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Taylor Ruck sereine à l'aube de ses premiers mondiaux

Elles sourient à l'extérieur de la piscine aux essais nationaux à Toronto en avril 2019.

Penny Oleksiak et Taylor Ruck

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Justine Roberge

La Canadienne Taylor Ruck s’apprête à vivre ses premiers Championnats du monde de la FINA, à Gwangju, en Corée du Sud. Et c'est dans le plaisir avant tout qu'elle compte le faire.

Aux côtés de Penny Oleksiak, Kylie Masse et Sydney Pickrem, Ruck fait partie d’une équipe féminine très solide, qui figure parmi les favorites de la compétition.

« Je suis très fébrile pour les mondiaux. Cette équipe est vraiment forte, avoue Ruck. Je connais pratiquement tout le monde dans l’équipe, et je suis prête à m’amuser. »

S’amuser, c’est bien ce que l’athlète de 19 ans prévoit faire, et elle l’affirme avec le sourire, d'un air détendu.

Je vais me rendre aux mondiaux sans attentes. Je veux seulement avoir du plaisir. Oui, c’est sûr que je veux améliorer mes temps, mais je ne me limite pas à ça.

La nageuse Taylor Ruck
Elle regarde l'écran pour connaître son temps.

Taylor Ruck aux Jeux du Commonwealth, à Gold Coast, en Australie

Photo : Getty Images / Quinn Rooney

L'importance des études

Celle qui étudie à l’Université de Stanford depuis l’automne 2018 estime que la décision qu’elle a prise de poursuivre son éducation l’a aidée à se mettre moins de pression sur les épaules, en plus de lui assurer un avenir.

« Je me suis fait beaucoup d’amis à Stanford. Je vis les plus belles années de ma vie. L’année dernière, quand je ne faisais que me concentrer sur la natation, j’étais très stressée. C’est bien de trouver un équilibre entre l’école et le sport. Étudier, ça m’enlève de la pression et ça me permet d’avoir une vie en dehors de la natation. »

Née en Colombie-Britannique, Ruck a grandi à Scottsdale, en Arizona, où elle a déménagé quand elle n'avait que 1 an. Elle a représenté le Scottsdale Aquatic Club pendant plusieurs années, mais a toujours nagé pour le Canada dans les compétitions internationales.

En 2017, elle a quitté l’Arizona pour s’entraîner à Toronto avec Ben Titley, l'entraîneur-chef de l’équipe canadienne de natation.

C’est d’ailleurs avec l’aide de Titley que Ruck a remporté le bronze deux fois plutôt qu'une avec ses coéquipières aux relais 4 x 100 m style libre et 4 x 200 m style libre lors des Jeux olympiques de Rio en 2016.

« Il est l'un des meilleurs entraîneurs que j’ai eus, mais aussi l'un des plus sévères, explique-t-elle. Il me pousse à me surpasser à chaque entraînement. Il me comprend bien et s’assure toujours que j’aie ce dont j’ai besoin. Je le respecte beaucoup. »

Elles crient et se tapent dans les mains.

Taylor Ruck, Brittany McLean et Katerine Savard encouragent Penny Oleksiak dans les derniers mètres du 4 x 200 m libre à Rio.

Photo : Getty Images / Ian MacNicol

Aux Jeux du Commonwealth en 2018, Ruck est entrée dans l’histoire en égalant le record de neuf médailles remportées en natation durant une seule et même édition.

Plus tard dans l'année, elle est devenue la première Canadienne à gagner cinq médailles aux Championnats panpacifiques. Elle était parvenue à inscrire un temps record de 1 min 54 s 44/100 au 200 m style libre pour battre l'Américaine Katie Ledecky, championne olympique en titre.

Un possible retour à Toronto

La nageuse originaire de Kelowna songe à revenir à Toronto à l’automne, dans le but de s’entraîner avec ses coéquipières pour le relais en vue des Jeux de Tokyo en 2020.

« Je pourrais m’entraîner avec Penny, Kylie et Rebecca [Smith)], affirme-t-elle. Ça créerait une belle dynamique de groupe. On s’entraide beaucoup entre nous. »

Chose certaine, elle aura l’occasion de s’amuser et de passer du temps avec elles pendant les mondiaux.

« Quand je me retrouve avec une de mes coéquipières dans ma vague, ça rend les choses plus intéressantes, parce qu’on se connaît bien. Ce sera vraiment plaisant d’être avec elles dans les relais. »

« On sait ce qu’on doit faire et on sait où on se situe dans le monde à l’heure actuelle. C’est une motivation pour nous d’aller à la piscine tous les jours et de continuer à nous entraîner. »

(Avec les informations d'Olivier Pellerin)

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