est constituée d’un nombre maximum de joueurs. Cela fait en sorte que j’ai un impact sur la masse salariale et sur le poste d’un autre joueur dans l’équipe. »

« C’est évidemment important de jouer au présent, mais de développer le futur, renchérit-il. Donc, tant et aussi longtemps qu’il y a un vieux vétéran de 36 ans qui ne joue pas et qui est dans l’équipe, et bien c’est un jeune de 24 ans qui n’a pas d’expérience et l’occasion d’aller sur le terrain. Je l’accepte entièrement. »

Il est accroupi pendant un exercice.

Luc Brodeur-Jourdain, des Alouettes de Montréal, au camp d'entraînement 2017

Photo : Alouettes de Montréal/Dominick Gravel

Une sélection salutaire

Choisi en queue de peloton au repêchage de 2008, soit au 48e échelon (6e tour), Brodeur-Jourdain n’a pas ménagé les efforts pour rapidement se hisser parmi l’élite de la LCF à sa position. Et il en retire une grande fierté.

Quelques mois après sa sélection, il est retourné à l’Université Laval afin de parfaire sa technique et ses habiletés. Sa cinquième campagne avec le Rouge et Or s’est soldée par un troisième sacre à la Coupe Vanier.

Cette conquête du prestigieux trophée canadien a été suivie par deux autres titres nationaux, mais chez les professionnels, à la Coupe Grey.

Brodeur-Jourdain est l’un des derniers représentants des Alouettes, en compagnie du spécialiste des longues remises Martin Bédard et de l’ailier défensif John Bowman, à avoir pleinement goûté aux triomphes de 2009 et 2010.

« Quand tu joues avec quelqu’un aussi longtemps, ça fait mal un peu. Une décennie, c’est long, et c’est un grand chum, mentionne Kristian Matte, peu de temps après avoir enlacé son partenaire sur la ligne à l’attaque. J’ai beaucoup appris de Luc. On a fondé une belle amitié ensemble. Ce sera un ami pour la vie. »

C’est un gars qui fera n’importe quoi pour n’importe qui, que ce soit quelqu’un qu'il connaît depuis longtemps ou pas du tout. Il a été féroce pendant sa carrière, il voulait toujours être le meilleur joueur possible. C’est un gars qui a travaillé extrêmement fort.

Le joueur de ligne à l'attaque Kristian Matte

Les honneurs collectifs ont précédé les distinctions personnelles. Celui qui a principalement évolué au centre du quintette offensif montréalais a été élu dans l’équipe d’étoiles de la Division est en 2012 et 2014.

Brodeur-Jourdain est d’ailleurs le seul joueur repêché au sixième tour ou plus tard durant la période 1993-2018 qui a vu son nom apparaître dans la formation par excellence du circuit canadien (2012).

Le colosse apprécié de tous s’est montré émotif lorsqu’il a été questionné au sujet des moments qui ont marqué sa glorieuse carrière de footballeur. Le défilé des champions à Montréal et le fait de jouer un match sous le regard de son fils font notamment partie des souvenirs qui le comblent de bonheur.

Luc Brodeur-Jourdain

Luc Brodeur-Jourdain

Photo : Alouettes de Montréal / Dominick Gravel

Temps de jeu à la baisse

L’imposant joueur de 1,88 m (6 pi 2 po) et 147,9 kg (326 lb) n’a pas été utilisé par l’entraîneur-chef lors des deux premiers affrontements de la campagne contre les Eskimos à Edmonton et les Tiger-Cats à Hamilton.

Brodeur-Jourdain avait perdu son poste de partant en 2018. Il a été d’office dans 13 des 18 rencontres la saison dernière et a obtenu 3 départs.

Bien que le métier d’instructeur puisse l’intéresser, cela ne fait pas partie de ses plans à court terme. Des pourparlers ont été entamés avec l’état-major afin de lui faire une place dans l’organisation.

« C’est quand même un horaire qui est totalement différent et ma réalité familiale n’est pas nécessairement adaptée pour une vie d’entraîneur, confie-t-il.

« Je vais voir avec l’équipe ce qu’on peut faire dans le futur, que ce soit un travail de dépisteur ou quelque chose du genre parce que j’ai encore envie d’aider l’organisation et la soutenir pendant plusieurs années encore. »

Les Tiger-Cats seront de passage au stade Percival-Molson jeudi pour la rentrée montréalaise des Alouettes. Ils ont infligé un deuxième revers aux Moineaux vendredi au Tim Hortons Field.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Football

Sports